Le Grand Détournement – La classe américaine

Ah tiens, voilà de quoi t’occuper ce week-end. Au menu : de l’humour à la con. Comme on l’aime. C’est ça aussi, madmoiZelle, de grands moments de partage de culture. « Attention ! ce flim n’est pas un flim sur le cyclimse. Merci de votre compréhension ». La première phrase plante le foutu décor. En 1993, Michel Hazanavicius […]

Le Grand Détournement – La classe américaine

Ah tiens, voilà de quoi t’occuper ce week-end. Au menu : de l’humour à la con. Comme on l’aime. C’est ça aussi, madmoiZelle, de grands moments de partage de culture.

« Attention ! ce flim n’est pas un flim sur le cyclimse. Merci de votre compréhension ». La première phrase plante le foutu décor. En 1993, Michel Hazanavicius (à qui on doit également entre autre les fantastiques OSS 117) et Dominique Mézerette écrivent et réalisent un flim monté entièrement à partir d’extraits de films Warner, le tout entièrement re-doublé pour en faire le flim le plus classe du monde.

Après avoir réalisé deux détournements de 16 minutes en 1992 (Ca détourne et Derrick contre Superman, cultissime), Hazanavicius et Mézerette remettent ça après avoir obtenu l’autorisation de la Warner d’utiliser l’intégralité de son catalogue comme matière première, dans le but de « rendre hommage » au cinéma.

Quand la Warner voit le résultat final, elle se sent un tantinet coupdepoignardisée et n’autorisera malgré tout qu’une seule diffusion, avant de mettre toutes les bandes sous coffre. Mais cette seule et unique diffusion sur Canal+ le 31 décembre 1993 permettra d’ores et déjà à la poudre de se répandre. Le mythe Ouiche Lorraine est né, appartenant désormais au patrimoine de l’humour Canal des années 80-90.

La vraie force des deux réalisateurs : avoir su s’entourer des doubleurs français qui incarnaient les voix des acteurs à l’écran. On y retrouve donc la « vraie voix française » de John Wayne, de Dustin Hoffman etc. Pour du bluffant, c’était du bluffant.

L’exercice a inspiré des cadors du détournement, comme par exemple Mozinor – dont tu pourras trouver ici  l’anthologie du détournement.

Le pitch de La Classe Américaine est sommaire : dans les premières minutes, John Wayne aka George Abitbol aka L’homme le plus classe du monde meurt. Sa dernière phrase est un mystère : « monde de merde ». Pourquoi ? Les journalistes Steven (Robert Redford), Dave (Paul Newman) et Peter (Dustin Hoffman) sont chargés d’enquêter. Comment ça, le pitch ressemble étrangement à Citizen Kane ?

http://www.youtube.com/watch?v=ZDMUu_JTa3s

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Le bijou est à ce point devenu un mythe qu’il y a un site dédié à la restauration de La Classe Américaine. A chaque fois qu’un nouveau flim présent dans le Grand Détournement sort en DVD, le gars l’achète et reconstitue petit à petit les morceaux pour en sortir une version en qualité hyper-cosmique. C’est sur cyclim.se (ça ne s’invente pas).

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Norma Jean.
    Norma Jean., Le 31 juillet 2010 à 1h04

    En ce moment je réplique tout le temps " C'est ça la puissance intellectuelle,Bac+2 les enfants!" et les gens sont là "eh ben les chevilles!Et puis Bac +2 c'est pas possible à 16 ans!",je dois donc le expliquer que c'est la réplique du meilleur flim de la Terre ("Tu veux dire film ?Nooon fLim!).
    Tous des incultes!

    (Tout à l'heure à la bibliothèque,rayon western :" Geooorges!",oui pour moi John Wayne s'apelle Georges Abitbol,pas John Wayne )

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