« Girl Power », l’émission d’ARTE sur le pouvoir au féminin

Le 8 mars 2015, l'émission d'ARTE « Personne ne bouge » était consacrée au pouvoir féminin dans la pop-culture. Une revue culturelle sympa à ne pas rater en replay !

« Girl Power », l’émission d’ARTE sur le pouvoir au féminin

Cet article a été rédigé dans le cadre d’un partenariat avec ARTE.
Conformément à notre Manifeste, on y a écrit ce qu’on voulait.

Mise à jour du 9 mars :

Et voilà, tu peux à présent (re)voir le documentaire Girl Power sur ARTE +7 ! Allez, tu seras bien !

Le 26 février 2015 :

Le dimanche soir, personne ne bouge… Sauf sur ARTE, où l’émission du même nom cause de sujets pop-culture sur un ton décalé et funky ! Le 8 mars prochain, Personne ne bouge s’attaque à la question du pouvoir féminin, avec la revue culturelle Girl Power, qui s’appuie donc sur des exemples de femmes tirés de la pop-culture, essentiellement des personnages de cinéma et des stars de la musique.

Un collage de figures féminines

Le girl power est une notion un peu floue : Wikipédia le décrit comme un mouvement de reprise de pouvoir, un phénomène culturel des années 1990, porté par les Spice Girls, mais on utilise aussi cette notion dans le champ politique. L’émission a elle aussi une vision assez large du thème, puisqu’elle commence par citer en vrac Cléopâtre, Jeanne d’Arc, Catwoman et Angela Merkel :

« À travers le temps et à travers l’espace, ces quatre femmes partagent un point commun : elles sont l’incarnation du girl power. »

Girl Power se présente donc comme un collage de différents portraits, dans un style un peu pop, décryptés par des femmes journalistes et commentés de façon à la fois LOL et sérieuse — un format auquel on peut être plus ou moins sensible, mais qui permet de ne pas se lasser. Le point fort du documentaire, c’est de montrer qu’il n’existe pas une mais plusieurs façons d’incarner le girl power, d’une sexualité exhibée à l’écran à l’engagement dans des mouvements féministes, en passant par la liberté d’être une fille « qui ne sourit pas ».

Les porte-parole du girl power selon ARTE sont des personnages de fiction, de la littérature ou du cinéma, et des femmes célèbres qui ont adopté des positions féministes, au cours de l’Histoire ou plus près de nous.

J’ai été un peu étonnée d’entendre les journalistes insister sur le pouvoir que donnent à Erin Brokovitch, dans le film éponyme, son physique jugé avantageux et sa féminité, plutôt que sur sa force de persuasion. Ou de voir une explication du clip Wrecking Ball de Miley Cyrus plus détaillée que celle du discours d’Emma Watson. Mais après tout, pourquoi pas ? Comme l’explique Guillemette Odicino, journaliste à Télérama, « le pouvoir féminin peut aussi être de se balader en mini-short pour arriver à ses fins ». Ouais, le girl power, ça passe aussi par là.

À lire aussi : Je veux comprendre… le slut-shaming

Parmi les pastilles les plus intéressantes, le décryptage du road-movie Thelma et Louise et l’interview de Jane Fonda sur son militantisme avec les Black Panthers, le mouvement afro-américain des droits civiques actifs dans les années 1960, sont très, très chouettes.

Une introduction qui mérite suite !

Cette courte revue culturelle risque peut-être de frustrer un peu celles d’entre-vous qui ont déjà une culture poussée du féminisme. On peut peut-être regretter qu’à cause du format, les portraits soient aussi brefs, et que les modèles féminins présentés ne soient pas un poil plus variés : j’aurais beaucoup aimé voir moins de femmes américaines, plus de Françaises, et actives dans des domaines encore plus divers.

Par exemple, l’émission évoque Angela Merkel, femme contemporaine et femme de pouvoir, mais ne développe pas la figure de la femme politique comme incarnation du girl power, qui pourrait être un bon complément aux autres modèles précédemment cités.

Girl Power ne couvre pas en 34 minutes tout l’étendue du sujet dont elle souhaite s’emparer, loin de là, mais reste une introduction intéressante, dynamique et facile d’accès sur le pouvoir au féminin. À quand un second numéro encore plus fourni ?

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 25 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • SoldatLouise
    SoldatLouise, Le 16 mars 2015 à 17h47

    Floweerie
    Merci de ta réponse! Oui Buffy est une série ouvertement féministe,il y a beaucoup de belles paraboles*, et je pense qu'elle était faite pour tous les adolescents à la base, mais qu'on a du penser que c'était pour les filles >_> Je t'encourage à la regarder, c'est vraiment une bonne série, presque pas problématique :puppyeyes:
    Du coup, on a exactement le même point de vue, je me sens moins seule!

    (*la fin de la série est d'ailleurs, à mes yeux, la plus belle: Buffy donne son pouvoir à toutes les autres filles choisies pour être des "tueuses de vampire", alors que normalement, c'est une par génération ("every generation, a slayer is born"). J’interprète ça comme Joss Whedon qui dit à ses fan(e)s: "maintenant que vous avez vu et compris la série et ses messages, vous avez vous aussi le pouvoir [de faire tout ce que vous voulez]." J'espère être claire XD
    Oui, je suis une grande théoricienne de Buffy :lunette:)
    J'ai Big upé ton message et je vais sur-plussoyer également. Je théorise la même chose dans la fin de Buffy !

Lire l'intégralité des 25 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)