Josée l’Obsédée regarde du porno (pour la science)

Josée l'Obsédée aime le porno. Pour une fois, elle ne nous parlera pas pour une fois de ce qu'elle a fait, mais plutôt de ce qu'elle a vu les autres faire.

Josée l’Obsédée regarde du porno (pour la science)

Je suis une jeune femme à la sexualité plutôt classique, intégrée dans la société et qui mange bio. Pourtant, j’ai vu plus de porno dans ma vie que tous mes partenaires ou mes amis réunis.

Il faut dire que j’ai mis à cette étrange passion  (addiction ?) une rigueur et une abnégation de chaque instant, une curiosité sans limite et beaucoup trop de temps passé devant l’ordinateur.

Alors comment devient-on une experte en porno et qu’est-ce que ça change au quotidien dans une vie sexuelle ?

… Personne à la maison ! C’est le moment de mater du porno avec le volume !

Au commencement était la verge

Grosse nerd capable de passer des heures sur des chats en compagnie de jeune gens de France et de Navarre, j’avais 14/15 ans la première fois qu’un homme de 17 ans s’intéressa à moi sur Internet.

Nous flirtions poliment quand il me proposa de réaliser la photo de mon choix : habits, poses, décors, j’étais aux commandes. Je lui demandais donc d’assouvir ma curiosité en posant nu… avec de la grenadine sur le torse. Ne me demandez pas le pourquoi de la grenadine je ne me souviens plus.

Grrrrrr

À ce moment-là, je comprenais pour la première fois que j’avais une libido, amenant en quelques minutes beaucoup de questions en suspens. Et comme d’habitude, ado de l’internet que j’étais, le web allait pouvoir me permettre d’y répondre.

Ils ont été nombreux ces hommes avec qui j’entretenais ce qu’on peut appeler une amitié virtuelle un peu perverse, mais j’ai eu la chance incroyable de toujours tomber sur des hommes respectueux, contents de trouver une partenaire de jeux avec qui parler de sexe sans tabous.

Mais ce n’était pas assez encore pour assouvir ma curiosité et avant même de perdre ma virginité, je me mis à regarder des hentais, ces dessins érotiques japonais. C’est dans ce contexte que je me mis à comprendre réellement ce qu’était la masturbation bien que j’avais pu la pratiquer avant par hasard comme beaucoup de petites filles.

#Amatrice

J’ai l’esprit scientifique et quand je commence quelque chose, je vais toujours jusqu’au bout de ma démarche. J’avais découvert le porno ? Très bien, il fallait maintenant que je découvre TOUT le porno.

Ma méthode fut longtemps géographique et m’offrit une porte inédite et précieuse sur le subconscient de sociétés entières : qu’est ce qui fait bander un japonais ? Qu’est ce qui fait mouiller aux États-Unis ? Et peu à peu je créais ma carte du monde du porno au grè de mes escapades érotiques.

Saviez-vous que dans un gang bang japonais, avant la scène, les hommes se mettent debout autour de la femme et qu’ils l’applaudissent ? Tout l’érotique japonais, du moins dans l’industrie du porno, tourne autour de l’humiliation de la femme. Ainsi elle n’est pas systématiquement pénétrée car ce n’est pas tant l’acte sexuel en lui-même qui importe que le sentiment d’humiliation : un des scénarios les plus classiques consiste d’ailleurs à tripoter une femme avant de la masturber à l’aide de vibromasseurs complexes.

Oui, en terme d’égalité homme/femme, ça craint, mais savoir de quelle façon ça craint est instructif pour mieux comprendre le phénomène d’inégalité dans une société donnée.

À l’inverse aux USA, l’industrie du porno fait régner la beauté et la perfection de corps standardisés, les actrices pornos, bien mieux payées que dans le reste du monde, sont souvent de voluptueuses mannequins tandis que les hommes trop musclés cèdent la place, depuis l’ascension de l’acteur James Deen, aux parfaits « Boy next door ».

James Deen

Mais entre les sexes parfaitement épilés et standardisés des Américains et le flou pudibond des Japonais, je constate que ces deux cultures, qui abordent le porno de point de vue tout à fait différent (la pénétration est reine aux Etats-Unis, secondaire au Japon), on retrouve toujours cette négation de la réalité physique des sexes.

