Ils sont jeunes et ils ont quitté la France – Le Petit Reportage

Pondu par Emilie Laystary le 14 décembre 2012     

Les Français-es sont de plus en plus nombreu-x-ses à s’expatrier, mais aussi de plus en plus jeunes à boucler leurs valises. Cette semaine, Le Petit Reportage va à leur rencontre et tente de comprendre leurs motivations.

En septembre dernier, une lettre ouverte co-signée par Félix Marquardt, le rappeur Mokless et l’animateur Mouloud Achour exortait les jeunes à oser prendre le large et quitter la France, cette « gérontocratie, ultracentralisée et sclérosée ».

« Comment qualifier autrement, en 2012, une société où une élite de quelques milliers de personnes, dont la moyenne d’âge oscille autour de 60 ans, décide d’à peu près tout » ? se questionnaient alors les trois auteurs.

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Crédits : Rachel Dowda

Publié dans les colonnes du quotidien Libération, l’appel n’avait pas manqué alors de faire du bruit, déliant d’un côté les langues des jeunes qui n’envisagent plus leur avenir en France, surprenant de l’autre les âmes plus patriotes pour lesquelles quitter le pays serait un aveu d’échec.

« Si c’est mieux ailleurs, pourquoi rester ? »

« Je n’ai pas l’impression de devoir quelque chose au pays dans lequel je suis née. Certains appelleront ça de l’ingratitude, pour moi c’est un sentiment de citoyenneté du monde. La France d’aujourd’hui ne me vend aucun rêve. Pourquoi rester ? », explique Lucie, 24 ans, serveuse dans une pizzeria de Melbourne.

Cette dernière décennie, le nombre de Français-es vivant à l’étranger a augmenté de 50%. Officiellement, 1,6 million de Français-es résident hors du pays – statistique qu’il faut au moins multiplier par deux si l’on veut aussi prendre en compte les Français-es non-inscrit-e-s sur les registres des consulats.

Selon l’écrivain français Gaspard Koenig, « une révolution silencieuse est en cours. » Et celui qui est aussi contributeur sur le site d’information Atlantico de préciser qu’à l’heure où les scrutins sont supposés indiquer ce que les Français-es attendent de leur gouvernement, « certains ont déjà voté – avec leurs pieds. [...] Moi-même, je suis arrivé à Londres il y a près de 3 ans. La plupart des compatriotes que je croise pensaient vivre une expérience de quelques mois, et sont finalement restés cinq, dix, vingt ans. »

« Aujourd’hui, partir, c’est facile »

Études à l’étranger (mobilité internationale, programme Erasmus, bourses de recherche), envie de nouveauté, perspectives professionnelles, émigration amoureuse… Aujourd’hui, partir à l’étranger ne fait plus peur. Juliette, 25 ans, étudiante en sciences environnementales à Manchester, témoigne : « Les low-cost ont largement permis à notre génération de partir à l’étranger pour pas cher. Ça ne te fait pas seulement découvrir des villes à visiter le temps d’un week-end, mais aussi de potentiels endroits où s’installer. » Selon Thibaut, expatrié en Argentine et étudiant en architecture, « non seulement partir c’est facile, mais allons même jusqu’à dire que rester c’est difficile » : « je pense notamment à ces loyers exorbitants à Paris, une ville que j’aime bien et pourtant, qui continue à me donner l’impression qu’elle ne veut pas de moi. Alors soit : je reviendrai, mais seulement quand j’aurai un salaire décent. En attendant, pourquoi se forcer à vivre dans une chambre de bonne à paris et en avoir pour 300 euros de courses par mois alors que je peux vive de nouvelles aventures sur un autre continent, apprendre beaucoup et en plus de ça, ne même pas m’endetter ? »

Les statistiques parlent d’elles-mêmes : 53% des expatriés ont aujourd’hui moins de 35 ans. Selon les derniers chiffres du Conseil économique, social et environnemental, les Français-es qui vivent hors de nos frontières sont une majorité à être implanté-e-s en Europe occidentale, puisque la Suisse, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique et l’Italie, à eux seuls, en accueillent près de 40%. Mais les expatrié-e-s sont aussi en Amérique du Nord, en Afrique francophone et de plus en plus nombreux dans des régions du monde telles que l’Asie ou l’Europe de l’Est, où ils/elles étaient encore peu nombreu-x-ses avant les années 2000.

