Le Veggie World 2016, un aperçu en vidéo du véganisme en France !

Le Veggie World se tenait à Paris les 2 et 3 avril. Clémence est allée à la rencontre des exposant•es sur ce salon végane 2016.

« Allez, j’vais manger des trucs véganes chelous avec des hipsters ! »

C’est sur cette boutade que j’avais annoncé mon programme du week-end : aller arpenter le Veggie World, le salon du mode de vie végane. Celui-ci avait pris ses quartiers au Centquatre, un centre culturel niché entre la Gare du Nord, le Canal Saint-Martin et le périph’.

Un lieu très branché dans un quartier qui ne l’est pas, de la nourriture et des produits étranges, revendiqués écolo mais vendus à prix d’or, c’est un appeau à bourgeois branchés, ce traquenard ?

Non. La foire aux préjugés, c’était pas ce week-end, désolée.

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À lire aussi : Les stéréotypes sur les véganes VS la vraie vie

Et si vous pensez que le véganisme est une lubie de hippie idéaliste, vous faites sérieusement fausse route !

Le véganisme, c’est quoi ?

C’est un mode de vie qui consiste à refuser l’utilisation et la consommation de produits d’origine animale. On parle de végétalisme à propos de l’alimentation, et de véganisme lorsqu’on englobe tout acte de consommation : textile, cosmétique, technologique, etc.

Je vous expliquais déjà tout ça lorsque je vous racontais mon propre cheminement vers le véganisme.

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Le véganisme en 2016 : ça fait du BIEN !

Je me souviens d’un temps où il m’était pénible de dire en société : « Je ne mange pas de produits animaux ». Où tous les nutritionnistes de la Création me promettaient une mort certaine et fulgurante par voie de carence et d’anémie.

Et puis, le vent a tourné. Je ne sais pas si ce sont les scandales sanitaires à répétition, la récente étude publiée par l’OMS en octobre sur les risques cancérogènes liés aux viandes rouges et transformées, ou encore les vidéos choquantes d’abattoirs qui ont fait pencher la balance…

Toujours est-il qu’en 2016, il est de plus en plus accepté (et compris !) d’adopter un mode de vie sans exploitation animale.

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« Se faire du bien qui fait du bien en faisant le bien »

J’ai eu le sentiment, au Veggie World, d’arpenter le salon du bien-être plutôt que celui de la cause animale. Si je devais résumer mon ressenti en une phrase, ce serait : « se faire du bien, qui fait du bien, en faisant le bien ».

« Se faire du bien », c’est pour toute la dimension santé, mise en avant par les exposant•es en alimentation bien sûr, mais aussi en cosmétique.

La tendance beauté du Veggie World est surtout d’arrêter de se tartiner de substances dont on ne connaît pas trop les effets sur l’organisme. Coucou les perturbateurs endocriniens.

À lire aussi : « Think Dirty », l’appli qui met en lumière la toxicité des cosmétiques

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Vegan Mania est une sorte de « Sephora végane » : un site qui propose des produits issus de tout un réseau de fabricant•es

Le plaisir éthique et juste

Le « qui fait du bien », c’est pour le plaisir, notion centrale de mon équilibre personnel ! À celles et ceux qui m’ont déjà demandé si c’était « pas trop dur » de « me priver », je sais désormais où vous emmener déjeuner.

J’avais déjà mes quartiers chez East Side Burger, je suis une habituée de VG, et suis récemment devenue une adepte des hot dogs du Tricycle.

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Se priver ? Mais vous l’avez vu, « le Balinais » de chez Hank, que j’embrasse délicatement face à la caméra ?

Des stands de kebab, hot dog, burger, jusqu’à ceux de cru, de jus, de cuisine asiatique, de bistrot gourmet, de cupcakes aux super-aliments, il y en avait pour tous les goûts, tous les vices.

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Du bien, qui fait le bien

Le bien-être en 2016 ne se conçoit plus dans le confort matériel personnel. On ne peut plus feindre l’ignorance lorsque les documentaires d’investigation nous répètent et nous détaillent la cruelle réalité de la fabrication de nos produits de consommation courante.

