Pourquoi j’ai eu envie de m’équiper en sextoys et accessoires BDSM

Faut-il du matos pour faire du BDSM ? Pas forcément, mais cette madmoiZelle a eu envie d'investir dans quelques sextoys et accessoires... sans aucun regret !

Pourquoi j’ai eu envie de m’équiper en sextoys et accessoires BDSM

En partenariat avec Love and Vibes (notre Manifeste)

Comme tu le sais si tu as lu les précédents épisodes de la série du cul de l’été, je suis inscrite sur quelques applis de rencontre dans l’espoir de finir attachée et joyeusement torturée par de nouveaux partenaires sexuels.

Parler BDSM dans son profil sur les applis

En affichant clairement mes préférences sexuelles sur mes profils de dating, j’ai pris l’habitude d’en parler, voire de sexter au bout de 3 minutes de conversation.

Parfois c’est exactement ce que je cherchais, et parfois c’est chiant parce que j’avais juste envie de parler de la pluie, du beau temps, et de creuser le détail qui m’a intriguée dans le profil de l’autre.

Recevoir un « Alors comme ça t’aimes le BDSM ? Jusqu’où tu serais prête à aller avec moi ? » pendant que j’attends la cuisson de mes pâtes, ça peut m’émoustiller ou me soûler.

Souvent, ce sont des noobs du BDSM comme moi, mais le sujet les intéresse beaucoup. Ensemble, on fantasme sur beaucoup d’idées, de situations et de scénarios, dans ce contexte qui permet d’avoir du pouvoir sur l’autre.

Le fantasme BDSM se heurte à la réalité

Sauf que voilà… j’ai le fantasme très pragmatique. Reconstitution.

— Je te ramènerai chez moi après t’avoir bien chauffée dans la rue. Le trajet sera une torture pour toi. T’auras à peine le temps de passer ma porte que tu seras déjà attachée dans mon salon.
— Rhoo mais oui trop ! Avec quoi ? Au canapé ?
— Je t’avoue que j’y ai pas trop réfléchi..
— T’as des barreaux à ton lit sinon ? Des ceintures ? Des foulards ? Les pieds de la table ça peut peut-être le faire aussi ?

Souvent, je me trouve chiante sur le sujet.

Comme si pour fantasmer correctement, il me fallait les plans exacts de l’appart du gars avec qui je vais peut-être aller boire un verre un jour qui se finirait chez lui si on s’entend bien et si on se plaît en partant éventuellement sur du BDSM…

Oui, c’est long. Mais quelques fois, c’est pratique.

Quand on parle de sexe oral par exemple, je mentionne l’action de choper une capote avant d’entrer en interaction avec le pénis du monsieur. Et ça peut le refroidir.

Ça casse l’ambiance, certes, mais au moins j’ai gagné du temps en apprenant directement quel était son rapport aux préservatifs !

Quand le BDSM demande de l’équipement

Souvent, mon interlocuteur et moi, on se retrouve confrontés à la dure réalité : on n’est pas équipés.

Pour certains types de domination, il ne suffit que de mots, alors c’est pas gênant… Mais pour d’autres, on développe des fantasmes de soumission qui demandent du matériel.

Du simple gag dans la bouche à l’immobilisation totale de mon corps en passant par les sextoys télécommandés, le champ des possibles est quasi-infini !

Ces sextoys qui me font fantasmer

Dans la domination/soumission comme dans tout rapport sexuel, le consentement est indispensable. Et l’exprimer très explicitement peut aussi être une source d’excitation.

Bien sûr, il faut le rappeler, on peut toujours reprendre le consentement qu’on a donné, en BDSM comme dans le reste des rapports ! Mais j’aime être franche sur ce que j’offre.

Pour moi, l’idée d’arriver en terrasse et de directement donner la télécommande d’un sextoy (que j’ai déjà sur moi en moi) à mon partenaire apporte une symbolique hyper forte. C’est comme si je disais :

« Tiens, ça c’est mon consentement, il est là, je te le mets dans la main, cadeau. J’ai mis des piles neuves et même une jolie culotte. À toi de jouer maintenant. »

Le jeu de domination/soumission mêlé à un certain côté exhibitionniste rend ce fantasme très populaire. Il inspire également d’excellentes blagues !

Utiliser l’équipement BDSM d’une autre personne

Arriver chez un dom tout équipé peut aussi être source de conflits internes.

Pour ce qui est des attaches, je me fiche de savoir comment ou avec qui elles ont pu être utilisées auparavant. C’est comme se demander qui s’est déjà retrouvée à quatre pattes sur le canapé avant moi : ça ne m’intéresse pas.

Pour ce qui est des sextoys, il faut que je sois sûre du soin apporté à l’hygiène. Le son d’une capote qui claque sur un gode juste avant qu’il ne se mette à vibrer est devenu apaisant pour mes oreilles.

Comme les bruit des vagues à la plage, finalement…

Cependant, il m’est déjà arrivé de décrocher en me demandant :

« Est-ce qu’il l’a lavé, ce gag que je porte depuis 15 minutes, depuis la dernière personne qui l’a mordu ? Est-ce que j’ai les restes de salive d’une autre meuf dans la bouche ? Merde.

Je me demande si elle est sympa. C’est quoi sa couleur de cheveux, tiens ? »

Au moins, si j’ai mon propre bâillon, pas de doute, ni de tirade interne. Je serai la seule à baver sur mon bout de plastique !

S’équiper en BDSM, pour plus d’égalité

Je suis soumise au lit, mais pas dans la vie. Ça m’énerve quand on veut tout me payer, quand il est hors de question d’aller chez moi parce que « c’est trop loin », comme si la distance était plus courte dans l’autre sens.

