Comment ces héroïnes de série m’ont aidée à m’affirmer

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Quand on manque parfois de confiance en soi, tout peut s'avérer utile pour y remédier. Ces héroïnes de séries télé, par exemple.

Comment ces héroïnes de série m’ont aidée à m’affirmer

Dans la vie, certaines personnes ont plus ou moins de confiance en elles.

En l’occurrence, je me situe plutôt dans la catégorie « ou moins ». Pour remédier à ce problème, j’essaye de m’inspirer de tout ce qui pourrait avoir une influence positive sur moi.

Ça va de mon entourage IRL à la plus pure fiction. Et bien sûr, qui dit fiction, dit entre autres séries télé.

Pas d’inquiétude si tu n’es pas à jour dans celles que je m’apprête à citer : cet article est garanti SANS SPOILERS. Sachons vivre.

Ces héroïnes qui m’ont touchée

Suivre le parcours de ces personnages féminins m’a donné le sentiment de m’enrichir. En fait, plus j’analysais leur comportement, plus je me sentais fascinée.

Fascinée car ces femmes possédaient tout ce que je n’avais pas. Enfin non, pas vraiment, mais la différence, c’est qu’elles osaient l’assumer, tandis que moi, je me contentais de garder tout ça bien au fond de moi. Tout tout au fond.

Rien n’est plus frustrant que d’avoir mille choses à dire, mille blagues à faire, mille coups de gueule à passer sans jamais réussir à émettre un son.

Moi quand je pense à mes blagues 

Se sous-estimer en permanence est un véritable fléau (bon en vrai ça va hein, j’arrive à me lever le matin si vous commenciez à vous poser la question)

Mais en écoutant ces héroïnes discourir, en les regardant agir, (certes tout cela est scripté, mais on va faire comme si j’avais pas évoqué ce détail), je recevais de petits électrochocs. Comme piquée à vif.

Je me demandais : « pourquoi est-ce que je me sens si profondément attirée, agacée et absorbée par ce personnage ? »

La réponse est déjà dans la question. La jalousie. Peu d’autres sentiments rassemblent tous ceux-là à la fois.

Mais comme le mieux est d’imager mes propos, j’ai décidé de vous présenter 4 séries dans lesquelles ces personnages féminins sont devenus des inspirations, qui m’ont aidée à affirmer le Girl Power qui est en moi.

C’est justement le thème de la Madbox du mois d’août, qui s’annonce très prometteuse… Je dis ça…

Et un conseil : ne tarde pas à te décider parce qu’avec un thème aussi stylé, les 2 000 exemplaires sont en train de partir très très vite !

Toutes les infos sur #LaMadBbox d’août par ici !

Annalise Keating, de How To Get Away With Murder

Annalise Keating en tête.

La classe incarnée

Dans cette série, Viola Davis incarne le rôle d’une avocate et professeur de droit puissante.

À la manière de Miranda Priestly dans Le Diable s’habille en Prada, cette femme d’ambition n’est pas forcément comprise et adorée de tou•tes.

Mais il y a bien une chose qu’on ne peut lui reprocher : elle fait implacablement son travail.

Des quelques personnes avec qui j’ai échangé sur la série, quasiment aucune n’était d’accord avec moi. C’était plutôt : « Ouais, l’actrice est géniale, mais Annalise excuse-moi, elle est insupportable. »

Je serais de mauvaise foi si je disais que je ne pouvais pas comprendre ce point de vue. Mais je ne le partage pas.

Oui, quand on a vu les trois saisons, on ne peut que se rendre à l’évidence : Annalise, (selon Viola Davis elle-même,) est une petite manipulatrice vicelarde.

Clairement agaçante quand elle l’est pour ses propres intérêts, mais la plupart du temps, c’est avant tout pour sauver son entourage.

À mes yeux, c’est une femme forte, incroyablement intelligente et combattive. Une femme blessée, au passé lourd, qui continue d’avancer malgré les épreuves.

OK, une bouteille de vodka ne se trouve jamais bien loin d’elle, mais qui peut se vanter de terrasser tous ses démons à 100% ?

Si j’avais vécu le tiers de ses embûches, pas sûr que j’aurais réussi à affronter la lumière du jour…

Autre point non négligeable : elle m’a énormément fait réfléchir à l’image que renvoyaient les femmes de pouvoir en général.

Moi quand ma nourriture n’arrive pas assez vite

Pendant mes débats (non, pas « ébats », restez avec moi), je remarquais qu’Annalise était méprisée avant tout pour ses prises de position, son caractère intense et sa façon de ne pas avoir peur d’agir en conséquence.

Peu importe que ces conséquences soient jugées positives ou négatives.

Mais n’est-ce pas complètement absurde ? Pourquoi une femme sous prétexte qu’elle est une femme (passé un certain âge, qui plus est) n’aurait pas le droit de vivre pleinement sa sexualité, sans complexes ?

Pourquoi, sous prétexte qu’elle est une femme, va-t-on la blâmer d’oser élever la voix, taper du poing et se montrer arriviste ?

