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Qatar 2022 : pour la première fois, 6 femmes vont arbitrer la coupe du monde

Elles s’appellent Salima Mukansanga, Stéphanie Frappart et Yoshimi Yamashita, et elles font partie des arbitres du prochain mondial au Qatar. Une première historique dans ce sport encore majoritairement masculin.

C’est peut-être le seul point positif de cette Coupe du monde au Qatar. Pour la première fois, des femmes font partie des arbitres du Mondial masculin. Elles sont six, issues de six nationalités différentes : la Rwandaise Salima Mukansanga, la Française Stéphanie Frappart, la Japonaise Yoshimi Yamashita, et les arbitres assistantes Neuza Back du Brésil, Karen Diaz Medina du Mexique et Kathryn Nesbitt des États-Unis. Une première historique, que l’on n’imaginait pas survenir au Qatar. 

Six femmes arbitres du Mondial au Qatar

« C’est un honneur et un privilège car cela ne s’est jamais produit auparavant », a déclaré Salima Mukansanga à BBC Sport Africa, ce vendredi 18 novembre. La Coupe du monde de football, qui commence ce dimanche 20 novembre, marque la 92e édition de cette compétition internationale. En l’espace de presque un siècle, aucune femme n’avait été, jusqu’à présent, sélectionnée pour arbitrer. Pour Salima Mukansanga, cette sélection représente aussi une grande responsabilité. « Cela signifie que tu vas être la première et que tu vas ouvrir la porte pour d’autres femmes, spécialement en Afrique, a-t-elle déclaré au sujet de sa nomination pour le mondial. Tu portes beaucoup de choses sur tes épaules, et tu dois les porter correctement pour que les autres voient que la porte est ouverte et qu’elles peuvent la franchir ». 

À lire aussi : Coupe du monde au Qatar : Emmanuel Macron croit que le sport n’est pas politique (et il a tout faux)

Féminisme washing ou réelle avancée ?

Certaines des six arbitres ont déjà de l’expérience en matière de mondial, mais féminin. En 2019, Stéphanie Frappart a dirigé l’arbitrage de la Coupe du monde féminine et Salima Mukansanga faisait aussi partie des arbitres sur l’événement. La présence de ces pionnières au Mondial est incontestablement une bonne nouvelle, mais il convient de la relativiser. Difficile de ne pas crier au féminisme washing, quand on connaît l’état des droits des femmes au Qatar. Comme le rappelle Amnesty Internationale, « les femmes et les personnes LGBTI (sont) toujours victimes de discrimination, dans la législation et dans la pratique ». Notons également que le nombre de femmes arbitres est dérisoire, quand on constate qu’elles ne seront que 6 femmes sur un total de 129 arbitres, assistants compris. À ce sujet, l’arbitre rwandaise Salima Mukansanga compte sur la solidarité de ses homologues. « Si une femme soutient une autre femme, bien sûr que cela porte ses fruits, a-t-elle déclaré. Nous allons travailler ensemble pour le succès des femmes ». Coup de sifflet le 20 novembre.

À lire aussi : Qatar 2022 : les compagnes de l’équipe anglaise séjourneront sur un paquebot de luxe… mais seules

Visuel de Une : Unsplash / CFPhotosin Photography


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Les Commentaires

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Avatar de OmbelineM
18 novembre 2022 à 19h11
OmbelineM
Je suis sportive moi même et c'est vrai que d'un côté je suis contente de voir que le sport féminin prenne de plus en plus d'ampleur - même si la route est encore trèeeeeeeeeees longue avant de rejoindre l'influence du sport masculin.
Mais d'un autre j'aurais tellement voulu que toutes nos disciplines évoluent à l'exacte opposé de ce qu'est le sport pro actuels.
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Voir les 3 commentaires

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