Ma fausse couche en Allemagne, et sa prise en charge respectueuse et humaine

Cette madmoiZelle a fait une fausse couche en Allemagne, où l'attitude respectueuse et humaine des soignants a été un grand soutien.

grey's anatomy sick woman

Il y a quelques temps, une madmoiZelle nous racontait sa fausse couche, et la prise en charge plutôt indélicate du personnel médical. J’ai récemment vécu à peu près la même histoire, sauf que j’habite en Allemagne, et que ma prise en charge par le corps médical allemand a été radicalement différente, empreinte de respect, de compassion et de chaleur humaine.

En ce moment on parle beaucoup de l’enseignement de la médecine et de sa pratique en France ; je pense qu’il est important de parler d’un système médical hyper sophistiqué, mais où on respecte les patient•e•s. Car oui, une autre façon d’exercer la médecine, ou du moins de traiter les patient•e•s, est possible !

L’annonce de ma fausse couche

C’était il y a quelques mois, il était presque 10 heures du matin et je me dépêchais afin d’être à l’heure chez la gynéco pour une visite de contrôle. Je l’avais déjà vue trois semaines avant et tout allait bien ; j’avais espéré couper aux interminables visites de contrôle avant le dépistage des trisomies, mais elle avait insisté pour qu’on se voie avant.

Dix semaines, déjà. Cette deuxième grossesse était plus difficile que la première : j’avais de fortes nausées tous les jours, j’étais fatiguée mais j’avais moins le temps de récupérer puisque j’avais déjà une fille de onze mois, notre belle petite chérie qui allait avoir un petit frère ou une petite sœur.

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On a commencé par un petit bilan sanguin avec la sage-femme attachée au cabinet médical, et on a bavardé : j’avais été un peu malade mais le bébé n’avait pas dû en souffrir, mon taux de fer était très bon, si on fait deux enfants rapprochés ils devraient bien s’entendre, du moins ils pourront partager davantage de jeux ensemble.

J’ai ensuite attendu pour voir ma gynéco.

Quand elle est arrivée, nous avons discuté des examens à venir. En Allemagne, pour dépister d’éventuelles trisomies (21 ou 18) on a le choix entre faire une prise de sang plus une échographie ou une amniocentèse (une analyse du liquide amniotique). L’amniocentèse est remboursée à 100%, contrairement à la prise de sang plus échographie.

Comme je devais donner mon consentement éclairé, elle a récapitulé les infos, et je lui ai réitèré ma volonté de faire la prise de sang, car ce n’était pas un examen invasif pour mon bébé.

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Puis nous sommes passées à l’échographie. J’ai eu le plaisir de constater qu’elle dégainait le pistolet d’échographie pour le poser sur mon ventre et pas, comme la dernière fois, un bâton à introduire. J’apprécie moyennement les examens invasifs, et visiblement elle aussi. Mon bébé est apparu sur l’écran face à moi. C’était encore une petite crevette, on aurait dit qu’il tournait le dos. Je lui ai dit bonjour en pensée.

Pendant ce temps, la gynéco ne trouvait pas ce qu’elle cherchait. Elle m’a demandé avec un sourire de passer sur l’autre table : elle allait finalement sortir le bâton. Tant pis. Elle a fait l’examen, mais m’a déclaré qu’elle ne trouve pas de battement de cœur. Elle semblait nerveuse. J’ai compris d’un coup ce que ça voulait dire. « Qu’est-ce qu’on fait ? » j’ai demandé. « On parle », m’a-t-elle répondu.

Je me suis rhabillée et l’ai rejointe dans son bureau. Elle m’a expliqué que la grossesse s’était arrêtée, que c’était quelque chose qui arrivait relativement fréquemment, que ce n’était pas ma faute. Je lui ai demandé de me confirmer que ce n’était pas ma faute — après tout, je continuais à boire une tasse de thé chaque jour, j’avais eu pas mal de travail et ma fille avait été malade, du coup j’avais accumulé fatigue et stress le mois précédent — et elle m’a rassurée : non, c’était une crainte fréquente, mais ce n’était pas lié à quelque chose que j’avais fait. Le plus probable était une anomalie génétique de l’embryon.

J’ai remarqué qu’elle tremblait. Annoncer ce genre de choses lui portait visiblement un coup. Elle avait peur que cela ne se produise, c’est pour cela qu’elle avait tenu à me voir avant le dépistage des trisomies. J’avais remarqué que l’embryon était un peu petit lors de la dernière visite, mais cela ne m’avait pas inquiétée.

Nous nous étions réjouies ensemble, avant, parce que j’avais 35 ans et que j’étais retombée enceinte facilement, au bout de deux mois d’essai seulement. Elle m’avait félicitée. Je me sentais tellement heureuse. Tellement fière, tellement chanceuse. Mais maintenant, elle m’expliquait que j’allais devoir subir une intervention chirurgicale en ambulatoire dans les quinze jours pour s’assurer que je n’avais pas de problèmes, que je pourrais porter un autre enfant, que cette grossesse arrêtée ne nuirait pas à ma santé.

