Le salon Anim’Est #2 — Cinq créatrices coups de coeur

Lady Beth revient vous parler du Salon Anim'Est qu'elle a beaucoup aimé pour vous présenter cinq créatrices qui lui ont tapé dans l'oeil.

Le salon Anim’Est #2 — Cinq créatrices coups de coeur

Il y a deux semaines avait lieu à Nancy le salon Anim’Est qui regroupait pas loin de 150 exposants. L’occasion de découvrir des créations, de rencontrer du monde, et surtout de partager une même passion : la culture japonaise !

À lire aussi : J’ai testé pour vous… le salon Anim’Est, la culture japonaise à Nancy #1

Parmi les boutiques et créateurs, si on retrouvait les traditionnels mangas, peluches et goodies, j’ai plutôt été attirée par les objets liés aux lolitas, kawaii, steampunk ou bien des créations qu’on ne peut trouver qu’en convention. Je vous présente mon top 5 des créateurs (l’ordre de la présentation est indifférent de la préférence !).

Miwa Création

Miwa Création, c’est une jeune rémoise de 22 ans qui réalise des vêtements (robes, jupes, serre-tailles), des costumes ainsi que des bijoux (boucles d’oreilles, bracelets, colliers).

animest1

Quelques-unes de ses créations — les prix sont d’ailleurs plus que corrects, ce qui m’a agréablement surprise !

Passionnée de théâtre dès l’école primaire, fan de mangas et de cosplay dès le lycée, elle est rapidement tombée dans la couture et a commencé à réaliser quelques costumes. Après un bac littéraire option théâtre, elle a « papillonné » en fac de psycho, d’ethnologie, en BTS tourisme et en DTMS habilleuse… ce qui lui a permis de préciser son projet professionnel et de réaliser des stages avec des couturières talentueuses.

Elle a d’ailleurs obtenu en 2010 le prix spécial du concours de couture Start’In Mode sur le thème « Bleu Klein » et « Glam Rock ».

Ce qui caractérise cette jeune femme, c’est son besoin de créer ! Jusqu’à présent, elle a dû réaliser une vingtaine de cosplay et entre 40 et 50 costumes (de sirène, dans le style médiéval, steampunk…). En moyenne, il lui faut entre quelques heures (pour celui de Just dance par exemple) et trois jours (comme pour celui de la nymphe de l’hiver) pour des costumes. Les jupes et les robes exigent entre une demi-journée et plusieurs jours de travail, tandis que pour les t-shirts peints à la main, il lui faut entre 1h30 et 9h selon le modèle.

Pour l’instant, elle ne vit pas encore réellement de cette passion mais elle compte ouvrir sa boutique prochainement. Pour la retrouver, il faudra donc la suivre en convention comme la Japan Party et certainement Japan Expo !

À lire aussi : Japan Expo 2013 : dans la jungle du style

Ses futurs projets sont la réalisation d’un cosplay de Tsukiji Noa ou encore des robes s’inspirant de Mme Butterfly.

— Son site Wix , sa page Facebook et son site de vente.

Anna Karen

animest2

Si vous voulez faire voyager votre esprit, admirez l’une de ses œuvres… l’effet est garanti !

Derrière ce doux sourire se cache Anna Karen, une artiste peintre autodidacte possédant un univers proche de la nature et du Japon traditionnel, mais également de certains jeux vidéo cultes comme Final Fantasy.

Dès son plus jeune âge, elle peint et dessine, mais est aussi attirée par l’histoire de l’art japonais. Elle a d’ailleurs étudié l’esthétisme traditionnel de ce pays lors de son cursus universitaire. Cette passion, tout comme ses voyages au pays du Soleil Levant, marque durablement ses peintures.

Elle est également influencée par la peinture occidentale du courant du japonisme (Manet, Klimt…) sans compter de nombreux artistes japonais modernes et contemporains (Hiroshige, Kawase Hasui, Hajime Namiki…).

Après l’élaboration mentale d’un plan d’ensemble, parfois avec l’aide d’un croquis (elle improvise rarement et ne se laisse pas guider, comme certains artistes, par l’évolution de la toile), elle utilise surtout de la peinture acrylique, ce qui lui permet de superposer des éléments en commençant par l’arrière-plan.

À lire aussi : Loisirs créatifs : quelles peintures pour quels projets ?

Ce qui saute aux yeux, c’est l’imaginaire et la couleur de ses créations. Elle a le souci de marquer la lumière et ses contrastes, et c’est la peinture acrylique et l’huile qui lui permettent d’obtenir un résultat si coloré et onirique.