Sophie, journaliste dans la presse musicale, raconte : « C’était un vieux rêve – enfin vieux… à l’échelle de mes 26 ans ! Certains se construisent en prenant pour modèle leurs parents, moi c’est l’inverse. Avec tout le respect que je leur dois, j’ai toujours voulu avoir une vie différente de la leur, mariés depuis 30 ans, respectivement médecin et enseignant dans le secondaire. Je sais qu’à leur époque, partir vivre à l’étranger n’était pas un choix répandu. À l’heure où les pays du monde sont de plus en plus interconnectés, je me serais sentie idiote de ne pas partir faire mes armes. Peut-être que je reviendrai un jour en France, mais pour le moment vivre et travailler à Montréal est le meilleur truc qui me soit arrivé. Ceci étant, je me vois bien vieillir en Bretagne, là où j’ai grandi. »

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Ainsi, il serait erroné de réduire l’expatriation à une haine du pays natal. En témoigne Thomas, expatrié par amour : « J’ai rencontré Paulina pendant mon Erasmus à Barcelone, et aujourd’hui on vit tous les deux à Zurich, là où elle travaille. Parfois, Toulouse me manque. Mais si j’y revenais, Paulina me manquerait plus encore », explique le jeune diplômé d’une école de commerce, aujourd’hui à la recherche d’un emploi.

Certains partent pour l’argent, d’autres reviennent pour la passion

Pour autant, certain-e-s expatrié-e-s font du retour au pays un pré-requis à leur départ. C’est le cas de Cécile, qui explique avoir « un devoir presque moral » envers son pays : « Aux yeux de la majorité des expatriés heureux sous les Tropiques, c’est un discours conservateur, patriote voire nationaliste. Mais pour moi, les choses sont claires : si je suis à New-York en ce moment, c’est parce que le poste d’enseignante que j’occupe sera bénéfique à ma carrière ; et même si j’adore la petite vie que je mène ici et mon trois-pièces dans Manhattan, je me jure de retrouver l’Éducation Nationale française dans 3 ans, parce que l’enseignement est encore un vaste chantier en France et que j’ai été formée pour apporter ma pierre à l’édifice. Rester à New York parce que je m’y amuse bien, ce serait un choix égoïste et totalement contraire à l’état d’esprit que j’avais quand j’ai passé le CAPES. »

Pendant ce temps-là, le spectre de la fuite de capitaux ombrage les éditos des rubriques économie. Gaspard Koenig tempère : « Cessons de croire que les émigrés sont mûs par la seule obsession d’échapper à l’impôt. Contrairement à la rengaine [médiatique], l’exil fiscal ne touche qu’une poignée d’ultrariches dotés de coûteux avocats fiscalites, qui ne valent guère la peine qu’on s’intéresse à eux. » Marie, 28 ans, aujourd’hui londonienne, confirme : « Je travaille dans une banque, et je ne paye pas moins d’impôts que si j’avais le même salaire en France. Si j’ai quitté la France, ce n’est pas pour une autre raison que mon emploi. Même si j’avoue avoir été contente de partir au cours du mandat de Sarkozy. Ça ne veut pas dire que je me sens plus en phase avec le gouvernement britannique, mais quelque part, la démarche est nihiliste : aujourd’hui, je ne me sens pas plus anglaise que française, pas moins non plus. Je suis juste dans un autre espace-temps. Posez la question à n’importe quel expatrié, il vous dira la même chose : on ne sait plus à quel territoire on appartient, et parfois, c’est réellement salvateur. »

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L’envie d’ailleurs

Mais les départs à l’étranger ne sont pas seulement motivés par des contingences professionnelles ou amoureuses. Les coups de cœur pour certains pays sont également moteurs d’envie de fuir la France.

« Je suis passionnée de salsa depuis deux petites années, mais cette activité a pris énormément de place dans mon cœur : j’ai rencontré mon copain à un cours de danse. Depuis, on n’a qu’une seule chose en tête : dès que j’aurais fini mon école de cinéma, on ira vivre en Espagne. Il quittera son job et moi, j’essayerai de me trouver un job en post-prod à Madrid. On est déjà en train d’apprendre à parler espagnol. Toutes les semaines, j’ai des cours de langue et des rendez-vous couchsurfing avec des hispano-parisiens pour m’entraîner. Ils me parlent en français, moi en espagnol, comme ça tout le monde y trouve son compte ! » explique joyeusement Clotilde.

