« What I Be Project » : des clichés qui illustrent les faiblesses humaines

On a tous une faiblesse, une douleur intérieure qu'on n'ose pas exprimer. Steve Rosenfield a eu une idée : cette faiblesse, il l'écrit directement sur le visage de ceux qu'il photographie.

En septembre, Sophie te parlait du Projet Unbreakable. Le principe était de prendre en photo des personnes ayant été agressées sexuellement, affichant sur une pancarte les mots de leur agresseur. Un projet criant de réalisme, qui avait beaucoup fait parler de lui puisque plus de 2000 photos avaient été réunies.

Pour le What I Be Project, Steve Rosenfield reprend le principe des mots sur la photo, mais d’une façon différente. Il s’intéresse aux douleurs de chacun, dont il concrétise grâce à ses clichés la légitimité. Tous les thèmes sont abordés dans cette série : la religion, l’image du corps, la dépression, le racisme, les relations humaines… Plus d’un millier de personnes sont passées devant l’objectif du photographe. Les photos sont d’autant plus impressionnantes que la douleur des sujets se lit vraiment à travers leur expression, s’ajoutant aux mots écrits. Ce projet rappelle beaucoup celui de Chloé Vollmer, déluge, qui écrivait le trait de caractère du sujet sur sa peau (merci aux frères Ménielle pour l’info !).

L’artiste explique qu’en société, chacun est obligé de paraître bien, de se soumettre à des « standards » afin de ne pas être ridicule, et même parfois de protéger sa vie. En participant au projet, les sujets exposent leurs plus profondes faiblesses à la face du monde. Et c’est là tout l’intérêt du What I be project : exposer ses faiblesses pour montrer que tout le monde en a et qu’on n’a pas à en avoir honte.

Une série de vidéos en anglais a même été réalisée, où les sujets expliquent avec plus de précision pourquoi ils ont participé au projet, et comment.

Toutes les photos de l’artiste sont visibles sur le site du What I Be Project.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Mymy
    Mymy, Le 3 janvier 2014 à 18h52

    freehug;4540094
    Hey, ça n'a rien à voir mais dans la vie, quand on voit quelqu'un d'androgyne, est-ce qu'on demande si on doit dire "il" ou "elle" ou est-ce qu'on doit deviner au risque d'être corrigée? Je ne sais jamais du coup j'évite les pronoms, ce que je trouve casse-gueule et assez impoli (vu que ça doit se voir). Si l'une de vous sait...
    À mon avis ce n'est pas grave de se tromper tant que tu respectes ce que demande l'autre quand il/elle ( :cretin: ) te corrige :happy: et si tu tombes juste ça t'évite de demander !

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