Homophobie : comment un livre peut faire changer d’avis

Une Américaine était homophobe, jusqu'à ce que la lecture d'une trilogie ne lui ouvre les yeux et ne lui fasse changer d'avis. Le pouvoir des livres !

Homophobie : comment un livre peut faire changer d’avis

Si vous avez déjà lu plus de cinq bouquins dans votre vie, et que vous aimez assez ça pour recommencer de temps en temps, vous devez savoir que certains bouquins peuvent changer une vie. Parce qu’ils sont vraiment bons, très émouvants, choquants, instructifs ou même si mauvais qu’ils nous marquent à jamais.

Mais saviez-vous que certains livres insoupçonnés avaient également le pouvoir de démolir toutes les fondations d’une éducation pour ouvrir les yeux du lecteur et lui faire changer d’avis sur un sujet qu’il considérait comme tabou ? C’est le cas d’une utilisatrice de Reddit, Angelwork, qui a changé d’avis sur l’homosexualité après avoir lu une trilogie de romans.

Voici son message :

J’étais une bigote. En particulier envers les gays. C’est en grande partie dû à mon éducation chrétienne très stricte, mais ça a atteint un stade critique lorsque j’ai lu la trilogie de Vanyel, de Mercedes Lackey.

J’ai remarqué que j’avais beaucoup de compassion pour Vanyel et les épreuves qu’il traversait. Notamment la difficulté qu’il avait à trouver sa place, se rendre utile et être aimé. J’étais touché par la façon dont le monde entier semblait s’acharner sur lui – et le jour où il a réalisé qu’il était gay semblait être le pire jour de sa vie. Parce que son homosexualité ne faisait que donner une raison supplémentaire aux gens de le haïr.

Quelque temps plus tard, j’ai eu une conversation politique avec une amie. Elle était pour le mariage gay, moi non. Étant également une grande fan de la saga, elle m’a demandé pourquoi je voudrais empêcher Vanyel d’être heureux, pourquoi le fait qu’il aime les bites  changeait quoi que ce soit, et a ajouté que si je ne voyais que ça, je ne valais pas mieux que le père du héros.

Et ça… ça m’a mis une claque. J’avais DÉTESTÉ son père. C’était un gros con suffisant pour qui les apparences et la réputation de sa famille comptaient plus que le bonheur de son fils.

J’ai dû me remettre en question après ça. Et je me suis rendue compte que je ne détestais pas vraiment les gays – je ne faisais que régurgiter les idées avec lesquelles on m’avait bourré le crâne toute ma vie. Désormais, je suis agnostique. Mais cette série de bouquins et la conversation que j’ai eue avec mon amie ont fait de moi la libérale de la famille.

En constatant la popularité de son post, elle est revenue ajouter quelques précisions. Pour résumer, elle ne savait pas que Vanyel était gay lorsqu’elle s’est lancée dans la lecture des romans, elle sautait les passages où il embrassait des garçons et qu’elle est passée de « les gays sont des citoyens de seconde classe » à « j’ai un ami gay et ça me brise le coeur de savoir que lorsqu’il tient la main de son chéri dans la rue il se fait caillasser ».

Moralité : lisez beaucoup, c’est bon pour l’esprit.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Denderah
    Denderah, Le 2 décembre 2012 à 13h48

    salvia;3757729
    Je comprend ce que tu dis mais la phrase "J'étais une bigote. En particulier envers les gays." n'est pas française. C'est comme si on disait "j'étais extrémiste, en particuliers envers les gays". On sent bien qu'il manque une précision. Si on veut garder le mot bigote il faudrait écrire quelque chose comme "J'étais bigote. Je suivais tous les préceptes de la religion chrétienne, en particuliers ceux contre les gays."
    Hé bien non, ça tend au pléonasme de rajouter cela. Le terme bigot contient déjà cette signification. ;)

    Bigot = religieux intolérant à tendance extrémiste, très à cheval sur les principes de sa religion.

    La phrase d'origine pour moi joue justement sur le sens et tout ce que peut signifier bigot, il n'est nul besoin d'en rajouter. C'est presque une "private joke" de dire juste "j'étais bigote, en particulier envers les gays", que comprendront de suite tous ceux qui connaissent le terme.

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