À l’inverse, le porno allemand mettant régulièrement en scène des hommes bedonnant, des femmes aux corps marqués par la cellulite, s’approche beaucoup plus de ce qu’on peut attendre, au fond réellement, du sexe.

Car bien sûr le vrai sexe ça sue, ça se prend la tête dans le mur et parfois ça a des odeurs chelous. En grosse consommatrice, je suis tombée sur des scénarios qui te font passer définitivement l’envie d’imiter ces performers : un homme déguisé en cheval de latex, un prétendu homme invisible se glissant dans le vestiaire de femmes ne comprenant plus rien, des femmes arborant un harnais de godes de la tête au pied…

Bien vite, cet esprit explorateur a pris le pas sur ma libido, je ne regardais plus du porno pour mes propres pulsions, ou plus occasionnellement, c’était plutôt à qui, de moi ou de mes potes, trouverait la vidéo la plus improbable et je dois dire que le Japon m’aura apporté une grande aide dans cette quête.

#tag

Dans le monde du porno vous avez deux modes d’entrée principaux : le tag ou l’acteur/actrice.

Le tag c’est le type de scène que vous recherchez : bondage, trio, bisexuel… Mais nous sommes là face à des grands classiques.

En plongeant plus en profondeur dans l’océan de tags pornos dont recèle internet, on ouvre une boîte de Pandore sur l’inconscient collectif de l’humanité : qu’est-ce qui fait bander la Terre ? Et on a parfois des surprises…

#Cuckold par exemple désigne des vidéos mettant en scène des maris cocus impuissants face à la situation. Son succès est déjà intriguant, car à qui le spectateur s’identifie-t-il, l’amant… ou le mari trompé ? Mais il peut même carrément devenir dérangeant lorsqu’on se rend compte que l’amant est souvent… noir. Ou métisse. Ainsi le bon vieux mythe répugnant de l’homme étranger venant nous voler nos femmes resurgit au détour d’une vidéo Youpron qui ne prétendait pas plus qu’exciter.

Le tag #Girlfriend (expérience) désigne lui des vidéos où de jeunes femmes douces et fragiles sont initiées en douceur, les échanges de regard entre les acteurs sont volontairement plus romantiques. Mais là aussi, le message est double : la girlfriend c’est la fille bien, et donc douce, par opposition à la traînée dominatrice de la vidéo hardcore deux pages web plus loin. Deux extrêmes sans réel intermédiaire malheureusement pour l’instant…

J’ai cru remarquer que les consommatrices privilégiait la recherche porno par tag alors que les consommateurs de porno fonctionnaient plutôt par actrices fétiches, les fameuses porn-stars. Mais la tendance va sans doute rapidement évoluer, et si Rocco Siffredi servait avant tout à appâter les hommes avides de voir un mâle alpha en action, James Deen se destine clairement à appâter un public féminin.

Les tags sont intéressants aussi parce qu’ils ont une histoire, et surgissent au grè des modes. Modes qui ne sont pas anodines sur nos vies sexuelles.

Le fameux #bukkake par exemple nous vient des années 80 lorsque les réalisateurs japonais, condamnés à la censure des pénis, devaient extérioriser le plaisir et la sexualité autrement que par l’érection. En plus ça coûte moins cher d’utiliser une seule actrice et plein de mecs dont on ne montrera même pas le visage. Et cette pratique se retrouve dans notre propre sexualité à travers la fameuse « faciale » qu’un homme peut demander à sa copine sans passer pour le pire des salauds de nos jours.

Désolé.

Connaître ces modes c’est aussi pouvoir se dire : « Tiens, j’ai envie de ça parce que tout le monde en parle en ce moment ou parce que ça me plait vraiment ? », ce qui m’a été très utile dans ma vie sexuelle. « Oui, je sais qu’on peut faire ça oui, je l’ai déjà vu, plusieurs fois, et du coup laisse tomber pour m’appâter en stimulant ma curiosité parce que j’ai autre chose à faire que de te prouver que je peux le faire. »

Le plus comique, c’est que cette effervescence de tags masque en fait… une triste répétitivité ! Ainsi derrière le tag #massage, si alléchant au début, se cachent des milliers de vidéos tristement identiques, variant à peine les sexes ou la musique d’ambiance… Sensé être le symbole de la diversité des fantasmes, le tag stérilise l’imagination des réalisateurs.

