« J’ai envie de mettre mes sextoys dans les remerciements de ma thèse ! »


En couple depuis quelques années, cette lectrice nous a confié avoir connu une baisse assez longue de sa libido... Jusqu'à ce qu'elle fasse l'acquisition de ses premiers sextoys !

« J’ai envie de mettre mes sextoys dans les remerciements de ma thèse ! »Malvestida magazine / Unsplash

Je suis en couple avec le même garçon depuis huit ans. Si nos premières années ont été plus actives que la vie sexuelle de tous les lapins des Flandres, depuis cinq ou six ans, c’est le calme plat. Récemment, j’ai même ressenti une absence totale de désir sexuel.

Je n’ai jamais eu d’orgasme avec mon copain

Je crois que j’avais intériorisé le fait que ce ne soit pas si important que ça, que moi aussi je prenne mon pied. Si mon copain jouit à chaque fois, je n’ai jamais réussi — littéralement jamais — à avoir un orgasme lors de nos rapports sexuels. C’était gravé dans ma tête comme une fatalité : une fille, c’est plus dur à faire jouir, donc je n’ai pas à me plaindre.

En bonne lectrice de Madmoizelle, j’étais très au courant de l’existence des sextoys. Mais j’avais beau avoir lu plusieurs articles à ce sujet, je m’étais toujours dit que ce n’était pas pour moi. Oui, d’accord, les témoignages étaient tous super enthousiastes, mais bon, j’étais prude et embarrassée à l’idée qu’un objet puisse toucher mon intimité au lieu des mains (pas toujours) chaudes de mon copain.

Et puis cet été, j’ai eu des sentiments pour un ami proche, et j’ai senti les papillons du désir revenir. Quelle surprise ! Après la culpabilité et de longues discussions sur le sujet avec mon copain, nous avons décidé d’agir pour de bon. Soit on renouait avec ma sexualité, soit c’était fini entre nous.

Notre première visite dans un sex-shop

Qu’à cela ne tienne : nous avons cherché le sex-shop le plus  « décent » possible, en évitant les vieux magasins à néons avec des cinémas dans lesquels des types se branlent joyeusement.

Nous sommes donc rentrés dans un Passage du Désir, à la recherche de quelques jouets. Sueurs froides de mon côté face à toutes ces paillettes et autres bites en silicone fièrement dressées… La vendeuse nous approche, nous demande ce qu’on cherche, je réussis vaguement à bafouiller que je n’y connais rien.

Elle nous présente un petit papillon rose bonbon à enfiler au doigt, censé vibrer sur la vulve. Mouais…. Pas convaincue. Nous sommes sortis du magasin sceptiques, sans rien acheter, et je crois que j’ai même rêvé qu’un gros dildo violet me poursuivait cette nuit-là !

Pourtant, nous n’avons pas abandonné. Après tout, notre couple était en jeu ! Après des heures de recherche sur Internet, je me figure qu’un galet vibrant au doux nom de « Théa » est ce qu’il me faut : pas d’imitation sexuelle dans sa forme, il semble élégant, et apparemment puissant. Assez cher (80€), mais c’était la dernière chance et ça, ça n’avait pas de prix…

Mon premier orgasme avec un sextoy

Retour en magasin, la vendeuse nous emballe l’objet du désir, et je le zieute pendant tout le trajet du retour. À ma grande surprise, je brûlais d’envie d’essayer. Je me l’imaginais un peu comme un galet magique, que j’avais simplement à appliquer contre mon clitoris pour vivre une jouissance immédiate. Naïve, je me fais donc couler un bain, vire mon copain pour être plus à l’aise, et applique le galet à l’endroit désigné.

Alors, non, je n’ai pas joui immédiatement. Je ne me suis pas cambrée en hurlant de plaisir (heureusement, puisque sa mère était dans la pièce d’à côté). Mais…. C’était quand même vachement agréable !

Après un temps d’exploration ( avec la musique à fond, on n’entend même pas les vibrations), je finis par sortir de mon bain. Quand je remonte dans ma chambre, je m’enfouis sous les draps et, curieuse, je presse encore le bouton pour retrouver ces vibrations exquises. Je trouve un point, non LE point, et me contente de presser le galet de façon régulière. La sensation de « bien-être » grandit soudainement pour devenir si intense que je sens mon sexe tressauter. Ah, j’ai joui on dirait ? Inutile de vous dire que j’ai passé la soirée avec un grand sourire collé au visage, le corps ronronnant.

Le retour de ma libido

Quand j’ai invité mon copain à participer, les choses ont été un peu plus compliquées que dans les pubs pour sextoys. Le galet glissait, l’excitation n’était pas aussi régulière… mais ma hâte de l’utiliser me rendait très impatiente de multiplier nos sessions de sexe !

Naturellement, ma libido est remontée, et mon couple en bénéficie de façon extraordinaire. Je prends tout de même des moments pour me faire jouir seule, parce que c’est tout de même pas pareil. Pas meilleur, mais plus direct.

Mais ce n’est pas tout ! Je suis une perfectionniste et vu la diversité de l’offre, j’ai compris qu’il y avait de quoi s’amuser. Après une longue étude de marché, j’ai décidé d’investir dans un superbe We-vibe Melt, pour la non-modique somme de 149e.

Ce jouet reproduit le contact d’une langue, et dont j’espérais qu’il imiterait bien mon copain, qui malgré tous ses efforts n’arrive pas à me faire jouir. J’ai attendu son arrivée plus excitée qu’à Noël, et l’ai essayé immédiatement. Résultat : j’ai joui en moins de dix minutes !

Mes sextoys seront-ils dans les remerciements de ma thèse ?

Depuis, je l’utilise tous les jours. Dès que je me sens triste, insatisfaite, en colère contre le monde, fatiguée… À chaque fois, je sens mon humeur s’améliorer et j’en suis largement reconnaissante ! Certes, mes sextoys n’ont pas résolu tous mes problèmes de couple, mais notre vie sexuelle est définitivement meilleure.

Quant à moi, j’ai plus souvent des pensées sexuelles, je suis plus portée sur l’exploration, et je me sens bien moins timide. Et surtout, je me sens beaucoup mieux ! J’ai presque envie d’intégrer mes sextoys dans les remerciements de ma thèse… D’ailleurs, j’en ai demandé un nouveau pour mon anniversaire.

Il y a tant de discussions vaines sur le plaisir féminin et autour de cette vision inaccessible de la jouissance féminine. Si on distribuait des sextoys à toutes les femmes dès leur puberté, le monde s’en porterait mieux !

À lire aussi : Comment j’ai intégré les sextoys dans ma vie de couple

Aïda Djoupa

Aïda Djoupa


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Commentaires

Aichathegypsy

J'aimerais bien connaître le sujet de la thèse :rire:.
Par contre, mes félicitations à la Madz par ce que la libido, en général, baisse pendant la rédaction du mémoire ou de la thèse.
 
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