Ces films que je n’ai jamais pu regarder en entier

Il y a des films comme ça, on a beau s’acharner dessus, on ne parvient jamais à les terminer. Ennuyeux ? Traumatisants ? Sarah partage avec vous ses échecs personnels.

Ces films que je n’ai jamais pu regarder en entier

Ce n’est pas faute de faire preuve de bonne volonté, et de chercher à connaître les grands succès cinématographiques. Seulement voilà : il y a des films, portés aux nues par beaucoup de gens, que je n’arrive simplement pas à regarder en entier, et ce pour diverses raisons.

Je m’attarde sur le cas de ces oeuvres généralement considérées comme de qualité, voire des films cultes, pour la simple raison que c’est frustrant. Même pas de n’avoir pas aimé, mais de n’avoir pas réussi à regarder jusqu’à la fin.

Pourtant, je m’acharne souvent. Un entêtement un peu malsain me fait revenir à la charge de temps en temps, comme si ça n’avait été qu’un traumatisme infantile et qu’en quelques mois j’avais eu le temps de mûrir un peu dans ma tête. Sauf que ça n’a rien à voir avec ces films qui ont jadis effrayé la tendre enfant que j’étais. C’est pire : ce sont des oeuvres qui posent un problème à la tendre adulte que je suis aujourd’hui.

Et la tendre adulte, ça a tendance à la vexer.

Titanic : c’est l’histoire d’un bateau qui met 4h à couler

Je vous rassure tout de suite : ce premier exemple n’a rien à voir avec un quelconque traumatisme. Ce qui en fait peut-être un mauvais exemple en soi, mais malheureusement, Titanic a toute sa place dans mon panthéon cinématographique avorté personnel. J’ai beau ne pas bien apprécier être sur un bateau au-dessus de plein d’eau, je n’hyperventile pas devant ce film.

Et c’est peut-être tout le problème…

On parle tout de même de milliers de gens sur le point de mourir de manière à la fois stupide et horrible dans les eaux sombres et glacées de je ne sais quel océan, parce que leur gros bateau invincible s’est pris un iceberg dans la coque ! De quoi, en principe, me tenir en haleine jusqu’au terrible final, où j’éclaterais en sanglot devant ces vies détruites.

Au lieu de ça, je me suis systématiquement endormie devant ma télé lors de mes quatre tentatives. Et tout le monde sachant, moi comprise, qu’à la fin le chéri de la dame va faire coucou aux poissons faute d’avoir su se faire une petite place sur la planche, difficile de me motiver un grand coup. Mais COULEZ, enfin, qu’on en finisse !

À la limite, quand la dame tape sur la vitre, ça me fait faire un petit bond.

Alors bon. Comme je complexe un peu de ronfler devant le charme suintant de Dicaprio, parfois j’essaie de compenser en lançant My heart will go on à fond. Au moins, Céline Dion qui braille l’histoire de son coeur en balade, ça réveille un peu.

La Passion du Christ : sang, barbes et tralala

Ah, La Passion du Christ ! Encore un film, comme Noé, dont la plupart d’entre nous connaissent la fin. Je dirais bien que c’est pour ça que je ne ressens pas le besoin d’en voir le dénouement, mais hélas, ce film me fascine, pour une raison que je suis incapable d’expliquer.

C’est la seule image pas trop sanguinolente que j’ai trouvée.

Le film est entièrement tourné en araméen, hébreu et latin ; j’adore entendre des langues que je ne connais pas, et encore plus imaginer comment on parlait il y a des siècles. À ce niveau-là, ça aurait pu être la fête à mémé devant la longue oeuvre de Mel Gibson… J’aurais passé les deux heures à les écouter papoter sans rien comprendre ni même reconnaître le Christ parmi tous ces barbus (est-ce que c’est raciste envers les barbus de dire ça ?), et on aurait été bien.

Hélas ! J’ai peut-être fait quelques heures de catéchisme forcé pendant mon passage dans un collège privé, mais apprendre la vie de Jésus en faisant des mots croisés sur des extraits de la Bible ne m’a jamais préparée au réalisme sanglant et barbare de La Passion du Christ. Je me sens flouée.

Pourtant, je sais bien que malgré tout l’effroi dans lequel me plongent ces deux heures de violence permanente, je vais sûrement retenter de passer la dizième minute ce soir même. Avec un peu de chance, j’arriverai à boucler le premier quart d’heure du film avant de passer à Life of Brian des Monty Python, pour un Christ qui prend un peu plus la vie du bon côté.

Pourquoi tant de haine et d’acharnement ? Je l’ignore. C’est plus fort que moi. C’est Satan.