« Je suis allé à Berlin une fois. C’est là que je me vois continuer mes études d’art, après ma MANAA », raconte Louis, étudiant à l’école de Condé. « Mes parents me trouvent immature quand je dis ça et essayent de me faire changer d’avis, mais c’est comme ça : j’ai clairement l’impression que Berlin est un eldorado artistique de dingue comparé à Paris. Il y a des événements tous les week-ends, plein de galeries à exploiter, plein d’artistes à rencontrer. Pas comme à Paris où le circuit artistique me semble toujours coincé dans les mains des mêmes personnes. »

Finalement, partir, rester ou revenir, l’essentiel semble être de savoir à quel projet de vie on veut adhérer. C’est peut-être là la différence entre fuir, rejoindre, et quitter pour mieux retrouver ? « Barrez-vous parce que rien ne vaut l’ivresse qui vient avec la conscience du monde et de l’autre du voyageur : partir, c’est découvrir qu’on ne pense pas, ne travaille pas, ne communique pas de la même manière à Paris, à Guangzhou ou au Cap. », nous disait la lettre ouverte.

Qu’il s’agisse de Marie qui envisage son expatriation comme le moyen d’être une meilleure prof ou Clotilde qui rêve de vivre son amour ibérique coûte que coûte, chaque départ semble être motivé par des raisons différentes. Seul dénominateur commun – la soif de voir ce qu’il se passe par-delà nos frontières.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Avez-vous quitté la France, ou projetez-vous de le faire ? Où voudriez-vous vous expatrier, et pourquoi ? N’hésitez pas à débattre dans les commentaires !

Ça vous a plu ? Faites tourner !

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Cet article a été pondu par Emilie Laystary - Tous ses articles

Émilie Laystary est journaliste indépendante (VICE magazine, RTL.fr, les Inrocks, etc.) spécialisée en politique et société. Elle tient ici la rubrique "Le Petit Reportage" dans laquelle un fait d'actualité est décrypté chaque semaine. Retrouvez également ses billets d'humeur sur son blog, Pensées Pastiques.

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Les 10 dernières réactions à cet article sur le forum

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  1. schtrouloulouteschtroulouloute

    Le 10 février 2013 à 17:44

    Posté par sophie-scholl
    Je suis plusieurs fois aller à l'étranger dans pas mal de pays et contrairement à pas mal de Madz, j'ai senti une certaine hostilité non cachée envers les français. J'ai pourtant fait des efforts pour m'intégrer mais je me suis jamais sentie bien.
    Après, c'est peut être moi qui ait eu la poisse.
    Donc franchement, ça m'a dégoûtée de vouloir repartir car c'était assez récurant.

    TU es partie ou? J'éi étais expatriée 3 ans dans une ancienne colonie française, et c'est vrai que suivant la ou tu te trouve, ou qui tu as en face de toi, tu peux parfois ressentir sa, mais faut pas t'y arreter, et creuser, et chercher les gens qui sont ouvert, qui accepte de partager comme toi tu le souhaite.
    Des cons y'en a partout, et ce sont souvent les premiers sur qui l'ont tombe malheureusement
  2. ChoucahChoucah

    Le 21 avril 2013 à 20:26

    Je vais ajouter ma pièce à l'édifice de cet article.

    La première fois où j'ai eu l'occasion de partir à l'étranger, c'était il y a 3 ans, à l'Ile Maurice, en stage tous frais payés (ne me regardez pas avec des gros yeux… l'Ile Maurice c'est bien pour les vacances, c'est tout - ce n'est que mon avis).

    Pendant ce stage, j'ai rencontré mon petit ami avec qui je suis encore actuellement.

    J'ai continué encore un an mes études, mon copain est resté à Maurice, et moi en Normandie.

    Pour clôturer ma licence, j'ai dû faire un stage et j'ai eu l'occasion de pouvoir revenir (à mes frais), dans une autre entreprise sur l'ile. Tous s'est bien passé, voire même très bien. A la suite de mes trois mois de stage, l'on m'a proposé de revenir encore 6 mois. Et au bout de ces 6 mois, on m'a proposé un poste permanent, dans lequel je suis actuellement.

    Pourquoi avoir choisi de rester travailler à Maurice ? par amour, certes, et au-delà du cliché cocotier-sieste-mer turquoise, on m'a donné des responsabilités dans un travail que j'apprécie et que je n'aurai pas eu la chance d'avoir en France.

    Le travail que je fais actuellement est pour moi "un tremplin", de quoi me faire de l'expérience, avec des responsabilités ! De quoi revenir en France et ne pas dire à un entretien "j'ai fait 3 ans de chômage".

