Dans les universités françaises, on grelotte… et ce n’est pas normal

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Les campus des universités françaises sont souvent vétustes. Ce n'est un secret pour personne. Mais en période de vague de froid, ça devient un vrai problème pour les étudiant•es.

Dans les universités françaises, on grelotte… et ce n’est pas normal

Les cours magistraux à la fac, c’est souvent long, parfois un peu barbant. Aussi passionnant que soit le sujet, quand le cours dure quatre heures, c’est pas évident de rester au taquet tout le long. Encore moins lorsqu’il fait un froid de canard.

Et c’est justement le problème des étudiant•es français•es. Avec la vague de froid qui a sévi en France mi-janvier, la vétusté des universités se fait encore plus sentir.

Des conditions de travail pénibles

Des Tumblr avaient déjà été créés pour dénoncer le mauvais état des infrastructures, ainsi que leur petite taille. Et quand il fait très très froid, les trous dans les murs n’arrangent rien.

Températures si basses qu’on n’enlève pas son manteau, gants obligatoires… Sur Twitter, la grogne est bien présente.

Des bâtiments d’universités construits il y a plus de trente ans

Il faut dire que certaines infrastructures ne datent pas d’hier. Le campus du Mirail, à Toulouse, a par exemple vu le jour en 1969 !

Conséquence évidente : des bâtiments obsolètes, dans un sale état, mal isolés. Ne parlons même pas des universités débordées qui envoient certaines classes dans des préfabriqués (ça m’est vraiment arrivé, c’était dur).

Quand les étudiant•es se retrouvent à travailler en manteaux et gants, on peut dire que l’environnement de travail nuit clairement à l’apprentissage.

À lire aussi : Les universités françaises parmi les plus innovantes… mais les étudiants le ressentent-ils ?

Et ne parlons pas du gouffre énergétique que représentent ces vieux bâtiments…

Quand les chauffages ne sont pas en panne, on s’acharne à chauffer des universités immenses qui ne « garderont » pas la chaleur puisqu’elles sont mal isolées. Que ce soit au niveau pédagogique ou écologique, c’est un vrai problème.

L’engagement des étudiant•es pour changer les choses

Un problème qu’il faut se donner la possibilité de régler. L’élection présidentielle approche, l’occasion de choisir les priorités des cinq prochaines années. Et si on en profitait pour mettre en avant l’importance du bien-être étudiant ?

Des organismes travaillent à rappeler cette priorité aux candidat•es : le Forum français de la jeunesse avait, en 2012, proposé un livre blanc regroupant plusieurs propositions sur ce thème.

Et l’organisation a fermement l’intention de recommencer cette année. Elle a lancé un partenariat avec l’Unicef qui collecte l’avis des jeunes avec un nouvel outil, UReport.

Milena Lebreton, du Forum français de la jeunesse, explique :

Notre but est d’inciter les candidats à mettre les thématiques de la jeunesse au cœur de la présidentielle.

Pour ça on prévoit un livre blanc mais aussi des soirées débat, et surtout un grand événement en avril où on aimerait inviter les candidats à rencontrer des jeunes pour discuter des problématiques qui les touchent.

L’occasion de souligner la vétusté des universités françaises ? Croisons les doigts pour que les candidat•es acceptent l’invitation du Forum français de la jeunesse. Ils y ont tout intérêt : négliger les besoins des jeunes, c’est négliger l’avenir.

À lire aussi : « Agir ! (Mais pour faire quoi ?) », l’engagement politique des jeunes illustré par Pénélope Bagieu

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Lise F.

Tombée dans la marmite du jeu vidéo à l’adolescence, Lise cause gameplay, graphismes et OST en toute tranquillité. Pendant son temps libre, elle écrase des gens sur Splatoon avec un grand rire machiavélique et donne des coups de pelle à ses voisins sur Animal Crossing. Ses autres passions sont faire et manger des cookies, dormir et râler.


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Commentaires
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  • Ptitepousse
    Ptitepousse, Le 1 février 2017 à 17h08

    Aux derniers partiels (en décembre donc) l'amphi où on était obligé d'être avait un toit percé. À certaines places, on se prenait de grosses gouttes d'eau à intervalle régulier. Comme j'étais pas réveillée je me suis forcément installée à une de ses places et quand j'ai voulu en changer, les profs ont refusé pour garder des places libres entre chaque élève. J'ai halluciné !

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