Ce que le porno a apporté à ma vie sexuelle

Le porno m’a en effet apporté plus de choses que l’élargissement de mon vocabulaire anglo-japonais et, sans doute un jour, des bases sûres en ukrainien. Je précise d’office que si le porno m’a apporté beaucoup, il ne s’agit en rien d’un principe général, et les personnes mises mal à l’aise face à du porno ont bien raison de ne pas se forcer !

Mais à titre personnel voici ce que j’ai pu constater :

  • Le porno m’a permis de libérer ma parole et notamment a déclenché des discussions ô combien enrichissantes sur le sexe avec des amis dont je maîtrisais les codes et que je pouvais donc mettre en confiance : « T’inquiète pas, je vais pas te juger, on a maté le même porn, et donc cette pratique rare t’intéresse ? ».
  • Le porno a aussi libéré mon orientation sexuelle. Je ne me définis ni comme hétéro ni comme bi, simplement comme curieuse, aventurière. Pas besoin de coller un tag sur ma sexualité, les tags, c’est répétitif.
  • Le porno a en outre considérablement développé mon imagination érotique, non pas dans l’esprit, mais en pratique. On dit souvent : « Il fait l’amour comme dans un porno c’est nul » et je comprends tout à fait l’idée pour être moi-même tombée sur ce genre de partenaire, mais je pourrais aussi dire à l’inverse que j’ai osé des positions jouissives après les avoir vues dans un porno… et tant mieux ! J’ai toujours trouvé la lecture du Kamasutra indigeste de toute façon.

Après y’a des explications plus claires que d’autre…  (Sans Sarah rien ne va !)

En revanche je ne cherche jamais à imiter ces véritables sportives que sont les hardeuses, tout simplement parce que physiquement parlant, ça va pas le faire, ou alors autant prendre des actions dans une usine de lubrifiant.

Enfin après mon viol, c’est le porno qui m’a remis le pied à l’étrier : ça commençait quand je voulais, ça s’arrêtait quand je voulais, et ça prenait les pauses que je voulais avec les acteurs de mon choix. En reprenant le contrôle de mes séances de plaisir solitaire, je me réappropriais ma sexualité.

Et les femmes dans tout ça ?

Alors oui c’est cool, de reprendre la contrôle de sa sexualité. Mais les autres femmes, les actrices, elles ont quel contrôle dans tout ça ?

Il y a quatre ans, après plusieurs années en navigatrice de l’improbable, je me posais enfin les vraies questions éthiques qui s’imposent. C’est que depuis quelques temps, mon regard s’était affiné. Une actrice a beau être douée, simuler à la perfection, il est un moment où l’on voit bien dans le regard la différence entre « Han… pff… chié quand même… Bon ok ok…» et « Oh mon dieu je fais le meilleur métier du monde ».

Pendant ce temps en France, les anciennes actrices pornos se faisaient de plus en plus entendre, Katsuni rédige son blog pour les Inrocks, Ovidie poursuit son travail de militantisme pour une meilleure éducation sexuelle.

De mon côté, j’ai 17/18 ans, je deviens féministe en même temps que je découvre le milieu du porno SM et m’interroge : jusqu’où peut-on aller ? Sérieusement, une bougie à cet endroit-là ?

Je ne juge bien sûr pas les pratiques des adeptes du SM, mais disons qu’après plusieurs années dans le quantitatif et bien oui : je suis blasée.

Alors j’investis le qualitatif en me posant la question suivante : un bon porno accorde quelle place aux femmes ?

Car après tout je suis moi aussi une femme, une féministe qui plus est, puis-je continuer à regarder ces vidéos japonaises produites par la mafia Yakuza ? Et celle d’Europe de l’Est dont l’origine ne laisse pas vraiment planer le doute ? Non.

Il existe un vaste débat sur la prostitution sur lesquels les mouvements féministes exposent régulièrement leurs désaccords. Désaccord que je trouve fructueux car l’opposition intelligente est riche. Et ce débat s’exporte assez aisément à l’univers du porno. Une femme peut-elle volontairement porter atteinte à son image ? Quand le fait-elle ? C’est une question d’intensité, de soumission, de pratique ?

