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Pop culture

La normalité est-elle un cadeau ? « Je suis normal » donne à réfléchir

26 déc 2017
Être normal·e, vous en aviez rêvé ? C’est en tous cas le cadeau que la famille de P. a décidé de lui offrir. Mais ce choix est-il aussi évident qu’il en a l’air ? Une piste avec ce court-métrage en lice pour le Nikon Film Festival 2018.

Cet article a été rédigé dans le cadre d’un partenariat avec le Nikon Film Festival.
Conformément à notre Manifeste, on y a écrit ce qu’on voulait.

 

« Je voulais tout d’abord vous féliciter pour votre choix ; j’imagine aisément la souffrance qu’engendre cette situation »

C’est sur ces mots accrocheurs que commence le court-métrage réalisé par Paolo Cedolin Petrini, en lice pour le Nikon Film Festival 2018.

Je suis normal, entre angoisse et incompréhension

C’est dans un décor blanc immaculé que s’ouvre cette fiction, et dès les premières secondes, la forte ressemblance avec le style trop propre de Black Mirror m’a frappée.

J’ai ressenti la même sensation d’anxiété, de « je ne sais pas ce qu’il se passe mais ça ne m’a pas l’air bon » qu’en regardant une dystopie bien flippante.

Mais j’ai rapidement compris de quoi il s’agissait : le protagoniste, P., a reçu pour cadeau la normalité, et ce présent semble particulièrement alléchant.

« Plus de jugements, plus de souffrance, vous pourrez marcher dans la rue la tête haute ».

L’anormalité, je connais, et les souffrances qui peuvent y être liées aussi. Alors quel aurait été mon choix face à cette proposition matrixienne ?

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Clique sur l’image pour accéder à la vidéo !

Être normal·e, la clé du bonheur ?

Il est clair que la décision ne m’a pas semblé évidente au premier abord. Être normal·e, je crois qu’on y aspire tous et toutes un jour ou l’autre. Pourtant, cette vidéo permet d’aller chercher plus loin :  qu’est-ce que la normalité ? Doit-on se changer pour le regard des autres ? Est-ce qu’être conforme rend heureux ?

À lire aussi : Le jour où j’ai appris à tracer ma propre voie #62jours

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L’effet est ici renforcé par le thème traité : l’homosexualité. Et qui peut juger de la normalité ou de l’anormalité de la sexualité d’autrui ?

Ou bien même de la normalité ou non d’une personne ? Spoiler : pas moi, et à mon avis, pas grand monde. Je pense qu’au contraire, c’est l’ensemble de nos différences qui font l’unicité de chacun, et chacune d’entre nous. C’est grâce à celles-ci que nous pouvons nous enrichir et nous apporter les un·es aux autres.

Si tu veux aller soutenir Je suis normal, c’est par ici !

Tu participes au Nikon Film Festival 2018 ? Envoie-nous ton court-métrage à jaifaitca[at]madmoizelle.com avec pour objet « Nikon Film Festival 2018 » !

À lire aussi : Ces questions qu’on n’ose pas trop poser aux hétéros


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Les Commentaires
2

Avatar de AprilMayJune
26 décembre 2017 à 17h55
AprilMayJune
Dans l'espèce humaine, la normalité est surtout correspondance à une norme, une identité "normale" étant quand même une identité bien spécifique: on peut se dire qu'on est hétéro -et cis, et blanc, et neurotypique, et qu'on aime ce qu'aiment la majorité des français, etc- on reste quand même une personne précise, avec une identité précise et des goûts précis.
Du coup, la normalité serait donc un "cadeau" dans le sens où elle serait alors l'absence de jugement voire de persécution par rapport à cette identité et ces goûts. Elle ne l'est pas quand il s'agit de changer la personne pour se débarrasser des éléments qui en elle l'exposent à être jugée voire persécutée.
(Par extension, je pense aussi qu'il ne faut pas se dire qu'être normal, c'est mal - c'est aussi être quelqu'un de précis, et ça s'accompagne d'avantages qui n'ont rien à voir avec la personne et plutôt à voir avec ce que souhaite imposer la société aux gens.)
(Bref voilà, je ne sais plus trop où je voulais en venir. Soyez content-es d'être vous-même et soyez vigilant-es contre l'injustice. Joyeuse fin de décembre )
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