Le syndrome de Paris – Reportage

Pondu par Emilie Laystary le 3 novembre 2011     

Le Syndrome de Paris est le petit nom donné à la claque prise par les Japonais qui découvrent Paris « en vrai », loin des clichés de la ville-lumière où l’on marche sur de jolis pavés au rythme des accordéons. En arrivant sur place, langage ordurier et crottes de chien les laissent abasourdis… parfois jusqu’à la dépression aiguë.

Syndrome de Paris. Est-ce le blaze d’un nouveau crew de rap de banlieue dont les clips sont exclusivement tournés dans le RER C ou l’anxiogène terminologie d’une terrible maladie virale qui n’a cours que sur la capitale ? Aucun des deux.

Le « syndrome de Paris » renvoie à un syndrome du voyageur très précis : le malaise ressenti par les Japonais expatriés en France, lorsque ceux-ci se trouvent déboussolés par le bousculement de leurs repères et la déception face à des attentes non-comblées.

Le syndrome de Paris   Reportage tour eiffel paris 598526

En effet, les Japonais sont bercés par une vision de la France erronée. La représentation de notre pays dans l’imagerie nippone se voit limitée à de nombreux clichés, dignes des films de Woody Allen : pour les Japonais, Paris serait avant tout celui du Montmartre de Amélie Poulain, soit une ville couleur sépia à travers laquelle un vent de romantisme digne du Siècle des Lumières soufflerait.

Dans leur imaginaire, un effet de fondu cinématographique serait appliqué à notre bonne vieille capitale – des quais de Seine où libraires et collectionneurs font leur marché aux Tuileries où les amants vont se bécoter sur les bancs publics. Ainsi, il serait possible de rencontrer l’amour rien qu’en passant la porte d’un bar tamisé, discuter toute la nuit en s’enquillant des verres de Bordeaux comme à la Belle Époque, croiser un boulanger qui salue gaiement de jolies dames distinguées arpentant les rues d’un Paris chic et authentique.

Le syndrome de Paris   Reportage 19

Or, Paris n’est pas le havre de paix suspendu dans le temps que les Japonais s’imaginent. Paris, comme toutes les autres capitales soumises au rythme de la mondialisation, connaît les quartiers pauvres, l’exclusion sociale, l’insalubrité, le stress, la rapidité, la grisaille, l’anonymat des foules, les travaux et la pollution.

Et c’est précisément ce choc culturel qui conduit certains Japonais jusqu’à la dépression, parfois l’hospitalisation, voire le rapatriement d’urgence. Ce phénomène unique au monde résulte vraisemblablement de deux facteurs : la vision trop idyllique qu’ils ont de Paris (1) couplée à la honte de rentrer chez eux, par crainte que le retour soit stigmatisé comme un échec par leurs pairs (2).

1. Les Japonais développent une imagerie sublimée de Paris, en total désaccord avec la réalité de la capitale

En s’installant à Paris, les Japonais en quête de rêve se rendent très vite compte de la supercherie. Paris n’est pas aussi beau que sur le papier glacé des magazines.

Aiko, 24 ans, étudiante en histoire de l’art et expatriée japonaise en France depuis 2009, raconte :

« Quand j’ai su que mon dossier pour continuer mes études à Paris était accepté, j’ai fondu en larmes. J’étais tellement heureuse, je n’avais qu’une hâte : découvrir la vie à la française. Au Japon, ce ne sont pas les États-Unis qui nous impressionnent, mais la France. Le pays de la haute gastronomie, de la littérature et du style. »

Le syndrome de Paris   Reportage 6a00d83451d8bb69e20133f2c0ea7c970b 400wiMais la déception des Japonais est loin de se limiter à celle de ne pas trouver en Paris la carte postale que leur imaginaire a sublimé. C’est vraisemblablement l’attitude « latine » des Français qui les choquent.

