Seins trop gros, tétons trop pâles… Laissez cette poitrine tranquille !

Les autres peuvent nous filer des complexes. Ça n'est pas nouveau ! Yasmine Golotchoglova raconte qu'elle a d'ailleurs longtemps complexé sur la couleur... de ses tétons.

Seins trop gros, tétons trop pâles… Laissez cette poitrine tranquille !@golotchoglova / Instagram

Quand j’avais 7 ou 8 ans, j’étais amoureuse d’un certain Charles. Folle amoureuse même. Seul problème : mes deux meilleures copines étaient aussi amoureuses de lui…

Chacune d’entre nous lui avons révélé le pot aux roses un jour, par le biais de cartes Diddl.

Quand autrui nous file des complexes

Et Charles a dit sans pincettes : « Toi et toi ok, mais Kalindi je la jette à la déchetterie ». Hyper vexée, humiliée même, je me souviens avoir fait comme si je n’en avais rien à faire.

Sauf que ledit garçon comptait bien ne pas s’arrêter à une seule brimade et a enchaîné : « en plus elle a un nez de sorcière ».

En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, il m’avait créé un complexe qui allait me hanter pour la vie…

C’est que vois-tu, à 8 ans, je ne m’étais jamais vraiment regardé de profil, car mon physique ne m’intéressait pas, ou en tout cas moins que les Diddl et Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire.

Après cette punchline de Charles, j’ai été me regarder DE PROFIL dans la glace de la salle de bain de l’école primaire.

Et là, le choc : il avait raison.

Mon nez ne ressemblait pas à celui de mes amies, mais bien à ceux des sorcières dans les dessins animés.

Ce jour-là, je me suis trouvée laide, et ça a duré pendant des années.

Je sais donc à quel point il est facile de se laisser créer un complexe par autrui… L’instagrammeuse et vidéaste Yasmine Golotchoglova en a d’ailleurs fait les frais.

Les tétons « trop pâles », un nouveau complexe ?

La jeune femme, que je suis depuis un moment sur Instagram pour ses looks travaillés et son franc-parler, a sorti une vidéo YouTube il y a deux jours dans laquelle elle détaille son rapport à sa poitrine généreuse.

Yasmine fait un bonnet E, une taille 36 et aime porter des vêtements amples comme des fringues sexy, selon ses envies et ses inspirations.

Malheureusement, sa fraîcheur et sa spontanéité ne la protègent pas de commentaires malveillants. En effet, la jeune femme raconte que certaines abonnées la qualifient de « vulgaire ».

Yasmine passe alors en revue la tenue qu’elle portait sur la story qui lui a valu une de ces réflexions, et la trouve champêtre.

Elle met le doigt sur ce qui d’après elle est le vrai « problème », ou du moins ce qui lui cause d’être incriminée par certains fans : son corps, et surtout sa poitrine opulente.

« Ce qu’elle a voulu dire, c’est que c’est mon corps qui est vulgaire. »

Est-ce que c’est pas DINGUE, sans déconner, de causer des désagréments moraux à une jeune femme parce qu’elle possède une poitrine généreuse ? Personnellement, ça me rend zinzin.

Complexer sur ses tétons pâles

Plus tard, la jeune femme raconte que dans son école, un garçon s’était moqué d’une dénommée Madison, en criant qu’elle n’avait pas de tétons.

Pourquoi ? Car les tétons de l’adolescente étaient très pâles.

Yasmine s’est alors rendu compte que ses tétons étaient semblables à ceux de Madison et s’est mise à complexer.

À tel point qu’elle gardait les cheveux très longs pour qu’ils tombent sur sa poitrine et masquent ses tétons, lorsqu’elle se dénudait dans les vestiaires de son école.

Ça n’est qu’à 19 ans qu’elle a compris que sa poitrine n’avait rien d’anormal du tout !

En effet, il existe autant de nuances de couleurs de peau qu’il existe d’individus, et la couleur de la chair, quelle qu’elle soit, ne devrait JAMAIS être un complexe.