C’est en 2013 qu’elle a exposé pour la première fois, lors d’un salon consacré à l’Asie et ses différentes cultures. Très rapidement, elle expose en galerie à Paris en mai 2014 et est sélectionnée comme membre exposant au Marché de la Création Paris-Bastille.

Son stand à Anim’Est respirait la douceur et ses œuvres étaient si captivantes que j’ai été sous le charme immédiatement. Sur ses toiles, on ne trouve pas de figure humaine, car elle « préfère se consacrer aux ambiances ressenties dans un décor, un paysage ».

Lors du salon, le public a pu observer quelques œuvres originales sur son stand, ainsi que des reprographies disponibles à la vente.

animest3

Ses prochaines expos :

  • 29/11/2014 : Le marché de la Création-Bastille à Paris.
  • 06-14/12/2014 : Galerie « La Maison Félix » à Montigny le Bretonneux.
  • Les 07 et 14/12/2014 : Le marché des créateurs « ArtisAnArt » à Villejuif.
  • 18-31/12/2014 : Exposition Arte Baby, 107 rue Truffaut – Paris.
  • 13-15/03/2015 : Made in Asia, Parc des expositions – Bruxelles.

— Sa page Facebook et son site.

Créations de Laena

animest8

Pour porter un petit bout du Japon à vos oreilles au quotidien !

Intriguée par un stand avec des multitudes de papillons et de grues, symboles de liberté au Japon (il paraît qu’il faut en plier 1000 pour qu’un vœu se réalise), j’ai pu échanger avec Laéna, commerciale le jour et passionnée de culture japonaise la nuit.

Cette passion lui est venue lors d’un voyage au Japon. En rentrant en France, il était compliqué de trouver des bijoux ou accessoires origami à des prix raisonnables. Autodidacte, elle a laissé libre cours à son imagination afin d’en porter et de les faire découvrir aux autres !

À lire aussi : Ce que la culture japonaise m’a appris

Sa boutique Les créations de Laena rassemble des créations origami ainsi que des accessoires à tendance nippone. Elle travaille le papier washi ou tissu japonais avec un pliage traditionnel japonais, puis elle colle les plis entre eux avec du durcisseur, avant d’y passer un vitrificateur et trois couches de vernis.

Présente à la Japan Expo 2014, elle n’avait jamais fait de réelles conventions avant cette année. Elle ne veut pas vivre de cette activité, car elle pense qu’elle en « perdrait le plaisir de la passion si cela devenait un travail avec une notion de rentabilité ».

Si vous aussi vous voulez pratiquer cet art, il faudra vous armer de patience, de livres de pliages et de passion ! À vos papiers !

— Sa page Facebook et son site de vente.

L’écaille d’argent

animest12

Que ce soit un collier, une montre ou un dragon à porter, les écailles sont à la mode !

L’écaille d’argent est une jeune créatrice autodidacte également, Nevann, qui a appris avec des tutos Internet et en se basant sur des photos. S’il ne semble pas y avoir d’autres créateurs pour le moment en France, à l’étranger, des noms comme Saniki Creations ou Chained Beauty Designs sont connus.

Mais comment a-t-elle eu l’idée de faire du « chainmail », « scalemail » ou bijoux en écailles et mailles ?

Alors qu’elle cherchait un design sympa pour un costume d’elfe, elle a découvert Utopia Armoury sur DeviantArt et en est tombée « amoureuse ». Ni une, ni deux… une fois un tuto téléchargé, un site pour commander, l’aventure était lancée. Après une première exposition en février dernier en Haute-Savoie et la création d’un logo, son amie Nunu la rejoint pour créer et exposer à Anim’Est.

Écaille d’argent, qui était une idée un peu folle au départ, a pris de l’ampleur et connaît un réel succès auprès du public. Pour le moment, les commandes et ventes se font sur Internet ou dans les quelques salons auxquelles les deux amies participent, et les prix sont résolument bas par rapport à la quantité de travail.

La parure florale, verte et rose, composée de 50 écailles et 200 anneaux, demande environ trois ou quatre heures de travail, alors qu’un soutien-gorge d’environ 1000 petites écailles peut prendre jusqu’à vingt heures. Mon coup de cœur : les petits dragons et colliers inspirés de l’univers de George R.R. Martin.

Si vous avez le courage de vous y mettre, ne faites pas comme Nevann à la pince à épiler, car vous y perdriez vos doigts. Elle s’en souvient encore ! Munissez-vous d’une paire de pinces plates et commencez par des choses simples, petites pour ne pas investir trop tout de suite. Et bien sûr, Nunu et Nevann sont prêtes à vous donner des conseils !

