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Une étude démontre qu’avoir des enfants rend de droite

Avoir des enfants aurait une influence sur nos opinions politiques et ferait clairement pencher vers la droite, selon ces études menées par l’Université de Pennsylvanie.

Avoir ou ne pas avoir d’enfants : le débat fait souvent rage par ici. Et aujourd’hui les conséquences du dérèglement climatique ne manquent pas de peser dans la balance quand il s’agit de prendre la décision de fonder ou non une famille.

Et si une raison de plus s’ajoutait à la liste ? Un ensemble de quatre études menées par des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie a montré qu’avoir des enfants fait clairement pencher le curseur politique du côté conservateur de la force. En gros, devenir parent entraînerait un attachement à des valeurs plus traditionnelles concernant par exemple la famille, l’éducation, la sexualité ou encore la religion, tout en rendant davantage réfractaire à des progrès sociaux.

En gros : faire des enfants, ça rend de droite. Avouez que vous ne l’aviez pas vu venir.

Et si la parentalité nous rendait plus réceptives aux idées conservatrices ?

C’est The Guardian qui met en lumière ces travaux de recherche : « Il y a cette idée que plus on vieillit, plus on devient conservateur en raison de l’expérience de s’être frotté à la dureté de la réalité. Mais ce n’est pas le cas. Si on regarde les personnes qui ne sont pas parents, on ne voit pas une différence d’âge » a observé Nicholas Kerry, l’un de ses auteurs.

Comment expliquer cette différence entre les personnes sans enfants et les parents ? « Puisque les valeurs sociales conservatrices privilégient ostensiblement la sécurité, la stabilité et les valeurs familiales, nous faisons l’hypothèse qu’être davantage investi dans le soin parental pourrait rendre les politiques conservatrices plus attractives. » suggère l’équipe de chercheurs ayant travaillé sur l’étude.

On ne devient donc pas un vieux con ou une vieille conne juste avec le poids des années qui s’accumulent sur nos frêles épaules. Pour aboutir à cette conclusion, plusieurs études ont été menées dans différents pays afin de comprendre l’attachement à la parentalité, au soin, et aux enfants et voir le lien de corrélation avec des idées conservatrices, d’un point de vue sexuel et reproductif, social, ou encore économique.

Évidemment ces études ont leurs limites, elles sont aussi le reflet d’un faisceau de valeurs sociales qui peuvent être différentes d’un pays à l’autre. The Guardian souligne que dans des pays comme l’Inde ou le Pakistan, par exemple, la parentalité n’est pas liée à une augmentation des comportements conservateurs. Les études montrent aussi que le facteur de désirabilité sociale peut aussi être pris en compte dans les résultats, à savoir le fait pour la personne interrogée de vouloir se montrer sous un jour positif.

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Nathan Dumlao via Unsplash

Vers un monde plus libéral ?

Alors que la question de faire des enfants ou non se fait de plus en plus présente dans les sociétés occidentales, l’équipe qui a produit cette étude suggère que les conséquences pourraient être aussi très politiques, et changer en profondeur les mœurs et les comportements :

« Étant donné que la natalité est en déclin dans la majeure partie du monde – mais est en augmentation considérable dans certaines régions – les résultats trouvés pourraient avoir de profondes implications pour le paysage politique du futur.

Spécifiquement, nos résultats suggéreraient que l’augmentation du fait de ne pas avoir d’enfant pourrait potentiellement contribuer à un processus de libéralisation des questions sociales. En conséquence, intégrer ces découvertes à des modèles existants de comportements politiques pourrait contribuer à des modèles plus précis d’évolution de l’idéologie au niveau de la population. »

À lire aussi : 5 raisons de ne pas avoir d’enfants, de la part de quelqu’un qui en a fait (2 fois)

Crédit photo : Paul Hanaoka via Unsplash

Les Commentaires
51

Avatar de Mema
21 septembre 2022 à 14h43
Mema
Je suis pas spécialement étonnée. Et notamment parce que depuis un an, je fais face à une lutte intérieure sur le sujet de l'école.
J'ai des convictions profondémment de gauche et égalitaire, et mon conjoint aussi. Et nous avons placé notre enfant dans une école de quartier sans faire le tour de toutes les écoles possibles pour choisir la """"meilleure"""" (en Belgique, on peut choisir son école pour peu que celle-ci ait assez de place pour vous accueillir. Sinon y a des tirages au sort je crois).
Et je ressens régulièrement une vraie tension par rapport à ça. Mes convictions sont celles d'une école égalitaire, mais je ressens une vraie culpabilité de ne pas offrir """""le meilleur"""" à mon fils (définissez "meilleur".
Je ressens vraiment ce besoin d'être une bonne mère comme allant en contradiction avec mes valeurs de gauche. Et ce alors même que mes parents ne m'ont pas du tout mise dans une ""bonne"" école.
Il parait que cette tension se marque encore plus à l'entrée au collège/secondaire. Je me souviens d'une collègue qui moquait tous ces Bruxellois aisés qui se croyaient très progressistes en mettant leurs enfants à l'école de quartier et vantaient la diversité mais qui dès l'entrée au secondaire les mettaient vite dans les écoles les plus élitistes et compétitives.
Franchement, je peux pas jurer que je ferai pas pareil dans une petite dizaine d'années.
Bref tout ça pour dire que c'est difficile d'échapper à l'envie d'assurer l'avenir de son enfant et de ne pas se laisser happer par l'idée qu'il est en compétition avec les autres. Et donc d'entrer dans cette logique individualiste plutôt que collective
Peut-être que c'est parce que ce n'est pas une idée mais la réalité. Notre monde obéit à la loi du marché, est hyper compétitif et à moins d'être déjà privilégié par ses finances et ses contacts il ne reste que les études....
0
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