Quatre films pour enfants qui restent cool #3

Voici une nouvelle sélection de films pour enfants qui restent super top mega giga cool quand on les regarde plus vieux !

Quatre films pour enfants qui restent cool #3

Certaines œuvres ont marqué notre enfance et celles de plein d’autres enfants de notre génération. Car les vrais bons films — qu’il s’agisse de thrillers, de films d’horreur, de comédies ou de films dits « familiaux » — sont intemporels. Ils ne vieillissent pas vraiment, ou alors ça leur donne un charme supplémentaire.

Tout ça pour dire que les films « jeunesse », quand ils sont bons, restent cool à voir à n’importe quel âge !

Après une première sélection, puis une seconde, voici une troisième fournée d’oeuvres cinématographiques estampillées « pour enfants » qui ne perdent pas de leur intérêt pour les adolescents et les adultes.

Le Ballon Rouge, d’Albert Lamorisse (1956)

Le Ballon Rouge est un court-métrage de plus de trente minutes à l’atmosphère un peu magique. Ça raconte l’histoire, presque sans un mot, d’un petit garçon qui croise la route d’un ballon rouge accroché à un réverbère. Il le détache alors et décide de s’en faire un super pote. Évidemment, ça crée suffisamment de jalousie et d’incompréhension pour qu’on imagine que cette histoire ne sera pas toujours et à 100% positive (et je n’ajouterai rien, parce qu’il est hors de question que je te spoile, après tu m’en voudrais et je serais triste alors merci mais non merci)…

C’est très joli, comme film, c’est doux et onirique ; ça rappelle à quel point, quand on était gosse, on devenait pote avec tout et n’importe quoi. En plus, ça se passe dans le Ménilmontant des années 1950, ce qui rajoute une impression de pertes de repère à ceux et celles qui connaissent le quartier, tout en ramenant une petite pointe de Paris d’un autre temps à cette pépite. Pépite qui a d’ailleurs reçu la Palme d’Or du court-métrage au Festival de Cannes 1956 et l’Oscar du meilleur scénario original l’année suivante.

le ballon rouge

Freaky Friday, de Mark Waters (2003)

Azi t’as cru que je passais tous mes dimanches à regarder des films des années 50 en buvant du thé de chez Mariage Frères tout en dégustant des tartines de fromage fin ? Non ! Parfois, souvent, quand l’humeur m’en dit, j’aime à me gratter le pubis devant un bon film bon esprit en provenance des États-Unis avec des vannes attendues et une morale entendue.

C’est le cas de Freaky Friday : Dans la Peau de ma Mère, un film avec Jamie Lee Curtis (trop de love) et Lindsay Lohan (encore plus de love). Jamie Lee Curtis joue la mère et Lindsay Lohan joue la fille — tu me diras, c’est logique, vu leur âge. Mais pas tant que ça puisque tu n’es probablement pas sans savoir que Freaky Friday est l’histoire d’une mère et de sa fille qui se retrouvent coincées dans le corps de l’autre. Pourquoi ? Parce qu’elles font rien que s’engueuler. Pourquoi ? Parce qu’elles se comprennent pas. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’une mère et de sa fille adolescente. Pourquoi ? Tu poses trop de questions.

Je l’avais vu une fois, Freaky Friday, quand j’avais quatorze ans, et j’avais été bien trop gênée par les scènes où le cerveau de Lindsay dans le corps de sa mère se retrouve dans une situation intime avec son mec. À sa mère. Alors je l’avais marqué d’un FILM DE MERDE dans ma tête, jusqu’à ce que je retombe dessus à la télé y a quelques mois.

En fait, ce film (qui est une adaptation d’un livre de Mary Rodgers) est rigolo, bien fichu, et en plus il donne envie d’essayer de comprendre sa mère et d’être un peu plus claire pour se faire comprendre auprès d’elle. De bien bonnes valeurs, quoi.

