« L’utopie, c’est de penser qu’on peut continuer comme ça », nous explique Nicolas Hulot

Nicolas Hulot nous explique la réalité et les conséquences du réchauffement climatique, et nous lance un appel : mobilisons-nous pour interpeller nos responsables politiques.

Concrètement, le réchauffement climatique, comment ça se manifeste ? Mais c’est du trèèès long terme, non ? Ah, non… Mais qu’est-ce qu’on peut vraiment y faire ? Nous, citoyen•ne•s, est-ce qu’on peut seulement faire quelque chose ? Comment agir ?

À lire aussi : Le réchauffement climatique, un problème de riches, vraiment ?

On a rencontré Nicolas Hulot, qui a répondu à toutes ces questions. Pour toutes celles et ceux qui ont encore du mal à se convaincre qu’il faut qu’on agisse, qu’on change de modèle économique (et politique !), pour toutes celles et ceux qui se disent que la tâche à accomplir est trop vaste, trop difficile, que c’est illusoire ou utopique d’imaginer qu’on puisse changer ce monde et son fonctionnement, il a une réponse :

« Ce qui est utopique, c’est de penser que le monde va pouvoir continuer comme ça, en ajoutant des injustices, et en faisant en sorte que les grands équilibres climatiques nous explosent à la figure, et que ça va être la paix dans le monde ».

Voilà le véritable enjeu qui se présente à nous, la responsabilité de nos dirigeant•es politiques, et la nôtre aussi, par extension : le choix n’est pas entre agir ou garder « le statut quo », le choix est entre agir ou subir.

L’écologie n’est pas un problème, elle est la solution !

Si tu es plutôt du côté sceptique et/ou blasée de la Force Verte, Cy. et moi-même avons croisé nos expertises pour expliquer les enjeux de la COP21 en dessins (de Cy., les dessins, hein : moi j’ai fait les explications).

Nicolas Hulot a publié un manifeste intitulé Osons ! : c’est un appel à la mobilisation citoyenne, dans lequel il détaille les mesures que les chefs d’État et de gouvernement doivent absolument prendre, sans délais, afin d’enrayer le réchauffement climatique et ses conséquences dramatiques pour l’humanité.

Il appelle spécifiquement la jeunesse à se mobiliser, car c’est notre avenir qui est en jeu, et même déjà notre présent.

À lire aussi : L’ONU dévoile son guide à destination des États pour le climat, en amont de la COP21

La solution ne réside plus dans des petits gestes du quotidien (qu’il ne faut pourtant pas abandonner !) mais dans un engagement global, et surtout concret :

« Les sommets sur le climat se succèdent, nous croulons sous l’avalanche de rapports plus alarmants les uns que les autres. Et l’on se rassure avec une multitude de déclarations d’intention et de bonnes résolutions. Si la prise de conscience progresse, sa traduction concrète reste dérisoire. L’humanité doit se ressaisir, sortir de son indifférence et faire naître un monde qui prend enfin soin de lui.

Je veux crier que le réchauffement climatique n’est pas une simple crise que le temps effacera. Il conditionne tous les enjeux de solidarité auxquels nous sommes attachés. Ne rien faire, c’est accepter une ultime injustice.

Un autre monde est d’ores et déjà possible ; il nécessite un état d’esprit universel, une intelligence, une vision et une volonté collectives. Nous devons penser le monde comme un espace commun de solidarité.

Les responsables politiques doivent prendre des mesures à la hauteur de ces enjeux. C’est à cela qu’on jugera de leur courage. »

nicolas-hulot-osons

Rendez-vous sur le site de la Fondation Nicolas Hulot pour signer la pétition, et se renseigner sur les actions que l’on peut mener à son échelle, en plus de maintenir la pression auprès de nos gouvernants.

Pour nous, citoyen•ne•s, il propose dix engagements individuels que nous pouvons prendre, à divers degrés d’implication, pour contribuer à hauteur de nos moyens au changement nécessaire :

  1. Se déplacer à plusieurs ou sans moteur
  2. Réfléchir à deux fois avant de prendre l’avion (en Europe, les trains sont nos amis !)
  3. Manger moins de viande… mais de meilleure qualité (notez qu’on peut aussi s’en passer totalement, si on veut !)
  4. Mettre fin au gaspillage alimentaire (et il était temps que la loi s’en mêle !)
  5. Mettre son argent au vert
  6. Choisir une électricité 100% renouvelable
  7. Agir contre le gaspillage énergétique (qui fait aussi du mal à notre budget, je sais pas si vous avez remarqué…!)
  8. Agir pour la nature
  9. Partager (aussi une forme de lutte contre le gaspillage !)
  10. Militer et s’impliquer pour le climat : rendez-vous le 29 novembre, à la grande marche pour le climat !

Osons ! est en vente à 4,90€ (et disponible en version numérique également).

À lire aussi : Le Défi Veggie, une semaine 100% végé pour le climat, revient du 4 au 24 juin !

cop21-banner

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 2 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • SparbS
    SparbS, Le 12 octobre 2015 à 15h44

    J'ai eu la chance de grandir à la campagne, en ayant des parents agriculteurs. Des petits agriculteurs, à qui les terres ne rapportent pas assez d'argent pour vivre. Du coup j'ai grandi en ayant conscience des choses. On m'a appris à regarder la nature, et à connaitre les conséquences de pleins de choses. Et la météo fait partie de ces choses. Les impacts que peuvent avoir les "caprices" de la météo.
    Alors depuis toujours, je fais en sorte d'avoir le moins d'impacts possibles sur la planète, à mon échelle.
    Mais le "souci" en ayant grandi comme ça, c'est que je ne comprends pas les personnes qui ne se rendent pas compte de la gravité dans laquelle se trouve la planète.
    Tout ce que liste N. Hulot au début de la vidéo, je le sais déjà, j'en suis consciente. Et je ne comprends pas que ça n'alerte pas les gens.
    Alors oui on pense à son confort, on se dit que ce n'est pas une petite action qui va changer le cour des choses. Non, c'est vrai. Mais si tout le monde pense comme ça, et agi de la sorte, alors le problème du confort ne se posera même plus.

    En vivant en ville depuis plusieurs années, je me rends compte de l'inconscience générale. Et ça me fait carrément flipper.

    Si certains pouvaient faire un séjour (d'un an au moins) dans le milieu où j'ai grandi, ça percuterait peut-être dans leur tête (mais le problème c'est que ce n'est même pas sûr).

    Spoiler: Plus ou moins lié

    Merci @Clemence Bodoc d'intégrer ce sujet à Madmoizelle :bouquet:

Lire l'intégralité des 2 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)