Upside Down : l’extrait exclusif et la critique

Upside Down est le second long-métrage de Juan Solanas dans lequel Jim Sturgess et Kirsten Dunst campent deux amoureux vivants dans deux mondes à la gravité opposée. Un article avec un extrait exclusif pour madmoiZelle à la fin !

Upside Down : l’extrait exclusif et la critique

Upside Down est un vrai film pour les yeux. Pour celles qui n’auraient pas suivi, c’est l’histoire toute simple d’Adam qui est fou amoureux d’Eden et inversement. Là où les choses deviennent compliquées, c’est qu’ils évoluent chacun dans un monde à la gravité opposée. En somme, ils peuvent voir le monde de l’autre en levant la tête, mais ils ont, comme tous les citoyens de chaque partie respective, la stricte interdiction d’aller faire un petit tour de l’autre côté. Rien que ça, ça pose l’ambiance : personnellement Ryan, l’homme de ma vie est à Los Angeles. C’est loin mais, CONCRÈTEMENT, je peux toujours prendre un avion et aller le rejoindre pour l’épier par sa fenêtre et faire des bisous à son paillasson en glissant sous sa porte une lettre d’amour pour lui et de menaces à sa copine. Alors cette histoire d’amour qui va à l’encontre de la loi ET de la gravité, forcément, ça fout le vertige.

Un film qui fout le vertige

Histoire de rendre les choses encore plus difficiles, les deux mondes dans lesquels ils évoluent sont fondamentalement différents : Adam est d’En Bas, où les conditions de vie sont extrêmement difficiles tandis que la société d’En Haut est prospère et moderne. Les gens d’En Bas sont tentés de vouloir voler En Haut et les gens d’En Haut n’ont pas super envie de se voir envahir par des personnes dans le besoin. Une sorte de métaphore caricaturale de la société actuelle, mais surtout une idée qui fait très vaguement penser au système de castes : on se voit, mais on ne se touche ni ne se mélange. En gros, l’idée est là : si Adam veut faire sa vie avec Eden, il doit non seulement se battre contre la gravité (ce qui est un peu plus difficile à combattre qu’un-e ex un peu lourd-e), mais aussi la société qui ne veut pas que les deux mondes se côtoient. Ça fait beaucoup de boulot.

Alors bien sûr, on ne va pas se mentir : comme dans toute grande histoire d’amour au cinéma, il y a des passages très mièvres qui en feront pleurer certains et soupirer d’autres. Pourtant, la beauté esthétique de la scène, un passage davantage orienté vers le film d’aventures ou un personnage plus terre à terre (je suis si drôle) viennent ré-équilibrer et rendre le tout digeste.

Contre toute attente et vu le regard du monsieur, Adam semble se faire prendre de haut. 

Esthétiquement, Upside Down est véritablement une prouesse. Sur grand écran, tu en prends plein les yeux. À titre personnel, c’est un truc tout bête qui m’a fait réaliser au tout début du film à quel point ce dernier était techniquement réussi : j’ai une sorte de vertige inversé qui fait que je me sens mal quand je regarde vers le ciel. Ça me fait une sensation bizarre dans le ventre qui me met mal à l’aise, comme si j’étais attirée vers l’arrière. Et en regardant l’écran au moment où Adam, encore petit, est en haut d’un arbre et lève la tête pour observer longuement la montagne d’En Haut qui lui fait face, j’ai ressenti cet étourdissement. Juan Solanas explique être quelqu’un d’extrêmement visuel, et ça se sent : l’esthétique du film est soignée aux petits pickles.

D’ailleurs, quand on regarde la retransmission de la Masterclass donnée par le réalisateur à la Gaïté Lyrique il y a quelques jours, on réalise combien l’univers qu’il avait en tête a demandé d’efforts pour être retranscrit le mieux possible. Après L’homme sans tête, un excellent court-métrage dans lequel un homme (sans tête. Si.) décide d’aller s’acheter le meilleur visage possible pour aller à un rendez-vous avec la personne qu’il aime, Juan Solanas réussit le pari de créer un monde complètement fou qui lui est venu d’une vision apparue dans sa tête un matin :

En définitif, je crois bien que je vous conseille d’aller voir ce film, ne serait-ce que pour la beauté des images et l’alchimie totale entre Jim Sturgess et Kirsten Dunst qui jouent Adam et Eden. Deux personnages qu’on a envie de voir ensemble tant ils s’accordent, entre la détermination naïve et le regard incroyablement gentil de l’un et la légère mélancolie de l’autre (pour des raisons que vous découvrirez dans le film que je souhaite vous spoiler le moins possible). En revanche, je le déconseillerai plutôt à celles qui s’attendent à un minimum de crédibilité scientifique et risquent d’être déçues.

Bien sûr, l’histoire a quelques défauts et je ne suis pas ressortie de la salle avec la gorge anesthésiée à la fin (ce qui m’arrive de toute manière franchement rarement), mais je ne me suis pas ennuyée une seconde et j’ai aimé ce mélange de romantisme exacerbé, d’amour impossible à donner, de science-fiction et d’aventures.

L’extrait exclusif pour madmoiZelle !

La vidéo extraite d’Upside Down que vous allez découvrir est un des passages du film les plus uppercut dans la rétine. Elle permet de se faire une idée sur la relation qui unit les personnages de Kirsten Dunst et Jim Sturgess ainsi que de visualiser l’esthétique du film (si tu préfères, la version française est disponible ici) :

Si ce passage du film t’a donné envie d’aller le voir, sache qu’Upside Down sort le 1er mai et qu’on va lancer un concours pour faire gagner 50 places d’ici-là !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Lulu602
    Lulu602, Le 26 avril 2013 à 18h09

    joulic;4077469
    [quote="lulu602;4076852]Downey, on dit des scénarios et pas scenarii. Scénario vient de l'italien mais a été francisé (comme le montre le é) et donc les règles de grammaire française s'y applique.
    On peut dire les deux :
    http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/sc%C3%A9nario_sc%C3%A9narios/71355[/quote]

    Dans ce cas-là ce serait scenarii et non scénarii .. oui je suis pointilleuse :)

    Mais même si le pluriel scenarri est accepté, l'académie française indique que c'est le pluriel scénarios qui prévaut.

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