Trois films qu’on vous conseille absolument cette semaine

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Cette semaine, Kalindi vous propose une sélection de films tout en éclectisme. L'occasion de se balader entre drame sensuel, fable activiste et science-fiction délicate. Promenade. 

Trois films qu’on vous conseille absolument cette semaine

Le rendez-vous des sorties ciné de la semaine est de retour !

Mercredi dernier, impossible de passer à coté de Les Proies, le nouveau film de Sofia Coppola dont madmoiZelle est la fière partenaire ! Aki l’a vu et en parle ici, avec en prime, une interview de la réalisatrice.

Les Proies, ou la sang-sualité

Présenté au Festival de Cannes 2017, Les Proies est un thriller contemplatif mêlant sensualité, jalousie et violence. Un film bien « Coppolesque » dans lequel évoluent 7 femmes et un homme en mal de sentiments et de sensations.

Ce long-métrage m’a touchée et m’a rappelé les bons moments de cinéma vécus il y a longtemps devant Virgin Suicides, l’œuvre qui m’a fait aimer et découvrir Sofia Coppola.

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120 battements par minute place la rage au ventre

120 battements par minute a été présenté à Cannes et a marqué la Croisette !

Rien de plus normal à cela, car ce long-métrage résonne comme une grande gifle. Il suit le combat quotidien d’un jeune activiste d’Act Up, une association de lutte contre le sida, dans les années 90.

Robin Campillo, le réalisateur, fait un focus sur les actions de jeunes gens bien décidés à faire changer les choses, qu’ils soient séropositifs ou non.

Dans 120 battements par minute, on retrouve deux acteurs formidables qui émerveillent le cinéma français par leur talent : Nahuel Pérez Biscayart (Je suis à toi) et Arnaud Valois (La fille du RER).

Dans un rôle un peu plus secondaire, il y a également Adèle Haenel (Les Ogres).

Robin Campillo signe de nouveau un film brut de décoffrage, qui tape fort là où ça fait mal.

Dans la séquence ci-dessous, par exemple, le groupe d’activistes vient recouvrir de sang les vitres et les bureaux d’un laboratoire pharmaceutique dont ils remettent en cause le travail.

J’avais déjà été interpellée par le travail du réalisateur, notamment avec son film Eastern Boys. Un objet filmique qui m’avait laissé haletante tant il était puissant.

Prostitution, violence et provocation : tels étaient les sujets que le cinéaste abordait. Des thèmes abrupts pourtant manipulés avec une grande douceur.

Robin Campillo a la belle habitude de créer des films coup de poing et cela lui aura valu, cette année, le Grand Prix du jury pour 120 battements par minute.

Upstream Color, la science-fiction soignée de Shane Carruth

Shane Carruth, c’est un mec dont on n’entend pas parler tous les quatre matins.

Il s’agit pourtant d’un réalisateur réellement ambitieux qui ose un cinéma expérimental. Déjà dans Primer, il innovait, nous présentant des images aussi chelous que fascinantes.

Dans Upstream Color, il récidive. Out le film de science-fiction archi codé, bonjour au long-métrage bourré d’idées.

Film fantastique de série B, Upstream Color propose un synopsis un rien barré :

« Dans le terreau de quelques plantes se trouve une larve aux pouvoirs étonnants. Lorsqu’elle s’introduit dans le corps humain, elle peut le manipuler, régir sa vie.

Victime de cette larve, Kris se retrouve dépossédée de sa vie. Mais elle va rencontrer un homme qui semble avoir vécu la même expérience traumatisante… »

Entre conte et cauchemar, Shane Carruth nous promène dans un univers bien à lui qui m’a filé une migraine mais qui reste finalement un très bon souvenir !

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Kalindi

Kalindi est la nouvelle cheffe de rubrique ciné/séries. Quand elle avait 7 ans, elle voulait être océanologue. A 8 ans, elle comprenait que pour cela, il fallait être bonne en maths. Du coup, elle a préféré se concentrer sur ses cours de théâtre pour devenir « actrice célèbre ». Aujourd’hui elle n’est ni actrice ni célèbre mais elle aime passionnément le cinéma.

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Voici le dernier commentaire
  • Rin`
    Rin`, Le 28 août 2017 à 15h45

    120 battements par minute m'a aussi fait l'effet d'une véritable claque. Le rythme sert la réalisation : quand tout va bien, c'est rapide, haché, intense ; quand tout va mal, c'est lent, long, malaisant. À chaque fois que je l'ai trouvé long, j'ai immédiatement pris un coup de poing dans le ventre en comprenant que le malaise était voulu.
    Au delà de ça, le film est beau, bien écrit, peut-être trop tourné sur la romance, surtout sur la fin… Mais ouais, une claque.

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