Je n’ai aucune réponse novatrice a apporter à ce débat que je laisse à votre conscience, à titre personnel… je ne regarde tout simplement plus de porno ou très rarement des productions de grands studios américains. C’est un peu facile mais je ne vais pas me forcer juste pour dire que je regarde du porno éthique, je n’ai tout simplement plus la libido à ça.

Mais je m’intéresse toujours autant à l’avenir du porno et au débat qu’il suscite, ne serait-ce que parce que l’industrie pornographie semble actuellement tombée dans une abysse, incapable de se renouveler et de se remettre du choc Youpron, Xrongeur et autres diffuseurs de gonzo (film rapide et sans scénario) gratuits.

  • Il y a bien sûr l’aspect financier et technologique, le plus terre-à-terre.

Ce n’est pas en faisant des films 3D que le passage au XXIème siècle se fera. Il existe actuellement des pénis et vagins artificiels qui, reliés à des ordinateurs, peuvent imiter les mouvements d’un partenaire à distance ou ceux, par exemple, enregistré lors d’un film pornographique.

Plus concrètement, la mode est à la webcam amatrice – j’ai connu un ami qui arrondissait ses fins de mois en s’exhibant sur internet. Je ne cache pas que cette évolution-là me fait peur. Tout le monde ne me semble pas psychologiquement prêt à assumer les conséquences d’une exhibition aussi intime et faire ça seul dans son salon prive du soutien des autres actrices/acteurs, syndicat des travailleurs du sexe…

Après t’as des réalisations plus… artisanales. Du film Zack & Miri font un porno.

  • Le porno labellisé BIO. 

Le porno éthique commence comme une bonne idée : protéger les acteurs, en garantir la bonne rétribution, faire respecter le droit du travail, favoriser le travail des syndicats des travailleurs du sexe…

Et finit… comme une idée passable. Le porno devrait pour certains devenir une annexe de nos cours d’éducation sexuelle et promouvoir une sexualité « respectable car respectueuse ». Même dans les milieux SM, l’idée fait son chemin et l’on peut voir maintenant, à la fin de vidéos hards, une petite interview des acteurs en peignoir post-tournage confiant avec un grand sourire à quel point c’était fun.

Le principe de départ est juste bien sûr, il faut pouvoir mettre en place un porno respectueux de ses acteurs. Mais il est parfois dévié à d’autres buts : interdire certaines pratiques jugées humiliantes (qui a le droit de dire à un des adultes consentants de ne pas pratiquer un double porté chinois juste par principe ?) ou encore rendre obligatoire le port du préservatif.

Cette question du port du préservatif me semble symbolique : il s’agirait d’éduquer les gens au port du préservatif à travers le porno. Car non, il ne s’agit pas de protéger les acteurs eux-mêmes, les tests étant mensuels dans le milieu de telle sorte que :

« Selon la présidente du syndicat des films pour adultes Free Speech Coalition, seuls deux acteurs ont contracté le VIH depuis 2004 dans tout le pays et la contamination s’est déroulée en dehors des plateaux de tournage. » Le Parisien 

C’est donc pour des raisons plus éducatives que sanitaires que la ville de Los Angeles, berceau du porn américain, a rendu obligatoire l’usage de préservatifs sur les tournages.

Et quand on commence par remplacer les livres et cours d’éducation sexuelle par du porno, je grince des dents. Le porno n’a, et c’est heureux, aucune visée éducative. Ou alors je plains très sincèrement la prochaine génération. Le message à faire passer est même exactement l’inverse : le porno n’a aucune vertu éducative, c’est du pur fantasme. Comment le faire comprendre et dans le même temps promouvoir une image hygiéniste du sexe dans le porno ?

Et surtout, n’est-ce pas un peu facile de se décharger de cette responsabilité sur le monde du porno plutôt que d’avoir le courage de réaliser de vrais cours concrets et informatifs sur le sujet du collège jusqu’à la fin du lycée, voire à la télévision publique, encore et encore jusqu’à ce que le message soit compris par tous, et pas seulement les consommateurs de films érotiques ?

  • Le porno, féminin ou féministe ?

L’autre filon juteux que l’industrie du porno cherche à exploiter c’est bien le public potentiel féminin. Il faut dire quen 2006, 96% des internautes ayant tapé « porn » dans leur barre de recherche… étaient des hommes, il y a donc une marge juteuse de progression du côté des spectatrices qui ne vous aura pas échappé. Deux angles d’approches existent : le porno féminin, girly, coquin. Et le porno féministe, engagé.

