La génération Z a-t-elle un rapport sain avec les réseaux sociaux ?

Entre hyperconnexion et usage raisonné, une enquête donne la parole aux 16-25 ans sur leur rapport aux réseaux sociaux. Des résultats loins des discours alarmistes !

La génération Z a-t-elle un rapport sain avec les réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux : des outils super pratiques, des vecteurs de confiance en soi… ou bien le mal absolu ?

L’utilisation que font les « jeunes » des réseaux sociaux est souvent débattue par les « boomers », de l’anglais « baby-boomers », des personnes nées entre 1946 et 1964 et parfois déconnectées de ce qui vit notre génération.

Une enquête de Diplomeo interroge les 16-25 ans, aussi appelés « génération Z », sur leur rapport aux réseaux sociaux. Une super étude qui donne la parole aux personnes concernées !

Et qui tord le cou à certaines idées reçues : la plupart des gens de la génération Z vivent bien leur utilisation des réseaux sociaux. Et ma génération n’est, au final, pas si accro que ça.

Les réseaux sociaux de la génération Z : Facebook devancé par Instagram et Snapchat, Tik-Tok monte en flèche

Du haut de mes 24 ans, j’ai découvert Facebook à ses débuts, quand j’étais au collège. Ce réseau social est longtemps resté celui que j’utilisais le plus.

Il y a 3 ans, Facebook était d’ailleurs le réseau social le plus utilisé par les millenials, les personnes nées entre le début des années 1980 et la fin des années 1990. Mais depuis, Instagram et Snapchat n’ont cessé de gagner en popularité.

Fin 2019, Instagram est sorti gagnant de la course en devenant le réseau social le plus utilisé par la génération Z avec 81% d’utilisateurs et d’utilisatrices chez les 16-25 ans.

Snapchat arrive en deuxième position avec un score de 74%. Chez les 16-18 ans, c’est encore plus : 89% se servent d’Insta et 85% de Snapchat.

Tik-Tok a quant à lui été l’application la plus téléchargée de l’année 2019.

Facebook parvient tout de même à se maintenir en troisième position grâce aux aînés de la génération Z : les 22-25 ans sont encore 77% à l’utiliser, contre 36% des 16-18 ans.

Il est cependant le réseau social le plus supprimé en 2019, soit par 12% des personnes interrogées, tous âges confondus.

Les raisons évoquées par la génération Z pour expliquer la suppression d’un réseau social (Facebook ou autre) sont intéressantes. Pour plus de 50% des sondés, les deux principaux arguments sont que le contenu ne les intéressait plus, ou qu’ils n’en avaient plus besoin.

Les deux autres raisons qui émergent sont la volonté de protéger ses données personnelles (17%) et le fait d’être devenu trop accro (14%).

La génération Z pas si accro aux réseaux sociaux

Mais contrairement aux idées reçues, la proportion de 16-25 ans accros aux réseaux sociaux n’est pas si grande.

Parmi les personnes interrogés, 2 sur 10 se disent prêts ou prêtes à se priver de réseaux sociaux indéfiniment. Un chiffre qui tombe à 3 sur 10 quand c’est sur une période donnée.

Moins de la moitié dit absolument ne pas pouvoir s’en passer. 56% déclarent passer moins de 2h par jour sur les réseaux sociaux ! Un chiffre qui me paraît bien peu quand je regarde ma propre consommation… (oups)

Les réseaux sociaux et la génération Z, ça n’est pas forcément LE MAL

Alors que les réseaux sociaux sont régulièrement accusés de tous les maux, l’enquête de Diplomeo montre que, pour la plupart des 16-25 ans, ils sont associés à des choses positives.

Plus de 7 sur 10 y trouvent de l’amusement, 3 sur 10 de la joie et de la motivation, et 2 sur 10 du bonheur et du calme.

Le sondage ne minimise cependant pas les conséquences négatives que peuvent avoir les réseaux sociaux. 17% des personnes interrogées les associent à la perte de confiance en soi, 16% à la tristesse, 13% à la haine et 10% au désespoir et à l’angoisse.

12% des participantes et des participants ont également déclaré s’être déjà fait cyberharcelé. Et 6% pensent avoir déjà participé au cyberharcèlement de quelqu’un d’autre.

L’enquête relève une dimension genrée de ce phénomène, avec plus de filles victimes de cyberharcèlement (14%) que de garçons (10%). Elles seraient également moins nombreuses à y participer : 4% contre 8%.

Les réseaux sociaux peuvent être source de tristesse, de comparaison dépréciative et même de haine, mais c’est leur utilisation qui est en cause, et non leur existence en soit.

Si tu veux lutter contre le cyberharcèlement et transformer les réseaux sociaux en source de positivité, je te conseille de lire ces excellents articles de Marie et de Carotte sur madmoiZelle.

Breaking news : la génération Z a une utilisation plutôt SAINE des réseaux sociaux !

Les « jeunes » (entre grooos guillemets) sur les réseaux sociaux, des écervelés à la recherche de popularité, prêts à écraser les autres pour du like ?…

Pas vraiment !

Selon  l’enquête Diplomeo, le divertissement attire plus que la fame. La génération Z se connecte surtout pour suivre l’actu, discuter avec leurs potes ou se détendre.

Seules 9% des personnes interrogées cherchent à obtenir plus de followers, et 5% souhaitent ardemment devenir influenceurs ou influenceuses.

En fait, les réseaux sociaux sont plus vus comme un outil de communication ou de travail bien pratique que comme un moyen de devenir célèbre.

D’ailleurs, plus de 8 sur 10 travaillent avec leur camarades ou collègues sur les réseaux sociaux.

Autre signe que les 16-25 ans ont une utilisation plutôt responsable des réseaux sociaux : ils et elles sont 80% à avoir des comptes privés.

Personnellement, je pense que cette enquête est une bonne nouvelle pour notre génération : elle montre que nous avons un rapport plutôt sain aux réseaux sociaux malgré leurs risques, et que nous avons les clés pour nous en servir à bon escient.

Et toi, quel est ton rapport aux réseaux sociaux ? Viens m’en parler dans les commentaires ! 

À lire aussi : J’ai 15 ans et je ne suis sur AUCUN réseau social

Faustine M

Faustine M


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Commentaires

skippy01

Les chiffres sur la haine et le cyberharcèlement me paraissent étonnamment bas. Quand on voit la façon dont les deux sont gérés par les dirigeants des RS (spoiler: avec les pieds) et à quel point ils y sont banalisés, le pourcentage affiché de victimes me paraît anormalement faible.
 

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