À noter qu’une version avec Jodie Foster sortie en 1977 existe également ! Ça s’appelle Un vendredi dingue, dingue, dingue.

The Goonies, de Richard Donner (1985)

Pourquoi faut-il regarder Les Goonies, même si on ne l’a pas vu quand on était petit, même s’il est bien plus vieux que nous ? Bah je vais te le dire : c’est un film d’aventure. Un film. D’AVENTURE ! Comme Indiana Jones mais avec des enfants, ou plus précisément des adolescents, les Goonies.

Ils se surnomment Bagou, Choco, Data et Mickey et vivent dans un quartier qui va être rasé pour être remplacé par un terrain de golf. Alors quand ils trouvent une carte au trésor dans le grenier des Fratelli, ils décident de partir à sa recherche. Non seulement parce que L’AVENTURE MA GUEULE mais en plus, ça permettrait d’empêcher leurs maisons d’être détruites ! Dans Les Goonies, y a de la course poursuite sous-terraine, des bandits et une histoire de pirates. Franchement, je peux pas mieux te le vendre.

Et puis bah, tout de même : c’est une histoire de Steven Spielberg.

(Bon après, ça ne m’empêche pas d’être TELLEMENT saoulée par ce que les scénaristes ont fait du personnage de Choco tant j’ai du mal à ne pas y voir de grossophobie… C’est mon bémol.)

Toy Story, de John Lasseter (1995)

Classique parmi les classiques : Toy Story. Je ne me lasserai jamais, JAMAIS de ce chef d’oeuvre. Non seulement, parce qu’il me rappelle tellement de souvenirs dingues : Toy Story, c’est…

  • une de mes premières fois au cinéma (une des premières fois où je suis allée au cinéma, je veux dire : sinon ça peut prêter à confusion)
  • l’impression d’être enfin comprise : j’étais tellement persuadée d’être la seule au monde à croire que ses jouets avaient une âme (en fait c’est faux, on était plein à le croire)
  • des musiques qui me mettaient de la joie dans mon dedans
  • voir à l’écran à quoi ressemble la vie en communauté, avec Woody le cowboy qui se la raconte, Buzz l’homme de l’espace arrongant, Rex, le dinosaure rigolo et maladroit, Monsieur Patate, la pomme de terre en plastique ronchonne… Pour la fille unique que j’étais, c’était une nouveauté.

À lire aussi : Le sexe impliquant un pénis expliqué par « Toy Story », à lire sur Buzzfeed

Mais surtout, maintenant, avec le recul, je réalise à quel point ce film représente mon enfance, à quel point j’ai usé et abusé de la cassette VHS du premier et du DVD du deuxième volet (et pleuré au cinéma quand je suis allée voir le troisième). Non seulement Toy Story, c’est de l’aventure, mais c’est aussi un au revoir à l’enfance progressif, une porte d’entrée vers la nostalgie, les retrouvailles avec des personnages égocentriques, attachants ou tout ça à la fois.

J’en soupire d’aise et de bonheur.

Allez à toi, fais tourner : c’est quoi, tes films d’enfance qui restent les plus cool à tes yeux ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Guerredesmiroirs
    Guerredesmiroirs, Le 13 juin 2015 à 4h08

    Selection Disney channel films moins idiots que ceux de maintenant ET féministes (a mon sens)
    Une equipe de chef (sur un garcon qui doit se battre contre des prejuges sexistes parce qu'il veut faire la cuisine et que tout le monde lui dit que c'est pour les filles.)
    Motocross (une fille qui doit se battre contre des prejuges sexistes qui veut faire du motocross et que tout le monde lui dit que c'est pour les mecs)
    Bienvenue chez Trudy (sur une fille qui a un frere jumeau autiste et qui realise une video pour se battre contre les prejuges).
    Je les ai tous ADORES et regarde des centaines de fois, quand j'etais ado.
    A voir les films idiots de Disney maintenant ( a tout hasard Geek charmant) on se dit que les choses ont change entre les annees 2000 et 2015..

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