Le gouvernement lance un plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme

Le 17 avril, Manuel Valls a annoncé les mesures qui composent le « plan de lutte contre le racisme et l'antisémitisme » mis en place par le gouvernement. Au programme : la communication, la pénalisation, Internet et l'éducation.

Le gouvernement lance un plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme

Image d’illustration par Louison

En réaction notamment aux attentats à Charlie Hebdo, le gouvernement avait annoncé le 6 mars dernier un plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Le 17 avril dernier, le Premier ministre Manuel Valls a présenté les différentes mesures de ce plan : au total, il y en a une quarantaine, qui seront déployées entre 2015 et 2017. Le gouvernement a découpé cette lutte entre quatre points.

  • Le premier concerne la communication : les médias devront faire en sorte de lutter contre les préjugés. Le gouvernement veut aussi utiliser des exemples : les personnalités publiques (artistes, sportifs•ves, gens influents de l’Internet) vont être incité•e•s à participer à cette lutte et recevront le titre de « grands parrains de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme », et les entreprises seront encouragées à soutenir les projets des associations et de communication. Car pour mener ces actions de lutte, le plan compte essentiellement sur le travail des associations. Une campagne nationale de sensibilisation sera d’ailleurs lancée à partir de l’été 2015.
  • Le plan prévoit aussi de pénaliser plus sévèrement le racisme et l’antisémitisme, en intégrant notamment la répression des discours de haine au droit pénal, ce qui devrait notamment permettre des jugements plus rapides qu’actuellement. Des peines à valeur pédagogiques, comme les travaux d’intérêt général ou les stage de citoyenneté, seront développées. Le plan propose aussi une prise en charge spécifique pour les victimes d’actes racistes et antisémites.
  • Autre point : le racisme et l’antisémitisme sur Internet, et en particulier sur les réseaux sociaux : les hébergeurs de contenus comme Facebook et Twitter vont avoir l’obligation de « disposer d’une représentation juridique en France ». Pour faciliter le signalement des contenus racistes et/ou antisémites, sera aussi mise en place une « Unité nationale de lutte contre la haine sur internet ».
  • Enfin, pour faire avancer les choses, le gouvernement mise sur l’éducation. Il prévoit ainsi de mettre en place des référents racisme-antisémitisme dans les établissements scolaires, et d’imposer l’étude d’une oeuvre et la visite d’un lieu de mémoire à chaque étape de la scolarité.

Le gouvernement a prévu d’allouer 100 millions d’euros sur 3 ans pour le projet entier. Mais ces mesures ne font pas l’unanimité. Certaines personnes interrogées par Libération estiment par exemple que ce budget est assez faible, car une grande partie de l’argent pourrait déjà être absorbée dans les campagnes de sensibilisation. D’autres estiment que le gouvernement laisse finalement une grosse part du travail aux associations, ou encore que les effectifs de la cellule de signalement sont insuffisants.

Et toi, que penses-tu des mesures annoncées dans ce plan ? Te paraissent-elles adaptées ? Quelles mesures voudrais-tu voir mises en oeuvre pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme en France ? Viens en débattre dans les commentaires !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Vespah
    Vespah, Le 25 avril 2015 à 23h10

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