    Ici, on ne regarde pas vraiment votre niveau scolaire. On vous donne la chance d'évoluer, et vite. On vous donne la chance de montrer ce que vous valez. On vous donne des responsabilités du haut de vos 20 ans.

    Bref, je m'éclate !

    Mais je sais que je vais revenir rapidement en France… le rythme effréné des journées de travail est trop épuisant… 50, voire parfois 60h de travail par semaine, alors que de l'autre côté de la planète tout le monde s'imagine que je sirote une noix de coco les pieds dans l'eau tous les jours.

    En plus de ça la paye est misérable… 700€, et l'assurance française qui me prend un mois de salaire sur trois. Une fois le loyer, les charges les courses et l'essence payés, il ne me reste presque plus rien.

    Même pas assez pour mettre de côté afin de retourner se ressourcer en France.

    Bref, je suis expatriée pour ne pas rester rien faire en France. Mon équipe est géniale. J'aime mon travail. Et si j'avais pu ou si on m'avait donné l'occasion de faire tout ça en France, je serais surement restée. Mais ça n'a pas été le cas.

    Mais l'expatriation permet au moins une chose : voir vraiment qu'on n'est pas si malheureux d'où l'on vient.

    Charline
  3. LeonorLeonor

    Le 21 avril 2013 à 20:45

    De nationalite franco-belge et ex-expatriee (puisque j'ai fait une partie de mon ecole primaire au Royaume-Uni), il semblerait que je retourne a mes premiers amours sans regrets puisque je suis de nouveau expatriee au nord de Londres depuis septembre 2012, accompagnee cette fois de mon copain, francais pur souche, avec lequel je suis depuis plus de cinq ans.

    Cela ne s'est pas fait sans difficultes, malgre le fait que je sois parfaitement bilingue (donc absence totale de barriere linguistique ou culturelle puisqu'on peut considerer que j'ai ete elevee britannique), puisque les quatre premiers mois j'ai bosse dans une boite, et a un poste qui ne me convenaient absolument pas. Cependant, cela m'a permis de voir tres vite l'envers du decor de l'expatriation, car chaque pays a ses defauts, ses particularismes, et ses beaufs locaux avec lesquels il faut savoir composer. Point de lune de miel me concernant donc, et finalement, j'ai la nette impression que je profite pleinement de l'experience avec l'homme que j'aime, a seulement une heure en avion de Bordeaux ou mes parents vivent. Que demande le peuple? :)

    L'expatriation m'a permis de savoir ce que je voulais vraiment dans la vie (1. etre heureuse et 2. creer), et mon copain s'epanouit dans un job ou il a l'impression de contribuer, bien paye, avec des horaires on ne peut plus sympathiques (9h-12h 13h-17h) et des collegues absolument adorables, qui sont devenus des amis. Le fait que son salaire soit aussi eleve me permet de mon cote de me construire professionnellement et personnellement puisque je n'ai pas cet imperatif de gagner tant d'euros pour contribuer aux besoins du foyer. Je suis donc traductrice freelance et j'ecris un livre. Je n'ai jamais ete aussi heureuse de toute ma vie et je ne ressens aucunement le besoin de devoir quoi que ce soit a la France.

    Certes, j'y ai fait mes etudes, mais le revers de la medaille est que je ne me suis jamais veritablement adaptee a ce climat oppressif typiquement francais qui t'empeche de faire ce que tu as envie de faire, qui juge sans arret tes choix, qu'ils soient professionnels, personnels ou familiaux, qui rejette categoriquement toute idee de multiculturalisme au profit de cette elitisme majoritairement soixantenaire et masculin. Harcelement sexuel, harcelement de rue, harcelement professionnel, harcelement scolaire, j'en passe et des meilleures… Bon j'admets egalement que je revendiquais haut et fort mon trilinguisme et mon (certes peu exotique) multiculturalisme, et ca, forcement, ca passait moyen.

    On vit mieux, on sacrifie certaines petites choses (les rendez-vous medicaux du jour au lendemain, l'absence totale de Monbazillac ou de Sainte-Croix-du-Mont au Tesco local, faut vendre un rein pour acheter du foie gras, le prix des transports en commun derisoire par rapport a Londres et alentours) mais de maniere generale, le systeme social est plus doux, moins repressif envers la classe moyenne et nous avons rencontre des gens du monde entier, ainsi que des expatries comme nous qui veulent simplement construire le bonheur que la France leur (et nous!) refuse, de par sa taxation systematique de la classe moyenne, des autoentrepreneurs et des PME.