Kinmune, 31 ans, comptable d’origine franco-japonaise, explique :

« Étant né en France, je me sens totalement à l’aise avec la culture française. Mais quand je reçois mes cousins tokyoïtes en France, c’est toujours la même chose : ils se disent gênés par l’impolitesse française. En fait, ce qu’ils trouvent rude dans le comportement de mes amis français s’explique tout simplement par la différence de définitions que nos deux cultures ont du mot ‘courtoisie’. En France, on exprime son désaccord, parfois avec vivacité. Ce n’est pas dans la culture japonaise. »

Et l’homme de conclure son témoignage par une anecdote qui en dit long sur le choc culturel : lorsqu’il reçoit ses cousins japonais à la maison, il se garde désormais de leur proposer des soirée avec ses amis. « Je préfère éviter que des malentendus ne viennent ternir leur séjour. »

Au Japon, la systémique de la politesse est très institutionnalisée. Modestie, respect de l’autre, ponctualité, réserve sont la base du rapport à l’autre. Lors d’une première rencontre, le « hajimemashite » est obligatoire, là où en France le « enchanté de vous rencontrer » n’est qu’une coquetterie de langage.

Ajoutez à cela quelques subtilités nippones du type « il faut éviter les contacts physiques », « il est grossier de se mettre en avant » et « on ne contredit jamais son interlocuteur autrement que via des formulations courtoises », et vous comprendrez aisément en quoi une franche poignée de main ou une discussion un peu vive peut mettre un Japonais dans l’embarras. Les guides de voyage à destination des touristes français au Japon sont d’ailleurs une majorité à rappeler ces règles et codes de conduite, base de la sociabilité nippone.

Le syndrome de Paris   Reportage politesse

Ainsi, le Japonais est une personne « très bien éduquée » et socialement construite en accord avec des concepts caractéristiques de la culture nippone :  seken (le qu’en-dira-t-on), kûki (ambiance), ba (le lieu), honne (ce que l’on pense vrai­ment) ou encore tate­mae (ce que l’on doit dire ou faire).

La spontanéité, l’absence de règles sociales aussi codifiées, le second degré, l’ego ou parfois la rudesse des Français sont donc aux antipodes du scrupuleux respect de la politesse chez les Japonais. Ce qui explique leur frustration et leur difficulté à s’adapter, lorsqu’ils arrivent en France.

2. Le Japon, une « culture de la honte » : rentrer au pays serait vécu comme un échec insoutenable

Ce qui rend compliqué le mal du pays chez les expatriés japonais en France, c’est précisément la honte que supposerait le fait de retourner au Japon. Cette honte, viscérale et handicapante, amène les Japonais à tirer sur la corde : de peur de s’avouer un échec, ils se forcent à rester, espérant de jours meilleurs dans une capitale toujours aussi grise. Là où d’autres expatriés insatisfaits de leur séjour en France choisissent de revenir au pays, les Japonais, eux, décident de rester – en dépit du malaise psychologique et physique.

Selon l’anthropologue Ruth Benedict, les cultures peuvent être classées en fonction de l’utilisation sociale qu’il est fait de la honte en tant que régulateur des rapports entre individus. La culture japonaise place la honte au centre des interactions entre les individus. La honte présente un certain nombre d’aspects positifs : l’apprentissage de la vie en société, l’humanisme, une juste inhibition. Mais à un certain niveau de malaise, la honte est aussi source de souffrance individuelle. Quand elle est excessive, elle devient synonyme d’isolement, de mal être, de phobie sociale et d’anxiété liée à un sentiment d’insécurité et de rejet.

Masami, 45 ans :

« Quand je suis arrivée en France il y a 6 ans, mon intégration n’a pas été facile. Ou plutôt : je me suis mise en tête que ça serait difficile. Je pensais que mes collègues ne m’appréciaient pas. Je trouvais la barrière de la langue difficile à surmonter. Peu à peu, la barrière de la langue était devenue une barrière sociale tout court. J’avais honte de ne pas tout comprendre de ce que mon interlocuteur me disait. Tout allait toujours trop vite pour moi. J’ai fini par ne plus sortir pour rester chez moi et dialoguer sur Internet avec ma famille au Japon. Je me sentais profondément seule. »

Depuis, la situation s’est heureusement améliorée : Masami travaille exclusivement en anglais et a progressé en français.