J’ai un besoin d’égalité presque maladif, que j’apprends petit à petit à calmer.

Devoir dépendre de quelqu’un pour avoir toutes les attaches et les fouets, ne jamais pouvoir recevoir chez moi… Ça ne m’intéresse pas.

La soumission implique une forme de passivité, et arriver avec mes jouets dans mon sac, ça a aussi un côté rassurant pour moi. Soumise et autonome, c’est déjà plus sympa !

Faire son shopping BDSM sur Internet

J’ai donc commencé à entrer dans les sexshops que je croisais sur mon chemin pour voir ce qu’il s’y trouvait. Un peu comme aller dans une boutique de fringue pour chercher des inspirations de looks.

Sauf que souvent, je tombe sur des tenues d’infirmière cochonne, des poupées gonflables, des fists en plastique et autre menottes en moumoute rose zébrée qui m’intéressent assez peu finalement.

Je préfère donc les e-shops (comme Love&vibes), où tout est bien rangé et facile à visualiser.

J’espère me constituer un « nécessaire à bondage » d’ici un an : de quoi jouer à distance, de quoi me faire attacher, de quoi me faire mal.

Pour ce qui est de me faire du bien, j’ai déjà mes sextoys « normaux » acquis avant que je ne me mette au BDSM !

Je préfère ne pas encore m’engager dans les cordes, car elles demandent un temps d’apprentissage pour pouvoir être utilisées en toute sécurité. Des pros t’expliquent tout ici :

Certaines attaches, plus simples, se règlent comme des ceintures ; il existe aussi le bondage tape dont Josée l’Obsédée t’avait déjà parlé sur madmoiZelle.

BDSM, safeword et sécurité

En parlant de ça : vous avez été quelques-unes à poser des questions autour de la sécurité sous mon premier article, notamment sur le risque qu’on prend quand on se fait attacher par un inconnu.

Merci notamment à @Pelleas sur le forum qui a très bien répondu !

Dans le BDSM, il est important de définir un safeword, un mot qui veut vraiment dire « stop ». Il est souvent utilisé par la personne soumise mais celle qui domine peut elle aussi avoir besoin d’une pause !

Tu peux choisir un terme random comme « COURGETTE » ou tout simplement un système tricolore : « jaune ,» ça va mais doucement, « orange » ralentis / moins fort / attends, « rouge » on arrête tout.

Avec un gag dans la bouche, c’est compliqué de parler, il est donc nécessaire de choisir un geste qui aura le même rôle : un safegesture.

Par exemple : serrer X fois la main de l’autre, taper X fois sur l’oreiller, secouer la tête d’une certaine façon… à choisir selon les possibles entraves qui limitent tes mouvements.

Personnellement, les safeword et safegestures, je les ai toujours définis… et jamais utilisés.

Parce que mes partenaires se sont toujours arrêtés avant que je ne ressente le besoin de mettre un stop, et parce que je n’ai jamais pratiqué de soumission où « stop » ne voulait pas vraiment dire « stop » !

J’adore les accessoires BDSM !

Recevoir des accessoires et sextoys axés BDSM, ça m’a fait ressentir une forme d’enthousiasme semblable à celle de recevoir un nouveau jouet à Noël !

J’imagine tout plein de scénarios dans lesquels ils pourraient être utilisés, je me rappelle de ce que je n’avais pas pu faire parce qu’il me manquait tel objet, j’ai trop hâte de les déballer…

En plus, je constate un enthousiasme équivalent voire supérieur chez la personne qui va les utiliser avec moi, et ça me fait encore plus plaisir.

Vivement mon donjon BDSM

Je ne sais pas combien de temps je vais encore aimer le BDSM, dans combien de temps je serai tentée de passer côté domination.

Mais pour l’instant, j’y vois un idéal de partage et de libertés qui me plaît, et j’ai l’impression que ça va rester longtemps avec moi car c’est en accord avec mes valeurs de vie.

Si ça ne me lasse jamais, je me vois bien devenir de plus en plus équipée !

Cette phrase me fait rire, mais elle reste vraie : j’espère que dans 15 ans, j’aurai un donjon.

Une salle de jeux olé olé avec une foultitude de matos pour créer tous les scénarios qu’on veut, en y faisant le bruit qu’on veut, avec des prises pour charger les sextoys, un plaid et des coussins pour après le rapport, et un éclairage sympa.

Il va être cool, mon donjon ! Mais d’ici là, j’achèterai des petites attaches par-ci, des pinces par-là, et ma boîte à jouets restera sagement cachée en-dessous de mon lit…

La série cul de l'été sur madmoiZelleC’est la fin de cette série cul de l’été, j’espère que ça t’a plu, et je remercie cette madmoiZelle de s’être autant livrée !

N’hésite pas à lui envoyer du love ou des questions dans les commentaires : c’est courageux de se mettre autant à poil… au sens propre comme au figuré ♥

Sélection shopping autour du BDSM

J’ai été piocher sur le sex shop Love & Vibes, le partenaire de cette série, quelques merveilles que j’aimerais m’offrir et qui pourraient bien t’intéresser !

Une madmoiZelle

Une madmoiZelle


Tous ses articles

Commentaires

Mymy

Vu qu'on approche doucement de la fin de l'été, est ce le dernier article de cette série ? J'espère que non, j'adore lire des trucs traitant du BDSM :fouet:
Eh oui c'est la fin de cette série estivale ! Mais on continuera à parler ponctuellement de BDSM sur madmoiZelle, y a pas de raison !
 

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Désactive ton bloqueur de pub ou soutiens-nous financièrement!