Il y avait deux hôpitaux (tous les deux publics) qui pouvaient pratiquer l’intervention dans l’agglomération. Elle m’a demandé dans lequel je voulais aller. J’ai choisi le plus grand, celui où j’avais déjà accouché de ma fille l’année d’avant. Elle m’a demandé si je voulais prendre rendez-vous moi-même ou si je préférais qu’elle appelle.

Comme j’ai choisi cette dernière solution, après s’être assurée que j’étais disponible cette semaine-là, elle leur a passé un coup de fil devant moi et m’a pris rendez-vous pour le lendemain matin. J’aurais à peine le temps de sauter sous la douche après que mon mari ait emmené ma fille à la crèche, mais ça irait. Comme je suis freelance, je reste relativement maître de mes horaires ; ne pas travailler le lendemain ne me posait pas de problème.

Ma gynéco m’a informée sur l’opération : cela devait prendre une demi-journée, et il fallait être à jeun pour l’anesthésie. Je devrais porter des serviettes hygiéniques après l’intervention pendant quelques jours, et il faudrait également attendre quelques jours avant de reprendre les rapports sexuels.

Le lendemain, je pouvais me rendre à l’hôpital pour un simple examen préliminaire ou directement pour l’intervention, c’était moi qui voyait. Elle m’a dit qu’elle pouvait écrire une lettre à l’attention des médecins de l’hôpital, mais je lui ai répondu que je pouvais leur expliquer la situation. Elle a acquiescé et m’a raccompagnée.

Sur le seuil, elle m’a répété à quel point elle était désolée. J’ai constaté qu’elle était au bord des larmes, qu’elle tremblait encore. Moi-même, je tenais, j’étais encore en train d’encaisser le choc. « Es musste nicht sein », cela ne devait pas être, je lui ai dit. « Es kann passieren », ça peut arriver, ai-je ajouté.

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Je me suis rendue compte que c’était moi qui réconfortais la praticienne alors que c’était moi qui faisais la fausse couche, et que c’était légèrement absurde.

Je suis rentrée en état de choc, j’ai prévenu mon mari, et j’ai enfin pu me laisser aller. Ce week-end là, j’avais ressenti une douleur au ventre, j’avais eu l’intuition que mon corps était prêt pour une fausse couche. Je voulais garder cet enfant. Le dimanche, mon ventre qui commençait à s’arrondir avait dégonflé. Nous avions mis ça sur le compte d’une indigestion qui venait de passer toute seule. Tous les signes étaient là, mais je n’avais pas voulu les reconnaître.

La prise en charge à l’hôpital

Le lendemain, j’ai appelé un taxi pour me rendre à l’hôpital. J’étais à jeun, j’espérais avoir fini à temps pour aller chercher ma fille à la crèche. Mon mari a pu s’arranger avec son travail : il viendrait me rejoindre à l’hôpital pour que je sois moins seule. Quant aux démarches administratives, je n’avais qu’à donner ma carte de sécurité sociale, ils factureraient directement ma caisse d’assurance-santé.

À l’accueil, j’ai tenté d’expliquer à la sympathique réceptionniste ce pour quoi je venais, mais j’avais dû mal mémoriser le terme allemand, parce qu’elle ne voyait pas de quoi je parlais. Quand je lui ai dit que ma gynéco m’envoyait, son visage s’est éclairé et elle m’a envoyée à l’étage gynécologie/obstétrique. J’ai retrouvé l’aile des nouveaux-nés, celle où nous avions passé une semaine quand nous étions devenus trois.

J’ai passé une autre échographie pour vérifier. J’ai eu un dernier moment d’espoir : et si c’était une erreur ? Et si le cœur de l’embryon battait encore ?

Il n’y avait pas d’erreur. Je ne voyais pas l’écran d’échographie, mais la gynéco de service a simplement dit qu’elle comprenait pourquoi j’étais ici. Je devais désormais me rendre à l’étage des interventions en ambulatoire.

Là-bas on m’a indiqué une chambre où attendre. Quelques minutes plus tard, une infirmière souriante est venue se présenter et m’a serré la main : elle venait de prendre son service, ce serait elle qui s’occuperait de moi aujourd’hui.

Elle m’a donné un questionnaire à remplir pour l’anesthésie. J’ai buté sur une question : on me demandait s’il y avait une possibilité que je sois enceinte ou non. Justement, je l’étais, ou plus vraiment, c’était ça le problème. Qu’est-ce que je devais répondre ? « Oh, c’est rien, laissez en blanc, l’anesthésiste s’y retrouvera », a-t-elle gentiment répondu.

Elle m’a indiqué où se trouvaient les vêtements pour me changer et m’a donné le médicament à prendre pour la première phase de l’intervention, la dilatation du col de l’utérus. C’était un cachet que je devais non pas avaler, mais insérer là où ça se passait, au fond du vagin donc. C’était à moi de le faire, les toilettes étaient au bout du couloir.