Le Pianiste, un chef-d’oeuvre beaucoup trop réel

Pire que La Passion du Christ, pire que le plus traumatisant des films d’horreur, pire encore que La Vie est belleIl y a Le Pianiste. Celles et ceux qui l’ont vu (ou ont essayé) comprendront et… Non mais qu’est-ce que je dis ? Il suffit de jeter un oeil au résumé du film pour commencer à piger ! Un film qui raconte l’histoire d’un juif polonais pendant la Seconde Guerre Mondiale, c’est par définition un truc difficile à regarder.

Séduite par le jeu des acteurs, dont Adrien Brody, je m’y suis prise à plusieurs fois. J’ai vu le début, où la vie est encore relativement sereine pour cette famille polonaise et juive, alors que la rumeur gronde déjà. En m’accrochant, j’ai continué jusqu’au moment où les choses ont commencé à dégénérer… tout en sachant très bien que ça ne pouvait pas, en aucun cas, bien se terminer. Pour personne.

C’est probablement le plus dur, avec les films portant sur l’Holocauste. Ce n’est pas la douleur, ou le déferlement d’horreur et de violence, c’est surtout de se dire qu’on ne peut pas se raccrocher au prétexte de la fiction, parce que la misère humaine qui défile sous nos yeux n’est pas issue du cerveau malade d’un scénariste quelconque.

C’est réel, et le temps que je passe à appuyer sur PAUSE est clairement un déni.

Bonus : la tentative Snowpiercer

Allez, soufflons un peu avec mon dernier défi cinématographique en date, j’ai nommé le tout récent film d’anticipation Snowpiercer, avec Chris Evans, a.k.a Captain America, qui rend plutôt bien tout en étant pour une fois sale et pas rasé. Je tiens à le préciser, parce que c’est entre autres comme ça qu’on m’a vendu le film.

Mon petit problème avec Snowpiercer, que j’ai attaqué pour la première fois il y a moins d’une semaine, c’est avant toute chose qu’il me fait envie. Pas tant à cause de Chris Evans, puisque je lui préfère Aidan Turner ou David Tennant, qu’à cause de la personne qui m’en a parlé avec un enthousiasme contagieux. Vous savez, quand on vous dit, « ce film est génial, il faut que tu le voies » ou à peu de choses près ?

« Bon et alors pourquoi tu ne le regardes pas au lieu de nous tenir la jambe ? », me décochez-vous, perdant patience. Mais j’essaie ! Sauf que Snowpiercer est un film de science-fiction très sombre, dans lequel les derniers survivants sur Terre sont contraints, depuis une catastrophe climatique, de vivre dans un train fermé qui ne s’arrête jamais… Et que si vous ne voyez pas ce qu’il y a d’angoissant dans ce simple synopsis, je n’ai plus qu’à aller m’étouffer dans les larmes sous mon bureau. Je suis légèrement claustrophobe, voyez-vous.

Qui a éteint la lumière ?

Non mais ça va. J’ai réussi à aller jusqu’au moment où le héros marche d’un wagon sombre et dégueulasse sans lumière à un autre wagon sombre et dégueulasse sans lumière. Soit la troisième minute du film. Je suis sur la bonne voie, comme dirait le train.

Et pour toi, il y a des films que tu n’as jamais pu regarder en entier ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Bananou
    Bananou, Le 7 novembre 2016 à 10h30

    C'est très rare que je ne finisse pas un film, ne serait-ce que parce que psychologiquement c'est compliqué pour moi (un peu maniaque sur les bords...)
    Mais je peux lister :
    - Avatar : le pire c'est que je le trouve pas mal, mais il est teeeellement long --'
    - Le hobbit : J'ai ADORÉ le seigneur des anneaux mais le hobbit j'ai pas accroché DU TOUT, peut-être parce que le début est un peu mou, je sais pas...
    - Pulp Fiction : J'ai vraiment détesté ce film, on m'en a fait tout un foin mais je trouve ça d'un ennui, je n'aime pas beaucoup le style Tarantino en plus donc ça aide pas...
    Ceux que j'ai regardés jusqu'au bout juste pour le principe mais alors vraiment une torture de le faire :
    - les Lars Von Trier : Ce mec est un grand malade, sérieusement :oo:
    - Boulevard de la Mort : Du Tarantino quoi hein...
    - After Earth : Dieu que ce film est nul selon moi, j'ai vraiment pas aimé, et vu les critiques, je suis pas la seule :eh:
    Edit : J'ajouterai aussi Divergente 3, mais vraiment j'ai pas compris comment un film pareil avait pu être accepté quoi :dunno:

    Je n'ai pas vu la plupart des films listés par les madz avant moi mais, Moulin Rouge, Titanic, j'adore :red:

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