— Sa page Facebook et son site de vente.

Collectif Lolitas

animest13

Grâce à elles, j’ai pu trouver des merveilles !

Le collectif Lolitas rassemble trois jeunes créatrices de talent qui portent le lolita, mais s’en inspirent aussi pour réaliser bijoux et accessoires.

  • Clafou Tea

Créatrice d’accessoires et de bijoux dès 2009, elle expose à Japan Expo et rencontre l’Association Lolita Rouge Dentelle et Rose Ruban. Elle tombe alors dans le lolita, pour ne plus en sortir !

Touche-à-tout, influencée par des univers assez différents, ses créations vont des articles mignons à motifs de pâtisseries pastel à des choses plus élégantes avec dentelles et camées, ou encore une influence plus geek.

animest14

Après avoir fait sa troisième édition d’Anim’Est, Chibi Japan Expo et toutes les Japan Expo depuis 2009, elle a fait une pause d’un an et revient avec pleins d’idées et de projets. Elle sera présente à la convention Senyu à Epinal en février prochain et à la Japan Expo.

Vous pouvez la retrouver sur Etsy ainsi que sur sa page Facebook.

  • Sucre&Secret

Yumi, ambassadrice lolita depuis l’été 2014, a commencé à créer des accessoires inspirés de la mode japonaise, depuis aussi longtemps que le lolita la passionne. À cette époque, il était difficile de trouver du lolita en France et le « handmade » était déjà très à la mode !

Rapidement, un magasin de mangas à Chartres l’a contactée pour vendre chez eux, puis vers 2010, elle a lancé sa boutique en ligne Sucre&Secret en se spécialisant dans le nail art (onglerie artistique, très en vogue) et le decoden (la customisation d’objets), tous deux très populaires au Japon.

Ses créations sont de style lolita, ce sont des « accessoires pour les princesses modernes » : on trouve des chaussures, des porte-clés, de faux ongles à strass et même récemment des petits carnets qu’elle crée et décore à la main.

animest17

Des chaussures sur mesure, et un modèle unique – mon coup de coeur !

Après avoir exposé à trois éditions d’Anim’Est, à la Japan Addict à Strasbourg ou encore la Japan Expo, vous pouvez la retrouver en conventions autour du Japon, mais également lui passer des commandes afin d’avoir de réelles pièces uniques via sa page Facebook et son site de vente.

Pour 2015, elle reprend la couture avec des chaussures sur mesure, des pochettes et de nouveaux accessoires à cheveux dans l’esprit très lolita. Grande nouveauté, il y a aussi une section spéciale « imports japonais » où on trouvera des beaux collants, de la papeterie de style élégant et le « kawaii » japonais qu’elle affectionne.

La prochaine étape : la Senyu à Epinal en février prochain et le prochain Anim’Est en 2015 !

  • Faerie’s Tavern

Lolita depuis deux ans, la créatrice de Faerie’s Tavern aime l’esthétique de la mode et évoluer dans les différents sous-styles, que ce soit le gothique, le classique, le pirate, le boy’s style… À chaque tenue, elle a l’impression de se réinventer !

Créatrice de bijoux depuis début 2014, elle aime mélanger le creepy avec l’élégance, et se lancer dans le steampunk ou essaye d’inventer toute pièce qui sort de son imagination. Elle s’inspire beaucoup de fantasy, que ce soit dans la littérature, le cinéma ou les jeux vidéo.

Colliers, bracelets, bagues, boucles d’oreilles, peignes à cheveux ou barrettes, mais également chapeaux, bérets et gants… il y en a pour tous les goûts, tous les styles.

animest20

Elle crée des bijoux qu’on ne peut trouver en boutique classique ! Passionnée par Alice au pays des merveilles, je ne trouve chez elle que des bijoux à mon goût.

Présente à Anim’Est pour la première fois, mais également à la Japan Addict à Strasbourg, elle vend surtout via sa page Facebook et espère renouveler l’expérience aux prochaines éditions.

À lire aussi : Les Lolitas, leur mode et leur communauté

Ce salon a donc été l’occasion de découvrir des créateurs comme Les créations de Laena, des techniques que je ne connaissais pas comme celles de l’Ecaille d’argent, ou des œuvres touchantes comme Anna Karen, et de faire des achats et de futures commandes !

Et en attendant ses prochains articles, vous pouvez retrouver Lady Beth sur son blog et sa page Facebook !

À lire aussi : Ces concepts japonais à importer de toute urgence #1

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Il n'y a pas encore de commentaire