Les TED de la semaine − La dépression

Cette semaine, les TED parlent de dépression. Un sujet douloureux, mais des conférences qui font du bien.

Les TED de la semaine − La dépression

suicide

Article initialement publié le 20 mai 2014

Derrière le masque

Kevin Breel est un jeune comédien. Auprès de son entourage, il est quelqu’un d’heureux et confiant. Mais au fond de lui, Kevin est dépressif depuis de longues années. Il y a deux ans, il était au bord du suicide.

Il brise aujourd’hui le silence pour parler de cette maladie qui tue une personne toutes les 30 secondes dans le monde et que l’on regarde encore d’un œil négligent.

  • Les phrases : « La vraie dépression n’est pas le fait de se sentir triste quand quelque chose va mal dans notre vie. La vraie dépression, c’est le fait d’être triste quand tout va pour le mieux dans notre vie. »
  • Durée : 11 mn

Le secret

L’écrivain et journalisme Andrew Solomon a lui aussi traversé une dépression. À la suite de cette expérience, il s’est intéressé au sujet et a constaté qu’un grand nombre de gens en souffraient, souvent sans pouvoir l’avouer aux autres ; il a notamment étudié la dépression chez les personnes très pauvres. Il raconte ses découvertes dans une conférence pleine d’émotion.

  • Les phrases : « Quand on est déprimé, on ne sait pas qu’on porte un voile gris et qu’on voit le monde à travers le brouillard provoqué par la mauvaise humeur. On croit que le voile a été enlevé, le voile du bonheur, et que maintenant on voit clairement. »
  • Durée : 29 mn

En finir avec le stigmate

Les deux conférences précédentes évoquent le stigmate autour de la dépression. Dans celle-ci, la comédienne Ruby Wax le prend à bras le corps.

Une personne sur quatre souffrira dans sa vie d’une maladie mentale : pourquoi la dépression est-elle plus mal vue qu’une péritonite ? Elle en profite pour amener un peu de neurobiologie, et elle a une mauvaise nouvelle : le nombre de maladies mentales ne va faire qu’augmenter.

  • Les phrases : « Je veux dire, si j’avais eu une jambe cassée ou j’étais enceinte, j’aurais été inondée, mais tout ce que j’ai reçu c’est deux ou trois coups de fil pour me dire d’aller mieux. Aller mieux. Parce que je n’avais pas pensé à ça. »
  • Durée : 9 mn

Aider les survivants au suicide

JD Schramm parle lui-aussi du stigma, mais spécialement autour du suicide. Alors que la majorité des tentatives de suicide échouent ? mais que ceux qui ont déjà essayé ont beaucoup plus de chances de réussir ? il dénonce une prise en compte insuffisante des « post-suicidés ».

  • La phrase : « Les gens qui ont fait le choix difficile de revenir à la vie ont besoin de plus de ressources et ont besoin de votre aide. »
  • Durée : 4 mn

Les notes pour le dire

Finissons en beauté avec Ji-Hae Park, violoniste. Lorsqu’elle est tombée en dépression et que même ses amis ne pouvaient rien pour elle, c’est la musique qui l’a aidée. Tout en livrant son histoire la jeune femme joue quelques morceaux, du classique jusqu’à ses propres compositions.

  • Les phrases : « Est-ce que vous vous sentez seul ? J’espère que ce morceau vous touchera et soignera votre cœur, comme il l’a fait pour moi. »
  • Durée : 13 mn

Est-ce qu’écouter les expériences des autres vous a fait du bien ? N’hésitez pas à partager les vôtres.

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 23 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Mielou35
    Mielou35, Le 10 septembre 2015 à 20h22

    Je voulais témoigner en tant que personne qui n'a jamais connu personnellement la dépression, mais qui l'a vécu de l'extérieur. J'ai eu pendant un temps 2 amies dépressives, l'une voyait déjà tout en noir naturellement et avait beaucoup de soucis de famille, de santé, bref, le tout était réuni pour faire une dépression... Je la voyais 1 fois par semaine, et étant une amie d'enfance, elle pouvait vider son sac et pleurer, j'essayais de l'aider comme je pouvais... C'est tellement rageant de ne rien pouvoir dire d'autre que des phrases creuses , banales, alors qu'on sait que tout vas mal !!!! Mais avec le recul, je crois que du haut de mes 16ans je ne pouvais pas faire beaucoup mieux... (enfin je crois...). Depuis elle est "guérie", ou va en tout cas beaucoup mieux.
    Par contre j'ai énormément de regrets par rapport à la 2nde amie évoquée plus haut. Pour elle, point de contexte déprimant, de ce que j'en sais elle n'avais aucun soucis, et aurait du logiquement aller bien, du moins c'est ce que je me disais lorsque j'essayais de comprendre... Mais justement, je ne comprenais pas ! Et au final, je me sentais impuissante, et je l'avoues, j'en avais marre qu'elle gâche un film juste parce qu'elle voulais être assise à côté d'une telle (j'avais 16, j'étais beaucoup moins mature, enfin c'est ce que je me dis...). Donc je l'ai un peu laissé tomber, à ma grande honte... Bon, on mangeait encore ensemble une fois par semaine avec notre bande de copine, mais on ne se connaissais que depuis un an, et j'ai pas cherché à me rapprocher plus... Et à la lecture de cet article et des qq commentaires que j'ai pris le temps de lire, je me dis que j'aurais sûrement pût,même dût faire plus, mais c'est trop tard...
    Au moins elle aussi va mieux, et maintenant j'en saurais un peu plus et je ne serais plus aussi égoiste (je l'espère...)
    Cet article m'a beaucoup touché, m'a beaucoup fais réfléchir, et m'a donné envie de partager ( même si personne ne lit mon témoignage)
    Et si quelqu'un le lit quand même, merci d'avoir pris le temps :d

Lire l'intégralité des 23 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)