Le porno féminin, vous l’aurez deviné sans doute, me touche une grande lèvre sans faire bouger l’autre. Marc Dorcel, le producteur français de porno le plus connu, a ouvert un site web consacré aux femmes et je n’y ai trouvé que ce que l’on trouve déjà ailleurs, avec ce petit ton mutin en plus qui pourra en agacer certaines. Globalement, tous les films pornos estampillés féminins n’ont strictement rien de particulier, et les lesbiennes qui auraient pu croire à un asile pour leurs fantasmes se retrouveront envahis par les mêmes clichés qu’ailleurs.

Le porno féministe lui se retrouve parfois même financé par les gouvernements comme en Suède. L’idée ? Se réapproprier le porno pour développer un imaginaire moins masculin. Je dis masculin et non pas hétéro car le monde du porno gay n’a pas à se plaindre. À l’inverse le porno lesbien n’est qu’une déclinaison des rapports hétérosexuels appliqué aux femmes qui finissent par se retrouver pénétrée par des talons aiguilles…

Enfin certains mecs galèrent plus que d’autres… (Do Not Disturb)

La créativité se réveille alors un peu, timidement : rapports lesbiens crédibles réalisés et mis en scène pour et par des lesbiennes, vibromasseurs qui débarquent dans les mains de femme bien décidée à ne pas attendre que l’orgasme arrive par la magie du phallus…

Il faut dire que les bases étaient déjà posées grâce… au monde du SM, où les femmes prennent souvent la cravache. Le porno féministe est ainsi autant une réponse à la curiosité et aux fantasmes des femmes… que des hommes !

Le porno a apporté beaucoup à ma culture générale, ma sexualité, à mon développement personnel. Mais il est important de porter aujourd’hui un regard critique sur cet univers  : peut-on réellement utiliser des corps humains nus… au sein d’une industrie ?

C’est une recherche qui bénéficiera aux spectatrices, aux spectateurs, mais aussi aux studios de porno eux-même si elle ne veut pas disparaître sous des montagnes de films amateurs gratuits !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Poppy00
    Poppy00, Le 28 mars 2015 à 18h24

    je viens de lire cet article après avoir écouté la première émifion et je le trouve très instructif.

    Par contre une chose me fait tiquer, quand l'auteur dit :

    Même dans les milieux SM, l’idée fait son chemin et l’on peut voir maintenant, à la fin de vidéos hards, une petite interview des acteurs en peignoir post-tournage confiant avec un grand sourire à quel point c’était fun.
    Clairement, NON ce n'est pas nouveau dans les vidéos SM. L'auteur ayant découvert le porno sur internet, j'en déduit qu'elle est jeune (enfin plus jeune que ceux qui l'ont découvert cripté sur canal+ comme moi) et donc manque peut être un poil de culture sur ce point...

    Kink.com n'est pas le premier a faire de la vidéo SM... Les premiers c'est INSEX qui produisait dès les premières vidéos sur internet 1.0 soit en 1996-97 et il y avait déjà des interviews avant-après...

    Et même avant ça la première vidéo SM qui date des années 80 de Richard Cairn et qui s'est beaucoup échangé sous le manteau dans le milieu...

    Spoiler: Sujet du film âme sensible s'abstenir

    Les premières images présentent les cartes d'identité des participants... Pour une question de légalité... rien ne se fait sans consentement et la preuve est là...

    Voilà donc c'est faux que de dire que c'est une nouveauté et que c'est pour le bien être des actrices... C'est avant tout pour ne pas être embêter avec la loi... et INSEX a subit beaucoup d'attaques de la part de la justice new yorkaise (où ils étaient basés au départ) avant de fuir au Canada... Et a gagner TOUS ses procès parce que TOUS les participants ont toujours TOUS été consentant...

    Mais le consentement est la base du SM, on a trop tendance à l'oublier...

    Cela dit je finirai par une étude sur le bien être de toutes les actrices qui a révélé que les plus mal lotties sont les actrices de fictions qui subissent bien plus de machisme et d'irrespect que les actrices pornos... Comme quoi...

    PS : j'arrive pas a remettre la main dessus, je mettrai un lien si j'y arrive...

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