Pourquoi sa réussite suscite-t-elle tant de vélocité, tout simplement ? Ne faut-il pas se démener lorsqu’on veut atteindre ses objectifs ?

Autant de questions qui m’ont confortée dans la conviction que oui, Annalise Keating est une source d’inspiration pour moi.

Elle m’a appris à ne pas me laisser abattre, à croire en mes projets et à me bouger les fesses car on n’a rien sans rien.

Et à ne pas me laisser démonter quand on me donne l’impression que posséder un vagin ne me rend pas légitime à me lancer dans certains projets.

Les étudiantes d’Annalise sont tout aussi passionnantes, car avec cette prof comme modèle, elles osent oser, ce qui n’est pas toujours simple.

Chloé, de Don’t Trust The Bitch In Apartment 23

Si gracieuse

J’aurais pu placer cette série au top de mon classement car elle est probablement celle qui m’a le plus titillée.

Après avoir vu cette série (et regretté amèrement qu’elle n’ait pas eu de suite), je peux l’affirmer : Krysten Ritter est devenue l’une de mes actrices préférées, et modèle à part entière.

Elle est sublime, drôle, talentueuse, vive d’esprit, elle sait s’adapter à tous les rôles qu’on lui propose, bref elle est géniale, bref je suis amoureuse.

Dans Don’t Trust The Bitch, elle incarne Chloé, fêtarde invétérée sans aucun sens de la morale, totalement dépourvue de tous complexes, prête à tout pour parvenir à ses fins.

C’est une nana à la limite de la névrose, hilarante au possible (la série en général me fait rire, beaucoup), pleine de cynisme et Dieu sait que j’adore ça. Surtout que je suis athée.

Du coup, j’aurais à peu près mille raisons d’expliquer pourquoi elle m’a donné l’envie d’ajouter un peu plus de « Chloé » dans ma vie.

Mais finalement, l’explication va être assez simple : confiance — en — soi.

L’histoire se répète, JE SAIS, mais sérieux, quand je la vois s’en foutre de tout et en avoir rien à péter de ce qu’on dit/pense d’elle, je peux pas m’empêcher de cogiter là-dessus :

« Pourquoi je suis pas comme ça moi ? Est-ce qu’il existe un remède miracle ? Ça se soigne ?! »

En plus, comme pour chaque personnage un peu complexe et pour chaque être humain en général, il suffit de creuser un peu pour découvrir une nouvelle façade.

Chloé est folle, Chloé semble s’y connaître en empathie autant que je m’y connais en herbologie chinoise (c’est-à-dire fort peu), mais Chloé possède en réalité un bon fond.

Vous voyez ?

Elle redoute ses émotions et préfère les refouler, ce qui m’a fortement touché chez elle.

Ses tendances excessives pourraient en faire un personnage éminemment sensible, mais comme elle en a conscience et en a peur, elle transpose ses excès autrement.

Heureusement, sa nouvelle colocataire June, qui est son parfait opposé, l’aide à extérioriser cette partie d’elle-même, ce qui donne tout son sens à la série.

De son côté, Chloé va aider June à se décoincer et à s’affirmer, faisant de June le personnage auquel le téléspectateur ou la téléspectatrice s’identifie.

Pour résumer : j’aime Chloé d’amour et elle est une source de motivation personnelle évidente !

Sarah Manning, d’Orphan Black

J’en viens aux séries dans lesquelles je vais avoir du mal à me focaliser sur un seul personnage.

Cette scène m’a retourné le cerveau.

Pour Orphan Black, c’est encore plus complexe. Celles et ceux qui ont vu la série comprendront de quoi je parle, mais comme j’essaye d’éviter les spoilers, je vais aussi éviter les private jokes.

Donc, mon choix s’est porté sur Sarah Manning. Pourquoi ?

D’abord car c’est le personnage principal, ensuite car comme il est question de clonage dans cette série, on peut dire que toutes les autres versions de Sarah représentent à leur façon un trait de son caractère.

STOP. Je vois des fans commencer à s’agiter devant leur écran. Ne nous emballons pas !

Je sais qu’en dehors du clonage, elles ont toutes leur identité à part entière, mais métaphoriquement, vous n’allez pas me dire qu’elles ne représentent pas toutes un peu une facette de Sarah ?

Débat intéressant… À méditer. Les fans, vous avez quatre heures pour me sortir vos théories les plus farfelues !

Revenons-en à nos expériences scientifiques. (C’est pas du tout ça qu’on fait, merci de suivre !)

Me centrer sur Sarah Manning me permet de graviter autour de ses soeurs tout en restant axée sur celle dont la force d’esprit m’a plu.

Car oui, elle est butée, torturée, mais elle n’a pas hésité à tout renverser pour le bien-être de sa fille.

Ce qui m’a directement amenée à réfléchir au fait que parfois, on ne peut être se sauver soi-même. Mais les autres le peuvent.

Quand on n’a pas la foi de s’en sortir soi-même, ou qu’on ne peut pas s’empêcher de s’auto-détruire, il ne faut pas sous-estimer l’énergie que notre entourage peut investir pour nous aider. C’est eux qui nous poussent alors parfois à nous battre pour devenir la meilleure version de nous-même.