« Ça paraît ridicule dit comme ça, mais c’est bien Internet qui m’a gardé de la dépression. Sans un peu d’organisation pour maintenir le tissu social, cela ne m’étonne pas que certains de mes compatriotes puissent finir par vivre l’isolement. Notre culture fonctionne très différemment de la culture française. »

La bureaucratie de notre système administratif et la densité de nos tissus sociaux ne sont pas sans compliquer l’intégration des Japonais, très habitués au fonctionnement « à l’amiable » et à la courtoisie systématique.

Bien heureusement, le « syndrome de Paris » ne touche pas l’intégralité des Japonais en France. Depuis que le Docteur Hiroaki Ōta a mis un nom sur le phénomène (en 1991), les équipes de psychiatrie veillent et n’hésitent pas à proposer un vrai traitement de fond pour les malades. Cet été encore, 6 Japonais ont été rapatriés d’urgence au Japon.

Mais lorsque l’expatrié japonais bénéficie d’un entourage (lien avec la famille restée au pays, associations en France, famille d’accueil, amis et collègues), le séjour en France peut se dérouler sans encombre.

Le syndrome de Paris est surprenant par ses symptômes psychologiques. Mais la médecine connaît d’autres syndromes du voyageur. C’est le cas du syndrome indien, terminologie qui renvoie, elle, aux accès de folie ressentis par les touristes en Inde, déboussolés par la chaleur, la foule, le bruit et l’omniprésence du mysticisme dans la culture indienne.

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  1. LaazLaaz

    Le 03 novembre 2011 à 22:44

    @Gros-Câlin
    Et bien puisque tu dis peu t'y connaitre, et que par chance, cette culture t'intéresse, j'espère que tu me permettras un avis, d'une personne qui a le sentiment de s'y connaître peu à une autre !

    Au contraire, si tu en as le temps, cherche "spécialement" le bien fondé des catégorisations que te proposent les articles sur lesquels tu peux tomber, puisque ces catégories risquent (sic) de former la base qui te servira à essayer de comprendre la société japonaise.
    Ce qui fait la différence entre la honte et le péché peut-il nous aider à caractériser une culture ? Qui a choisi ces dénominations de "culture de la honte" ou "du péché", un français, un japonais ?

    Personnellement, j'ai plus eu le sentiment de comprendre quelque chose en cherchant d'où venaient ces "prismes" à travers lesquels on regarde une société ou sa propre culture, qu'en regardant moi même à travers…
  2. LenwhaLenwha

    Le 03 novembre 2011 à 23:18

    Posted by Malaussène
    EDIT : et quand tu vas acheter ta baguette, sors ton beret. Ca coûte rien et ca fait joli dans le paysage, joli cliché. Ils seront moins perdus, comme ça. Les sabots, c'est en option.


    Justement, en hiver, je suis en béret. Ce qui fait qu'une fois dans un Monoprix, des Chinois me prenaient en photo en se mettant à côté de moi en faisant semblant de regarder du maquillage (ce que je faisais). Du coup, je suis venue les voir et je leur ai demandé si il voulait une "vraie" photo, ce qu'ils ont accepté. Ils étaient tout contents.

    Une autre fois, j'avais aussi aidé des Japonais en détresse à Opéra. Je ne le fais pas assez à mon goût car… dès que tu parles un peu japonais, les Japonais enchaînent ensuite vite, et là ça devient incompréhensible :/
  3. Purple MindPurple Mind

    Le 04 novembre 2011 à 00:50

    J'aime beaucoup Paris, j'y suis allée 6 fois et j'y étais il y a une semaine. Habitant en Savoie, je ne peux pas nier que le bruit, la saleté, la pollution, la foule sont difficiles à supporter quand on en a pas l'habitude… (sans parler de la misère qui est terrible) Et les prix, il y a de quoi faire une attaque! Je ne pourrais pas vivre à Paris, bien que j'adore visiter cette ville…

