L’autobronzant à la piscine

Replaçons le contexte : moi, pendant longtemps, j’ai cru que je pouvais faire avaler discretos que je constituais l’équivalent européen de JLo. Je me baladais en survêt’ rose en velours, en fredonnant I’m real l’air de rien et le sourcil un peu levé. Ma première paye de caissière à 28h semaine, je l’ai intégralement versée […]

L’autobronzant à la piscine

Replaçons le contexte : moi, pendant longtemps, j’ai cru que je pouvais faire avaler discretos que je constituais l’équivalent européen de JLo. Je me baladais en survêt’ rose en velours, en fredonnant I’m real l’air de rien et le sourcil un peu levé. Ma première paye de caissière à 28h semaine, je l’ai intégralement versée à Chanel en investissant dans une paire de lunettes griffée, lestée de 200 grammes de strass. Toujours pour être raccord idéologiquement.

Avant, pour bronzer, on avait deux solutions : badigeonner son corps d’un mélange huile d’olive/citron et frire au soleil, ou s’enduire de chicorée concassée. Voilà pourquoi le jour où l’autobronzant est apparu, j’ai dédié un mausolée au génie du Créateur. Dans son immense miséricorde, il me permettait « d’aller plus whauuut, woualler plus whouauttt » vers le JLo Style. Hallelujah, à la piscine je resterais celle qui a le maillot le plus classe, en quittant le surnom difficile à vivre de « Gervita baveux » (ndlr : l’avenir allait m’apprendre que même 10 ans après, il reste toujours une balance pour se souvenir des surnoms méchants).

Problème : autrement que par temps sec, l’autobronzant faut pas…

J’étais enduite et sèche, heureuse. Rendez-vous était pris pour une piscine l’après-midi. Pour partir sur de bonnes bases, j’avais même changé de bande et je comptais conclure avec un humain masculin, grâce à ma mue salvatrice…

Et quand j’ai posé ma cambrure dans le jacuzzi de la piscine à Weil am Rhein, eh bien j’ai delavé. Ils ont tous compris qu’en vrai j’étais blanche comme un Chavrou. Pour le côté « I’m real », j’étais servie, mais pas comme je pensais.

Résultat : j’ai démonté le mausolée, me suis payé une thérapie contre la clostrophobie en cabine et j’ai acheté des lunettes à UV. Affaire bouclée.

La Honte en gratin.

Moralité : Plutôt que de vouloir ressembler à Janet Jackson en partant d’une base « Isabelle Boulay », trouve-toi des amis qui sauront ne pas t’appeler « Gervita baveux ».

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Ginger.
    Ginger., Le 27 mars 2008 à 18h40

    MOi j'en ai pas besoin-euh !
    Hé hé ! :cool:

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