La « zone grise » du consentement illustrée (ou : le retour de la tasse de thé)

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Le consentement expliqué avec une tasse de thé est une vidéo connue pour être facile à comprendre. Une illustratrice s'est emparée de la même métaphore pour expliquer cette fois-ci la zone grise du consentement.

La « zone grise » du consentement illustrée (ou : le retour de la tasse de thé)

La compréhension du consentement est au cœur du combat contre les violences sexuelles.

C’est pour cela que l’on considère important de l’enseigner, de l’expliquer dès le plus jeune âge : trop de viols et d’agressions sexuelles ont lieu parce que cette notion est très souvent très mal comprise.

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L’une des méthodes les plus connues pour l’expliquer est la vidéo qui utilise la métaphore de la tasse de thé :

Une BD pour illustrer la « zone grise » du consentement

Le consentement, c’est simple : oui c’est oui, non c’est non.

Mais ce qu’on appelle la « zone grise », ce sont toutes les pressions, hésitations et zones de flou qui peuvent entourer une personne, et brouiller la « validité » de son consentement.

C’est ce qu’a voulu mettre en images Audrey, qui dessine en amatrice, dans cette nouvelle BD sur le consentement et la zone grise, très pédagogue !

Faites défiler les images !

Elle y présente les arguments souvent rabâchés pour « convaincre » une personne d’avoir une relation sexuelle, les fausses excuses permettant de justifier que « ce n’était pas un viol car X ou Y »…

En bref, toute ces situations dans lesquelles il n’est pas si aisé d’accepter ou de refuser une tasse de thé.

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La « zone grise » du consentement fait partie de la culture du viol

Cette fameuse « zone grise », comme l’expliquait déjà Clémence en 2014, n’est autre que la culture du viol elle-même.

« Bien sûr qu’à un niveau individuel, on peut parler de « signaux brouillés », mais quand les signaux sont quasi-systématiquement brouillés dans le même sens, ce n’est plus une « zone grise », c’est un schéma, dont la configuration particulière porte un nom : la culture du viol. »

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C’est cette même ambiguïté qui était mise en scène dans le documentaire Sexe sans consentement.

Et là encore, on concluait que pour mettre fin à ces zones « grises », il fallait sans doutes sortir des rôles genrés qu’on nous assigne dans la séduction, selon lesquels la femme doit être passive, et l’homme actif.

Si l’on reprend en main le fait d’être nous-mêmes actives, si nos partenaires potentiels ne considèrent plus le consentement comme acquis par défaut, si l’on commence à poser la question dès que l’on a un doute…

On aura déjà fait un bon bout de chemin pour éclaircir cette « zone grise » !

Penses-tu que cette BD peut aider à comprendre la « zone grise du consentement » ? Trouves-tu que la métaphore de la tasse de thé est pertinente ?

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Esther

Esther est tombée dans la marmite de madmoiZelle quand elle était petite. Elle n’a pas grandi, mais elle a depuis développé de fortes convictions féministes. Au croisement de la rubrique actu et de la rubrique témoignages, elle passe de temps en temps une tête à l’étranger pour tendre son micro aux madmoiZelles du monde entier !

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Commentaires
  • JAK-STAT
    JAK-STAT, Le 1 mai 2018 à 22h33

    Hum, je ne pense pas que le non respect du consentement soit dû aux rôles genrés dans la séduction :hesite: ce que je veux dire c'est qu'on peut être passi-f-ve (parce qu'on est comme ça) et pouvoir dire non clairement, et c'est pas parce qu'on est acti-f-ve qu'on peut pas demander si l'autre est consentant-e.

    Pour moi être passi-f-ve c'est ne pas faire de gestes ou peu, ne pas prendre d'initiatives (et c'est pas grave, chacun sa manière de vivre la séduction) c'est pas accepter sans réagir

    Le problème c'est plutôt "si elle dit non c'est parce qu'elle ose pas dire oui" ect

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