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Il faut réfléchir à la cohérence globale de ses choix de consommation.

Alors, au Veggie World, on met en avant cette cohérence globale : consommer mieux pour soi, mais aussi pour les autres, sans distinction. Il s’agit bien sûr d’épargner les animaux, êtres sensibles que nos systèmes d’exploitations réduisent à de vulgaires « input », une « matière première ».

Mais on est aussi attentif•ves aux victimes collatérales de ces systèmes : les populations locales, dont on s’accapare les terres et les ressources et dont les conditions de vie (et parfois directement la survie) sont également affectées.

Un pas vers l’avant

En arpentant les allées du Veggie World, j’ai eu le sentiment que le discours avait changé : exit la culpabilisation, les tentatives de mettre les individus face à des responsabilités qui, bien souvent, leur échappent. La tendance est plutôt à l’empowerment et au bien-être.

Vous êtes fatigué•es, stressé•es, vous en avez assez des problèmes de peau, de digestion, de sommeil ? Venez vous faire du bien.

C’est un peu, en l’essence, l’impression que je retiens de ces deux jours passés à échanger avec les militant•es, les commerçant•es, les pionnier•es de la cuisine végétale, mariant santé et plaisir.

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Un bémol, celui du prix

Si, sur le salon, les prix des collations semblaient très attractifs, histoire de tenter le chaland, le mode de vie végane a encore un coût élevé, sans doute trop pour les budgets étudiants… Moi-même, j’ai dû attendre mes premiers « vrais salaires » pour pouvoir enfin renoncer à la malbouffe pas chère.

Mais ce sera la prochaine étape (de notre plan diabolique pour conquérir le monde).

Après avoir combattu les préjugés sur ce mode de vie, puis développé et diversifié l’offre des produits disponibles, la tâche suivante sera de faire baisser les coûts, afin de le rendre accessible à tous•tes. C’est déjà dans l’esprit du véganisme !

Et toi, est-ce que tu t’intéresse au véganisme ? Pourquoi ? Viens en parler dans les commentaires !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • L'océan de la vie
    L'océan de la vie, Le 6 octobre 2016 à 12h12

    @MelodyPond_ Je sais qu'il y a des chats qui sont nourris avec des croquettes véganes et qui vivent très bien / ont très bien vécu. C'est une alimentation somme toute relativement nouvelle, avec peu de recul, certes, mais qui n'est pas "100% mortelle" pour autant.
    Et pour le côté carnivore (donc, on est d'accord, qui ne mange exclusivement que de la viande), on repassera pour la grande majorité des croquettes/pâtés qui sont vendues. On regarde le pourcentage de viande ? Mélangée aux légumes, à la cendre, etc. ? Et le côté "naturel" du principe des croquettes d'ailleurs ? Il me semble que le procédé des croquettes véganes est de fournir les nutriments (du coup d'origine végétale) qui conviennent pour l'apport nutritionnel d'un chat. Est-ce qu'il y a une certaine technique, ou simplement le fait que ça soit sous forme de croquettes, qui permet du coup la bonne assimilation de ces nutriments ? Je suppose, sinon les chats nourris de cette manière n'auraient pas survécu, auraient tous des problèmes de santé, etc.
    Après, tu dis qu'il faut adoptez un autre animal, qui soit herbivore. Okay, soit. Mais quid des chats qui sont déjà chez soi, qu'on devient végéta*ien et qu'on se pose la question de donner des croquettes carnées ou véganes ? Alors la réponse diffère, c'est pas là-dessus que je souhaite débattre. Mais ça me parait assez "logique", après s'être questionné sur l'ensemble de nos aliments pour éviter d'acheter de la viande, de souligner le fait qu'il y a un achat "viande" avec la nourriture de son chat. Donc, juste de se poser la question, de se renseigner, etc. Parce que la boule de poils est déjà là, que souvent on lui souhaite le meilleur (et je reviens à la composition plus que discutable de la grande majorité des aliments vendus) donc on essaye de faire au mieux, voilà tout.
    Un chat est un carnivore. Oui. Un chat domestique mange des croquettes, loin de sa nourriture sauvage, de sa chasse, ou autre.

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