    Mais après, je trouve que l'esprit idéalisé de Paris peut parfois se retrouver, par exemple en se promenant vers les quais de la Seine et Notre Dame, en se baladant aux Tuileries, dans les parcs, en prenant un verre dans un bistrot parisien… une partie de l'imaginaire japonais sur Paris peut s'expliquer! D'autant plus que c'est quand même une ville très riche en matière de patrimoine et de belles choses à voir, et donc une ville passionnante à visiter… C'est ce côté là qui fait que j'adore Paris en dépit de tous ses défauts de grande capitale…

    Cela dit c'est la même chose dans l'autre sens, je rêve d'aller au Japon et je pense le faire dans les années à venir, je suis passionnée par leur culture, mais une fois sur place des choses vont probablement me décevoir, mais d'autres vont m'étonner positivement… c'est cela tout l'intérêt du voyage! Et comme cela a déjà été dit, beaucoup de Français idéalisent la vie au japon alors que d'après tout ce que j'ai pu lire, il est très très difficile de se faire une place quand on est un expatrié (gaijin)… Cela dit d'après les commentaires des madz parties au Japon, je ne pense pas que ce problème se rencontre quand on est simple touriste?

    Après, la France comme le Japon sont des pays aux paysages et aux modes de vie très variés (je trouve que c'est quand même super réducteur de réduire l'image de la France à Paris et l'image du Japon à Tokyo…), il serait donc dommage, d'un côté comme de l'autre, qu'on se cantonne à une seule vision de l'autre pays :)
  4. DR.AculaDR.Acula

    Le 04 novembre 2011 à 11:27

    Je pense que ce qui choque vraiment c'est le fait que ces Japonais en arrivent à faire une dépression et refuse obstinément de rentrer chez eux ( je comprend bien qu'il s'agit d'un problème de culture ) . Mais le phénomène n'est pas typiquement parisio-japonais . Je trouve par exemple que pas mal français se font souvent une idée fausse des Etats-unis (merci Hollywood) et je connais des gens qui sont revenus vraiment décus de leur voyagesaux States . Pour ma part j'ai toujours voulu m'expatrié notamment à Stockholm mais je pense vraiment qu'il faut prendre le temps de tester une ville au moins un mois avant de s'y installer , surtout que j'ai lue que le taux de suicide était hyper élevé. Bref il faut prendre en compte le fait que toutes les grandes villes ont leur gros défauts je pense que si on arrive aimer une ville malgré ses défauts c'est un super bon point pour envisager une installation.
  5. Lucie27Lucie27

    Le 04 novembre 2011 à 14:48

    Je pense que c'est un mal qu'on ressent où que l'on s'expatrie, avec des manifestations plus ou moins fortes selon les attentes qu'on a et ce que l'on a investi dans notre expatriement.
    Je me suis expatriée pour un an en italie, et sur certains points je suis enchantée (la ville, l'art, le temps, le mode de vie), sur d'autres, je suis un peu déçue. Les rapports humains sont difficiles à cause de la langue, la fac c'est vraiment différent mes cours m'intéressent peu alors qu'ils me passionnent en france, parfois c'est dur. Parfois j'ai le mal du pays. Je pense que ce mal du pays est d'autant plus fort que le décalage est grand entre la représentation qu'on se faisait du lieu et la réalité de ce lieu.
  6. ziloaziloa

    Le 04 novembre 2011 à 20:21

    j'ai trouvé cet article très intéressant et bien écrit, merci beaucoup!
  7. NimeYNimeY

    Le 04 novembre 2011 à 20:29

    Je les comprend surtout au niveau de la saleté de Paris, parce que la foule, la pollution, ça se retrouve dans toutes les grandes villes..Mais cette saleté c'est indigne d'une ville comme Paris. J'ai beau être parisienne depuis toujours je ne m'y suis JAMAIS habituée. Quartiers chics ou populaires c'est pareil, vraiment dégoûtant et indigne d'une ville aussi riche et prestigieuse (tout comme la quantité de sans-abris d'ailleurs..consternant).
    Mais au moins la saleté ça pourrait se régler plus ou moins facilement si les gens étaient mieux éduqués. Toute cette pisse, ces excréments de chien, ces papiers, déchets,..Sans parler des tags (et je ne parle pas des beaux graffitis artistiques qu'on peut voir sur des fresques, mais bien des tags qu'on voit partout)
    Coup de gueule terminé :vex:
  8. Elle'ise.Elle'ise.