    C'est dur, mes parents ont verse des larmes et moi aussi, mais je ne fais que desirer une vie meilleure, moins compliquee, plus paisible.

    En gros, OUI il faut savoir s'expatrier quand c'est necessaire et NON, ce n'est pas une haine de la France, mais un mepris du systeme en place actuellement en France.

    Desolee pour le pave! :chat:
  4. TravelingTraveling

    Le 22 avril 2013 à 06:23

    Je suis contente de lire un article assez complet sur l'expatriation des jeunes. Parce que non, on ne part pas tous pour des raisons financieres !

    De mon cote, je suis expatriee depuis trois ans aux Philippines. Ca a commence par 4 mois de stage pour valider ma licence et suite a un veritable coup de coeur pour ce pays, j'ai decide de rester. Resultat, cela fait trois ans que j'y vis.
    Mon coup de coeur n'est pas la seule raison qui m'a pousse a rester ici. La situation en France est telle, que je savais deja a l'epoque que je n'allais pas trouver facilement du travail dans ma branche et la perspective de galerer n'etait pas franchement attirante. Du coup, en restant ici, j'ai trouve facilement du travail et je me forge une super experience de travail et de vie !

    Je ne suis pas contre revenir un jour en France, au contraire ! Le pays en lui-meme ne me manque pas specialement pourtant, mais j'aime mon pays et ca me rend dingue de voir dans quoi on s'embourbe. Mais je ne rentrerai aps en France avant d'avoir des opportunites de travail aussi interessantes que celles que l'on me propose a l'etranger.
  5. LadyDaenerysLadyDaenerys

    Le 01 mai 2013 à 12:56

    Bonjour, j'ai 16 ans, je suis en première s et je ne sais pas du tout ce que je veux faire comme métier, et étant en première, les professeurs nous bousculent énormément avec les universités, etc.. pour qu'on fasse notre choix très rapidement… Mais je ne sais pas (idées d'études dans le cinéma..), la seule chose que je sais, je voudrais arrêter les études après le bac pour un an, beaucoup me le déconseille.. mais j'ai tellement envie, je ne me sens pas de rester, d'étudier, je voudrais améliorer mon anglais (partir au royaume uni ou australie ou usa si pas trop cher), mais je ne sais pas comment faire… surtout que mes professeurs me diraient de choisir les études… donc je voudrais avoir des conseils sur le fait d'arrêter après le bac et les études, et comment vous avez fait ?..

    Merci pour celles/ceux qui me répondraient ^^ (ce serait urgent ^^) :v:
  6. BillBoardBillBoard

    Le 11 mai 2013 à 22:45

    Posté par ladydaenerys
    Bonjour, j'ai 16 ans, je suis en première s et je ne sais pas du tout ce que je veux faire comme métier, et étant en première, les professeurs nous bousculent énormément avec les universités, etc.. pour qu'on fasse notre choix très rapidement… Mais je ne sais pas (idées d'études dans le cinéma..), la seule chose que je sais, je voudrais arrêter les études après le bac pour un an, beaucoup me le déconseille.. mais j'ai tellement envie, je ne me sens pas de rester, d'étudier, je voudrais améliorer mon anglais (partir au royaume uni ou australie ou usa si pas trop cher), mais je ne sais pas comment faire… surtout que mes professeurs me diraient de choisir les études… donc je voudrais avoir des conseils sur le fait d'arrêter après le bac et les études, et comment vous avez fait ?..

    Merci pour celles/ceux qui me répondraient ^^ (ce serait urgent ^^) :v:



    Coucou !

    Je n'ai pas vraiment fait ça mais bon, je te donne mon avis ;)

    Pour moi si t'as envie de découvrir le monde pendant un an, il vaut mieux que tu le fasses pour être ensuite fraiche et dispose pour commencer tes études sups. Parce que s'imaginer passer un an assise dans un amphi à rêver d'ailleurs… :erf: en +, le fait de partir te permettra sans doute d'affiner ce que tu veux faire dans ta vie, c'est toujours très enrichissant de découvrir des façons de vivre différentes, de travailler, devoir se débrouiller seul aussi… Bref que du positif et comme qui dirait "les voyages forment la jeunesse" !!