Au-delà de sa géniture, Sarah se bat fait également pour son demi-frère Félix et, très rapidement, pour ses nouvelles « soeurs ». Malgré le fait que leurs relations ne soient pas toujours évidentes.

Une belle leçon sur les liens familiaux ou la façon dont parfois, c’est nous qui décidons qui en sont les membres.

Pour le reste des filles (toutes intégralement interprétées par la brillante Tatiana Maslany), Cosima la baba-cool, Alison la mère monomaniaque et Beth dont le suicide amorce l’histoire, sont entre autres celles auxquelles je me suis intéressée.

Cosima est la force tranquille, Alison la fausse femme rangée et Beth, aussi torturée que Sarah, mais qui n’a jamais réussi à dépasser ses tourments.

Justement car elle n’avait peut-être personne pour qui se battre, du moins le pensait-elle. Si intéressant.

Environ toutes les meufs de Orange is the New Black

OK, là, ça se complique sévère.

Une taule remplie de femmes badass aussi intéressantes les unes que les autres, comment voulez-vous que je m’en sorte ???

J’aimerais dédier un paragraphe entier à chacune d’elles, mais je vais pas faire ça.

Toutefois, je dois prendre une décision, alors j’ai décidé de m’axer sur … Personne.

Déso pas déso

L’article parle de ces héroïnes m’ayant aidée à m’affirmer et certes, Orange is The New Black en est rempli, mais c’est plus par l’ensemble du casting que par un seul personnage en particulier que j’ai appris mes leçons.

Dans la série, toutes les femmes se retrouvent à la prison de Litchfield car elles ont commis des erreurs, allant de la broutille au crime. Mais elles n’en sont pas toutes des meurtrières ou de mauvaises personnes pour autant.

D’ailleurs, quelle est la définition d’une mauvaise personne ? Où se situent les frontières du bien et du mal ?

Oui, ces héroïnes auraient pu s’y prendre autrement, oui, certaines ont des regrets, mais le passé est le passé et la plupart d’entre elles purgent simplement leur peine tout en essayant de conserver leur humanité.

Nobody’s perfect comme disaient Deep Purple et Hannah Montana (notez l’énorme gouffre entre ces deux références) et avec des si, on mettrait Paris en blablabla — fin de cette citation.

Si vous n’avez pas vu la série, je vous conseille fortement de vous y mettre maintenant. Littéralement maintenant. Quittez cette page et allez mater OITNB !

Non j’déconne restez avec moi, on est bien.

Les épisodes retracent le parcours des détenues avec une vérité ahurissante et une façon de ne mettre personne en lumière plus qu’une autre, bien que l’histoire débute centrée sur Piper.

Elles sont simplement là, avec leurs défauts, leurs qualités, leurs cultures, leurs vécus… Si lointaines et à la fois si proches, impossible pour moi de ne pas me projeter en me demandant quelle place j’y occuperais si j’y étais.

La série rend fidèlement hommage aux femmes dans toute leur complexité et dans leur diversité, et c’est ça le plus agréable, à mes yeux.

Et toi, quelles sont les héroïnes de série qui t’infusent de #GirlPower au quotidien ? Pourquoi ?

À lire aussi : Commande la Madbox d’août à thème « GIRL POWER » !


Tifaine P

Acheteuse compulsive et philosophe du dimanche. Si elle pique une colère, offrez-lui de la nourriture. Elle aime la mode et l'art qu'elle pratique sous toutes ses formes. Ce qu'elle préfère, c'est écrire. Sinon elle aime l'humour, parce que l'humour c'est drôle et que quand c'est drôle, elle rit. Et rire, elle aime bien ça.

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Voici le dernier commentaire
  • Babili
    Babili, Le 31 juillet 2017 à 17h25

    La série qui me marque en ce moment pour son #GirlPower, c'est Game Of Thrones.
    Quand on pense que, généralement, la série peut se traduire par guerre/cul/complot/cul, je suis incroyablement satisfaite à chaque épisode de la saison 7 ! Certes il n'y en a que deux pour l'instant mais bon...
    Quasiment toutes les histoires, qui se déroulent en parallèle, ont une femme badass et je parle pas d'une femme badass qu'on voit deux fois dans l'épisode. Je veux pas spoil mais remarquez quand même qu'il y a presque aucune scène sans une femme qui prend une vrai décision (ou même qui l'impose à tout le monde), quasiment tous les mecs se font fermer le clapet et écoute ce qu'elles disent et ce, pour plusieurs raisons : elles peuvent les émasculer, elles sont respectés, elles disent des trucs sensés (et mine de rien, c'est pas courant dans des séries médievalo-fanstatique ou même SF).
    Et surtout, ce qui est rigolo c'est qu'on arrive vers le dénouement de la série, du coup, ça fait très "les gars ont joué à la gueguerre pendant 6 saisons, maintenant on arrête les conneries, les femmes arrivent !" XD
    #womenarecoming

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