Il est temps de considérer les corps pour ce qu’ils sont : des corps, et puis c’est tout.

Bref, je te laisse découvrir en vidéo le témoignage édifiant de Yasmine, qui démontre à quel point il est facile de passer des années à complexer à cause des mots d’autrui.

Comment ne plus laisser les autres te créer des complexes ?

Bien sûr, je ne suis pas psy, ni coach en développement personnel. Je ne peux donc pas t’apporter un avis professionnel quant à ta manière d’envisager ton corps.

En revanche, je peux prendre mon histoire comme exemple.

Mon nez m’a fait souffrir le martyre pendant des années. J’ai passé toute mon adolescence à parler aux garçons avec la main devant le visage, en faisant semblant de me gratter, pour ne pas que l’on remarque ma « trompe ».

Pour moi, il était évident qu’à ma majorité, je passerais sur le billard pour me faire ravaler la façade. La violence de mes propos, de mes considérations envers moi-même, était vive.

Ma mère m’a dit plusieurs fois, sentant que je souffrais : « Si à 18 ans tu le vis toujours aussi mal, je te paierais ton opération ».

Et guess what, quand j’ai enfin été majeure, j’ai renoncé à mon projet de toujours. Car j’avais appris les vertus de la bienveillance dirigée vers soi-même.

Toute notre vie, on nous apprend qu’il faut être gentille avec les autres.

Mais quid de la gentillesse et de la douceur envers notre propre personne ?

Au fil des années, j’ai compris, comme Yasmine, que le problème ne venait pas de moi mais bien des autres.

LES AUTRES m’avaient filé des complexes. LES AUTRES s’étaient comportés comme des connards.

Alors il était temps que je laisse la méchanceté aux autres et que je commence à m’aimer pour ce que j’étais.

Je ne te le cache pas, ça a mis du temps. Mais aujourd’hui, je suis plus douce et bienveillante à mon égard.

Parfois je rechute quand même, et mon physique me fait souffrir…

Eh oui, la confiance en soi est un travail de longue haleine qui peut être semé d’embûches mais qui ne tend que vers du positif.

Bref, j’espère que Yasmine ne se laissera pas pourrir le cerveau par des abonnées malveillantes. J’espère qu’aucun complexe ne naîtra des réflexions sur sa supposée vulgarité.

CAR UN CORPS N’EST PAS VULGAIRE, C’EST JUSTE UN CORPS. 

En tout cas, la jeune femme a entrepris une démarche franche et sincère avec sa communauté en racontant son rapport au corps et en expliquant bien que « des seins ne sont que de la chair ».

Elle déplore le fait que la poitrine soit encore aujourd’hui assimilée au sexe, et je suis bien d’accord.

Alors qu’ils soient gros, petits, que les tétons soient très pâles, très sombres, considérons les comme juste des seins et rien d’autre.

Et cessons de nous faire empoisonner la vie par des gens malintentionnés !

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Commentaires

Pagodroma

Je suis aussi dans la catégorie gros boobs, et ce ne sont pas les mecs qui m"ont fait des remarques, mais ma tante (elle est âgée donc bon...) et surtout, des enfants ! C'est assez récent en plus, un enfant de 4 ans, qui m'a demandé plusieurs fois si j'étais enceinte, je l'ai bien pris (je fais du 40, je ne me considère pas ronde, juste quelques formes). Et il insistait, donc je le remettais gentiment à sa place jusqu'à ce que je percute que c'était mes seins qu'il regardait et avait pointé ... donc à 4 ans, il regarde déjà la physionomie de sa maitresse ! et rebelote avec un plus âgé, 8 ans, qui a cru que je ne le voyais pas quand il a mimé mes seins à son copain (celui là, je l'ai pas raté après :annoyed:) .... sachant qu'à l'école je porte ce que j'appelle mes "habits de maitresse", pas de décolleté et jupe longueur genou.
 

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