    Après, il te faut surement convaincre tes parents, mais ça c'est à toi de formuler pourquoi tu as cette envie de voyage, et aussi à toi de tout faire pour le réalise de façon autonome : jobs pour te faire des sous avant de partir, trouver un job là où tu veux aller, un logement…

    Renseigne toi sur le "woofing" qui consiste (il me semble arrêtez moi si je me trompe) à bosser dans des fermes contre le gîte et le couvert, en gros. Après internet est une mine d'info pour voyager sans y laisser un rein (mais bon, ce sera jamais gratuit, jamais), à toi de faire quelques recherches (tafs de jeune fille au pair par exemple…)

    Mais sinon tu dis que t'es en première ? Donc t'as encore un an avant de choisir ta fac non ? ça te laisse le temps de réunir le budget, de t'organiser…
  7. Pandora51Pandora51

    Le 29 mai 2013 à 10:49

    J'ai toujours rêvé de m'expatrier parce que les pays d'Europe de l'Est et d'Asie ont l'air tellement plus cool que la France !Il y a aussi l'envie de m'imprégner de nouvelles cultures et ce ,pas seulement pour les vacances .J'adore les langues !
    Ce qui me fait peur c'est l'intégration…Je n'ai jamais été douée pour ça ,même à l'école j'allais vraiment difficilement vers les autres.
  8. killtheDJkilltheDJ

    Le 29 mai 2013 à 13:52

    J'avoue que c'est un peu mon rêve de m'expatrier, mais il y a des tas de questions que je me pose.
    Déjà, la barrière de la langue : comment trouver sa place dans un pays dont on ne parle pas ou peu la langue ? Je suppose qu'on peut se débrouiller au quotidien mais sincèrement, c'est possible de trouver du travail si on ne la maîtrise pas parfaitement ? Comment ça se passe au niveau administratif, pour trouver un appartement sur place, pour trouver du travail ? Est-ce qu'il faut chercher avant de s'expatrier ou chercher sur place ? Je suppose aussi qu'il faut un paquet d'argent pour subvenir à ses besoins les premiers mois non ? Comment ça se passe au niveau des Visa ? Est-ce que c'est possible de faire sa vie ailleurs si on a pas beaucoup d'argent de côté / si on ne maîtrise pas totalement la langue / si on est pas bourré de diplômes ?

    Ca m'intrigue tout ça :cretin:
  9. AnthraxAnthrax

    Le 29 mai 2013 à 14:09

    Je pense que je pourrais pas vivre à l'étranger, j'aime bien trop la suisse et surtout ma ville pour partir vivre loin. Par contre je peux comprendre qu'on veuille se barrer ailleurs et je vais pas m'en plaindre, puisque mon petit ami est un français expatrié :lol:
  10. LadyDaenerysLadyDaenerys

    Le 11 juin 2013 à 10:14

    Posté par billboard
    Coucou !

    Je n'ai pas vraiment fait ça mais bon, je te donne mon avis ;)

    Pour moi si t'as envie de découvrir le monde pendant un an, il vaut mieux que tu le fasses pour être ensuite fraiche et dispose pour commencer tes études sups. Parce que s'imaginer passer un an assise dans un amphi à rêver d'ailleurs… :erf: en +, le fait de partir te permettra sans doute d'affiner ce que tu veux faire dans ta vie, c'est toujours très enrichissant de découvrir des façons de vivre différentes, de travailler, devoir se débrouiller seul aussi… Bref que du positif et comme qui dirait "les voyages forment la jeunesse" !!

    Après, il te faut surement convaincre tes parents, mais ça c'est à toi de formuler pourquoi tu as cette envie de voyage, et aussi à toi de tout faire pour le réalise de façon autonome : jobs pour te faire des sous avant de partir, trouver un job là où tu veux aller, un logement…

    Renseigne toi sur le "woofing" qui consiste (il me semble arrêtez moi si je me trompe) à bosser dans des fermes contre le gîte et le couvert, en gros. Après internet est une mine d'info pour voyager sans y laisser un rein (mais bon, ce sera jamais gratuit, jamais), à toi de faire quelques recherches (tafs de jeune fille au pair par exemple…)

    Mais sinon tu dis que t'es en première ? Donc t'as encore un an avant de choisir ta fac non ? ça te laisse le temps de réunir le budget, de t'organiser…


    Mercii beaucoup ! Pas trop le temps, car si j'ai bien compris il faut déjà avoir son idée pour décembre.. mais tu as raison, je ne me vois pas rester à étudier et rêver ^^ mes parents seraient pour, il faut que je trouve le budget maintenant, en tous cas merci beaucoup :)

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