Nous sommes le mercredi 1er octobre. Il est 17h30. Dans quelques heures, (Julien) Bensé jouera Album, son premier opus, devant une salle comble. En attendant, il revient pour nous sur son parcours, son disque, ses projets,… Une interview à l’image de sa coupe de tifs : riche et touffue !
madmoiZelle.com : Est-ce que dans ton cas, on peut parler de véritable vocation ?
Bensé : Mon père était guitariste de jazz manouche donc j’ai baigné très tôt dans la musique. C’est à 17 ans, quand j’ai commencé à me produire sur Nice, que j’ai su que je voulais vraiment en faire mon métier. A côté de ça, j’ai quand même suivi des études pour faire plaisir à ma mère : j’ai arrêté après une maîtrise de droit en poche.
M : Dans quel environnement musical as-tu grandi ? Qu’est-ce qu’écoutaient tes parents, tes proches ?
B : Quand j’étais petit, à la maison, il y avait beaucoup de Django Renhardt, de Brassens. Pas mal de Brel aussi, de Ferrer, Serge Gainsbourg,… Et puis ensuite, au cours de mon adolescence, mon oncle, qui tenait une radio indépendante, m’a fait découvrir la pop anglaise, les Beatles,… Le rock, le blues et le folk américains surtout. Des styles qui ont vraiment compté et que j’essaie de marier aujourd’hui.
M : Il y a des écrivains qui t’ont influencé aussi ?
B : Ado, j’étais du genre romantique exalté, je lisais beaucoup de poésie : du Rimbaud, Verlaine, Baudelaire,… Mais bon, je n’ai jamais eu la prétention d’écrire comme eux. Je pondais des trucs super enflammés mais super nazes ! Après, quelques années plus tard, j’ai découvert la littérature américaine, des écrivains comme Charles Bukowski, Henry Miller… Ils m’ont beaucoup marqué.
M : Tu te souviens de ton premier texte ?
B : C’était une chanson d’amour un peu pourrie, très mielleuse… Malheureusement, je ne me souviens plus des paroles : tu rates un grand moment !
M : Raconte nous tes débuts dans les bars de Nice.
B : Pendant cinq ans, j’ai joué quatre-cinq fois par semaine là -bas. Tout seul, à deux ou en groupe : c’était selon la taille du bar… J’en garde de très bons souvenirs car c’est la meilleure école qui existe ! Ça t’apprend à jouer longtemps, dans des conditions à chier, tout serrés, dans la bière et la clope…
M : Ensuite, en 2002, tu as débarqué à Paris…
B : Et j’ai continué à écumer les bars, j’ai fait la manche… Puis j’ai commencé à me produire dans des salles un peu plus grandes : Le Réservoir, Le Divan du Monde, La Flèche d’Or,… C’est après un concert à La Scène Bastille que mon éditeur Universal Publishing m’a repéré. Et après une prestation au Café de Paris que j’ai signé chez Naïve. C’est une maison de disques qui m’a offert une grande liberté dans la réalisation de l’album. Je me reconnais parfaitement dans leur état d’esprit.
M : Ton album, parlons-en. Il est très personnel. Tu évoques ta famille, tu explores tes relations amoureuses… Pourquoi ce besoin de se confier, de se mettre à nu ?
B : Les thèmes que j’aborde sont universels. Je pense sincèrement que les gens peuvent se reconnaître dans les portraits que je brosse : on a tous des proches auxquels on tient, que ce soit une vieille nourrice, un frère, un grand-père qui a disparu,…











Le 06/10/2008 Ã 15h19
C'est ouf ! Ce type a enregistré dans ma ville ahaha ! je savais pas que La Frette Sur Seine était connu comme coin ! Je m'en remettrais jamais je crois.Sinon, l'itv est sympa & je connais pas grd chose de ce mec (à part sa chanson la plus connu) et j'aime bien. Il a l'air cool, en +...