Typologie de la sieste

Ah, la sieste, cadeau divin qu'on méprise étant enfant et qu'on adule une fois grand. Voici une petite typologie de ces mini-sommeils réparateurs.

Typologie de la sieste

Publié le 1er novembre 2016

Il y a deux choses que j’adore dans la vie : dormir, et manger (ce qui peut expliquer mon amour pour les chats). Mais en tout premier, c’est dormir. J’ai connu, et je connais encore des gens pour qui se mettre au lit est une corvée, qui ont l’impression de perdre leur temps et qui roupillent le moins longtemps possible. Je ne les comprend pas.

Dormir, c’est la vie. Ça recharge les batteries, ça se passe sous une couette moelleuse, on rêve, on se détend, et au moins deux matins par semaine on peut se réveiller naturellement, sans le beuglement d’une alarme fixe (« naturellement » allant de « caressé-e par les doux rayons du soleil » à « tirée du lit par le chat qui nous marche sur la tête »). Que demander de plus ?

Et si dormir la nuit c’est bien, dormir la journée, alors là, c’est le top. Ces siestes qui me dégoûtaient quand j’étais gamine, puisque j’avais bien trop d’énergie pour sombrer, sont aujourd’hui la perle de mes journées. Petite typologie.

La sieste post-repas de famille

Aussi appelée « sieste du dimanche quinze heures », la sieste post-repas de famille suit généralement un déjeuner composé d’une entrée, d’une raclette, d’une salade composée, d’un dessert, le tout légèrement arrosé de vin et parfois carrément achevé par un digestif, comme si on avait tou-te-s cinquante-neuf ans.

Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais chez moi, un seul schéma possible : chaque membre de la famille regagne sa chambre, se met maladroitement en slip pour que RIEN ne puisse appuyer sur les estomacs saturés et sombre dans un coma digestif absolument indispensable.

Rien sur le ventre on a dit.

Si tout se passe bien, le déjeuner étant mort de sa belle mort aux alentours de quinze heures, la sieste elle-même finira vers dix-huit heures. Après quoi tout le monde se retrouvera autour d’un café tardif, la gueule enfarinée, la nuit sera en train de tomber et il sera temps de passer à la partie excitante du dimanche : le Cluedo de l’enfer. La première qui se moque sera privée de crêpes (tant qu’à être gros, autant être gros avec des crêpes, c’est mon credo).

  • Le point négatif : bah t’as flingué ton dimanche et tu n’arriveras probablement pas à te réveiller totalement avant l’heure de retourner au lit. Mais crois-moi, ça vaut le coup.

La sieste de gros tarba

La sieste de gros tarba, c’est ma spécialité. Tellement que la rédac, Fab le premier, a inventé un mot pour ça : « mymytozé ». C’est ma petite fierté.

Disons que, comme moi, tu as deux heures de pause entre midi et deux et que tu as fini de déjeuner tôt. Au vu de l’immense heure et demie qui s’offre à toi, tu décides de t’allonger un peu, avec un réveil pour 13h50 — on ne sait jamais. Mais tu ne comptes pas vraiment dormir jusqu’à cette heure-là. Vraiment vraiment pas.

13h50, ton alarme retentit et te réveille en sursaut. Écroulé-e sur le ventre, en mode étoile de mer, blottie sous une ou deux couettes (oui j’ai deux couettes) (laissez-moi tranquille), une mare de salive s’étalant sur ton oreiller, tu as sombré. Tu as été mymytozé-e.

Tu as pris une grosse dose de sommeil bien profond et tu es à peu près aussi détendu-e qu’un chaton assoupi au soleil, et c’est une des meilleures sensations du monde, CROIS-MOI.

  • Le point négatif : retravailler tout de suite après, c’est-à-dire sortir la tête de ton joli séant, boire un café ou un thé bien fort et te passer de l’eau fraîche sur le visage. La vie d’adulte, c’est nul.

La sieste parfaite recommandée par la science

Idéalement, quand on est une grande personne, la sieste optimale doit durer entre 10 et 20 minutes. C’est assez pour donner un coup de boost au cerveau et au corps, et pas assez pour passer le reste de la journée hagard-e façon zombie.

Et vraiment, c’est une sensation quasi-parfaite de se réveiller avec énergie et entrain, bien reposé-e, prêt-e à enchaîner sur le reste de la journée en mettant à profit le surplus d’énergie gagné en une poignée de minutes. Rien à redire. Enfin presque rien.

  • Le point négatif : C’EST IMPOSSIBLE. Enfin, pour moi. Je ne vois pas comment on peut prévoir de dormir dix minutes. Si je m’allonge en mettant un réveil pour dans dix minutes, je ne serai même pas assoupie d’ici-là. Si je m’allonge en mettant un réveil pour dans vingt minutes, idem. Si je m’allonge en mettant un réveil pour « quand je dois retourner au boulot », je me fais mymytozer (cf. plus haut). Cette sieste est un Graal que je n’atteindrai jamais.

La sieste crapuleuse

Forcément une de mes préférées, la sieste crapuleuse se fait à deux (ou plus, c’est votre vie après tout). Dimanche pluvieux en couple, pas grand-chose à faire, grosse chape de fatigue/petite déprime/gueule de bois (rayez les mentions inutiles), une seule motivation : se coller sous la couette.

Seulement, voilà : sous la couette il fait chaud, on va pas garder son jean, hein, en plus c’est pas confortable. Quand on dort à deux, autant dormir amoureusement, alors on se fait quelques câlins, on s’embrasse, on se chatouille. Et paf ! Ça ne fait pas de céréales chocolatées, mais une séance de sexe plus ou moins sauvage selon votre capacité à sortir de la torpeur dominicale. C’est beau, ça fait même du sport et ça donne des shoots d’endorphines à ne plus savoir qu’en faire.

  • Le point négatif : du coup y a pas eu de sieste, ce qui est quand même le sujet de cet article. Mais c’est mon article, je fais ce que je veux, voilà.

Et toi, c’est quoi ta sieste préférée ?

Merci à Cy. pour son génial dessin ! Retrouvez-la sur madmoiZelle, sur son blog et sur sa page Facebook !
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Voici le dernier commentaire en date :

  • Gadda
    Gadda, Le 1 novembre 2016 à 20h37

    Cet article est parfait. J'ADORE dormir ; comme je travaille de chez moi, je fais des siestes 2 à 3 fois par semaine. Avant, quand je bossais en entreprise, je finissais à 15h le vendredi, et dès le mercredi matin je pensais à la sieste de fifou que j'allais me faire le vendredi, celle-ci était trop bien. Comme beaucoup d'entre vous, les siestes de 10 à 20 mn c'est pas possible pour moi (lorsque je bossais en entreprise ça m'est arrivé quelques fois d'aller m'allonger dans l'herbe et de dormir 10mn, mais ce type de sieste chez moi c'est pas possible).

    Pour moi, tout endroit est propice à la sieste : dans mon lit, mon canapé, dans l'herbe, dans le bus, le train... Le pire c'est l'avion : dès que je suis assise je sombre et je ne me réveille que lorsque les roues touchent la piste à l'atterrissage.

    @Thimine: moi aussi je me réveille souvent avec mal à la tête ! Et le coeur qui bat très vite, je ne sais pas pourquoi :dunno: mais généralement je me lève doucement, je bois un grand verre d'eau et ça passe.

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