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Société

Les sages-femmes, mobilisées même pendant les fêtes pour exiger des conditions de travail décentes

Entre le 24 et le 31 décembre 2021, les sages-femmes continuent de se mobiliser pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail et le manque de mesures pour assurer l’attractivité de la profession.

Fin novembre 2021, le gouvernement annonçait plusieurs mesures dont une revalorisation salariale et un allongement de la durée d’études.

De quoi apaiser la grogne des sages-femmes, qui protestent depuis de longs mois et demandent des mesures concrètes pour améliorer leurs conditions de travail ?

Plusieurs organisations syndicales avaient signifié que le compte n’y était pas, et poursuivent vaille que vaille la mobilisation, même en cette période de fêtes de fin d’année.

Soutenue par la CGT et la CFCT, l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes a appelé à une semaine noire (en référence au « code noir » désignant des situations d’urgence dans l’exercice de leur travail), du 24 au 31 décembre 2021 :

Pour l’ONSSF, la revalorisation des salaires annoncée en novembre « ne rattrape pas le retard pris par la profession et est inégalitaire en écartant les sages-femmes territoriaux.ales et les enseignant.e.s »

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Affiche de l’ONSSF

Des sages-femmes au bout du rouleau

Quand elle raconte sa dernière nuit de garde à RT France, Céline Riquet, sage-femme et déléguée CFCT, a la voix qui tremble de fatigue, de lassitude et de colère.

Elle évoque le train d’enfer des consultations et des accouchements qui s’enchaînent :

https://twitter.com/RTenfrancais/status/1474732315876245507?s=20

« On ne s’est pas posé une seconde, même pas le temps de prendre un café, d’aller aux toilettes. À 8h, quand la relève est arrivée quand on a pu passer le relais, on a mangé notre repas de la nuit, parce qu’on n’en pouvait plus et il nous fallait reprendre des forces avant de pouvoir rentrer chez nous. »

Des conditions qui mettent en danger les patientes et qui sont accentuées par la crise sanitaire, rappelle l’ONSSF :

« L’actualité nous confirme jour après jour le manque de sages-femmes dans nos maternités provoquant ainsi des fermetures provisoires ou définitives. Quelle sécurité pourrons-nous garantir pour les naissances de demain et la prise en charge de la santé des femmes ? En cette période de crise sanitaire, les difficultés sont encore plus prégnantes. Non, le covid ne s’arrête pas aux portes des maternités ! »

À lire aussi : 5 bonnes et moins bonnes surprises de l’accouchement à connaître avant de « POUSSEZ MADAME ! »

Crédit photo : Maëlle Le Corre


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