    Le 04 novembre 2011 à 22:08

    Je suis allée à Paris il y a une semaine, et je n'ai pas du tout eu le syndrome de Paris. D'accord peut-être parce que je suis française, que je suis partie avec mon chéri et enfin que je vis dans une région où les habitants sont beaucoup moins agréables que les parisiens. D'ailleurs parlons de ce préjugé qui colle également à la peau des parisiens : agressif, impatient, ect.. Sauf que tu le deviens également en habitant à Paris, je ne sais pas comment expliqué mais c'est pas quelque chose qui se trouve dans leur gène, mais plutôt les conséquences malheureuse des grandes villes. Enfin bref, moi plusieurs parisienne/parisiens m'ont souris, tenu la porte, et enfin offert 40 centimes quand il a vu que je n'avais plus assez de monnaie pour payer ^^. Et puis Paris reste une belle ville, un patrimoine énorme. Ok, le soir je rentrais à l'hotel j'avais les yeux rouges du à la pollution, quand j'étais dans mon lit j'avais l'impression d'avoir la fenêtre ouverte tellement j'entendais tout, et que c'est bruyant, mais bon ca encore une fois on le retrouve dans toutes les grandes villes (peut être pas autant de pllution). Et encore une fois, désolé les filles du Sud, mais les parisiens aux volants sont beaucoup plus gentils que les automobilistes de Montpellier et autres villes du Sud (donc rassurons les japonais il y a pire que Paris en France).

    Le seul petit bémole de Paris, c'est que je portais un béret non pas pour représenter le préjuger de base, mais parce que dans ma ville c'est à la mode. J'ai donc été blessé par le regard ou les moqueries de certains.
  9. Eye of the KittenEye of the Kitten

    Le 06 novembre 2011 à 14:49

    C'est intéressant parce que l'article génère des commentaires sur le choc culturel ET la différence Paris/province, deux sujets que j'affectionne particulièrement ^^ (d'ailleurs je veux que quelqu'un qui s'y connaisse mieux que moi écrive un livre là-dessus… )

    En tout cas je trouve qu'on ne se rend pas assez compte à quel point la culture peut être différente (pas forcément dans le mauvais sens) au Japon et en Asie en général. Une madz disait qu'elle ne comprenait pas comment on pouvait avoir honte au point de ne pas vouloir partir d'un pays qui nous déplaît profondément, et je trouve que c'est vraiment représentatif des cultures asiatiques justement (même si elles varient selon les pays bien sûr). c'est quelque chose qui me fascine parce que je pense qu'il n'est vraiment pas évident de le comprendre à moins d'avoir vécu dedans soi-même, c'est une des bases de la culture occidentale que l'individu "fait ce qu'il veut", et j'ai l'impression que c'est très secondaire dans les cultures asiatiques, que cela passe derrière les considérations qui concernent la face, le groupe, etc.

    Super article en tout cas :D
  10. Bombay MagicBombay Magic

    Le 08 novembre 2011 à 04:18

    Une bonne amie japonaise, désormais bien adaptée à Paris, m'avait fait part de son effroi lors de sa premère descente dans le métro parisien.
    L'odeur bien sûr.
    Mais surtout, les français portaient des chemises aux cols pas nets et poignées usées. Vous aviez tous l'air de porter des vêtements usagés, m'avait -elle dit.
    Depuis, au fil des conversations, et d'autres amis japonais rencontrés, j'ai appris à découvrir leur extrême gentillesse …. mais aussi, à quel point les choses ne sont "pas simples", et codifiées!

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