« Tu ne peux pas faire ça » — « J'ai poursuivi mon rêve avec ce que tout le monde voyait comme un obstacle. »
« Vaincre le démon » — « Tous les jours mon démon essaye de me contrôler. Il me chuchote constamment à
l'oreille et m'incite à vomir. »
« Violée » — « Je n'étais qu'une statistique de plus, une étudiante de plus qui était trop saoule pour se souvenir
de qui l'avait violée. »
« Terroriste » — « Je ne suis pas mon turban. »
« Hitler » — « Je ne suis pas mon numéro. »
« J'ÉTAIS un homme » — « Je ne suis pas mon genre. » — « Ma faiblesse principale a longtemps été le fait que je suis transgenre — plus précisément une femme trans post-opération de 32 ans »
« L'agression sexuelle n'est pas acceptable » — « J'avais 11 ans, c'était un ami de la famille, quelqu'un que je
voyais comme une figure paternelle et que je pensais adulte. »
« Colère, bonheur, frustration, tristesse -> bipolaire »
« Tu es trop gros pour cette attraction »
« Grosses cuisses » — « Quand je regardais dans le miroir, tout ce que je voyais était une graisse dégoûtante sur
mes cuisses et mon ventre, qui n'était bonne qu'à disparaître. »
« Ambivalent » — « Il n'y a pas encore de vraie place dans la société pour la communauté trans. »
« Folle de Jésus »
« Schizophrénie »
« Mâle ou femelle »
« Prévenir avant de détruire »
« Choisis-en un : Africaine, Américaine, Russe... est-ce que c'est important ? »
« Je ne t'aime pas » — « Le rejet. Quelque chose que j'ai affronté dès mon premier jour d'école. »
1 / 20

« What I Be Project » : des clichés qui illustrent les faiblesses humaines

Par  |  | 11 Commentaires

On a tous une faiblesse, une douleur intérieure qu'on n'ose pas exprimer. Steve Rosenfield a eu une idée : cette faiblesse, il l'écrit directement sur le visage de ceux qu'il photographie.

En septembre, Sophie te parlait du Projet Unbreakable. Le principe était de prendre en photo des personnes ayant été agressées sexuellement, affichant sur une pancarte les mots de leur agresseur. Un projet criant de réalisme, qui avait beaucoup fait parler de lui puisque plus de 2000 photos avaient été réunies.

Pour le What I Be Project, Steve Rosenfield reprend le principe des mots sur la photo, mais d’une façon différente. Il s’intéresse aux douleurs de chacun, dont il concrétise grâce à ses clichés la légitimité. Tous les thèmes sont abordés dans cette série : la religion, l’image du corps, la dépression, le racisme, les relations humaines… Plus d’un millier de personnes sont passées devant l’objectif du photographe. Les photos sont d’autant plus impressionnantes que la douleur des sujets se lit vraiment à travers leur expression, s’ajoutant aux mots écrits. Ce projet rappelle beaucoup celui de Chloé Vollmer, déluge, qui écrivait le trait de caractère du sujet sur sa peau (merci aux frères Ménielle pour l’info !).

L’artiste explique qu’en société, chacun est obligé de paraître bien, de se soumettre à des « standards » afin de ne pas être ridicule, et même parfois de protéger sa vie. En participant au projet, les sujets exposent leurs plus profondes faiblesses à la face du monde. Et c’est là tout l’intérêt du What I be project : exposer ses faiblesses pour montrer que tout le monde en a et qu’on n’a pas à en avoir honte.

Une série de vidéos en anglais a même été réalisée, où les sujets expliquent avec plus de précision pourquoi ils ont participé au projet, et comment.

Toutes les photos de l’artiste sont visibles sur le site du What I Be Project.

Valeur : + de 40€
18.90€ + 4€ de livraison

Commentaires
  • Mymy
    Mymy, Le 3 janvier 2014 à 18h52

    freehug;4540094
    Hey, ça n'a rien à voir mais dans la vie, quand on voit quelqu'un d'androgyne, est-ce qu'on demande si on doit dire "il" ou "elle" ou est-ce qu'on doit deviner au risque d'être corrigée? Je ne sais jamais du coup j'évite les pronoms, ce que je trouve casse-gueule et assez impoli (vu que ça doit se voir). Si l'une de vous sait...
    À mon avis ce n'est pas grave de se tromper tant que tu respectes ce que demande l'autre quand il/elle ( :cretin: ) te corrige :happy: et si tu tombes juste ça t'évite de demander !

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Désactive ton bloqueur de pub ou soutiens-nous financièrement!

Gestion des cookies

Partages sur les réseaux sociaux

Grâce à ces cookies, nos articles peuvent être directement partagé sur les réseaux sociaux via des boutons de partages. Ces cookies sont gérés par l'éditeur de chaque réseau social.

Facebook, Twitter, Pinterest, Whatsapp
facebook
twitter
pinterest
whatsapp

Mesures d'audience

Nous mesurons les visites de manière anonyme sur les différents articles pour comprendre les intérêts de nos lectrices.

_ga, _gaq, _gid,
_ga, _gaq, _gid
cb

Stream

Nous faisons parfois des lives sur Youtube ou Facebook. On utilise ce cookie pour ne pas afficher les streams si tu ne souhaites pas les voir sur le site.

hideStream

Publicitaires

Ces cookies sont déposés par Smart AdServer et DFP, les outils que nous utilisons pour afficher des publicités sur le site. Ces publicités servent au financement de madmoiZelle et sa rédaction.

smartadserver, doubleclick
smartadserver
doubleclick

Close your account?

Your account will be closed and all data will be permanently deleted and cannot be recovered. Are you sure?