Je me suis soigneusement lavé les mains et me suis exécutée avant de revenir dans la chambre. Le cachet mettrait trois heures à agir, j’avais encore le droit de boire pendant une demi-heure, après je devrais être complètement à jeun pour l’anesthésie. Elle m’a demandé si je voulais une boisson, et m’a apporté une bouteille d’eau.

L’anesthésiste est arrivé quelques heures plus tard avec une brochure d’information sur l’anesthésie, que nous avons parcourus à trois, avec mon mari qui était arrivé entretemps. Il m’a indiqué que la plupart des femmes préfèraient subir les interventions de ce type sous anesthésie générale, mais que si je le souhaitais, une anesthésie locale était tout à fait possible. Après m’être assurée que je pourrais ressortir le jour même avec une anesthésie générale, j’ai choisi cette dernière solution. Je n’avais pas envie d’être réveillée pendant que ça se passait, pas envie d’entendre.

Quand j’ai raconté à l’anesthésiste et l’infirmière comment j’en étais arrivée là, le coeur de mon bébé qui ne battait plus, ma voix a déraillé. L’infirmière était à l’écoute, et l’anesthésiste n’a pas bronché. Je me suis reprise. Le type d’anesthésie était choisi, j’ai indiqué mon poids et ma taille, tout allait bien.

Quelques minutes plus tard, je me suis changée pour l’opération.

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L’infirmière et un autre anesthésiste sont venus me prendre et m’ont emmenée, couchée sur le lit, au bloc opératoire. J’ai pensé que c’étaient les derniers instants que je passais avec cet enfant dans mon ventre. La tristesse est arrivée, je l’ai accueillie pendant ces quelques instants.

Au bloc, le chirurgien, pas encore ganté et le masque sur le cou, s’est présenté et m’a serré la main. Il avait un nom à consonance espagnole, je lui ai donc demandé s’il était hispanophone. Quand il a répondu par l’affirmative, je lui ai parlé en espagnol : mon mari vient d’Amérique latine. Nous avons bavardé un peu. L’anesthésiste a vanné le docteur : « Comment ça se fait que quand elle, elle parle, c’est agréable à entendre, mais toi pas ? ». « C’est parce qu’elle a un autre accent » a répondu le docteur, amusé.

L’anesthésiste m’a fait l’impression d’être le rigolo de service. « Vous parlez combien de langues, vous ? Ah oui, vous en parlez pas mal » a-t-il continué en me posant le cathéter.

« Vous venez de passer le moment le plus désagréable de l’intervention. L’anesthésie se fait en inhalant dans le masque, et ensuite vous ne sentirez plus rien pendant l’intervention, qui va durer vingt minutes. Après, on vous emmènera en salle de réveil. »

On m’a expliqué que je devrais attendre une semaine pour reprendre le sport.

— Vous en faites, du sport ? Vous faites quoi ?
— Du yoga.
— Du yoga ! Mais c’est pas un sport !
— Ça dépend de quel yoga.
— Bon, on va vous faire l’anesthésie. On vous pose le masque, et ensuite on compte jusqu’à dix. Non mais vraiment, comme si c’était du sport, le yoga.

J’ai suffoqué une première fois sous le masque, on me l’a enlevé calmement et on l’a remis. Je me suis forcée à respirer et je suis partie.

J’ai repris conscience en salle de réveil. Le chirurgien était à côté de moi et m’a dit : « Tout s’est très bien passé. Rétablissez-vous bien. « Fue un piacer » — c’était un plaisir de faire votre connaissance. » Il m’a serré la main, je l’ai remercié et il est parti.

J’ai attendu une heure et demi dans la salle de réveil où je n’étais pas seule. Des dames âgées avaient été opérées. Une infirmière passait de temps en temps pour voir si tout allait bien, et m’a dit de patienter quand j’ai demandé quand je pourrais quitter cette salle. L’heure tournait et je me rendais compte que c’était mon mari qui devrait aller chercher notre fille à la crèche.

Enfin, on m’a ramenée dans la chambre où j’ai trouvé la nourriture que j’avais apportée et un sandwich acheté par mon mari avant qu’il ne parte à la crèche. J’ai tout dévoré : cela faisait presque vingt-quatre heures que je n’avais rien mangé. L’infirmière est passée voir si tout allait bien et m’a rapporté des biscuits, que j’ai également engloutis. L’après-midi touchait à sa fin : finalement, j’étais restée la journée.

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Mon mari est arrivé avec ma fille, qui avait l’air toute étonnée d’être dans cet endroit bizarre. Il m’a raconté la crèche, et l’infirmière, en passant, les a salués. Elle est revue quelques secondes plus tard, et elle a gonflé un gant en latex jetable pour en faire un ballon, qu’elle a donné à ma fille. J’aurais préféré la garder en dehors de tout ça, mais elle passait un bon moment : elle pouvait se mettre debout, elle avait un ballon pour jouer, l’infirmière l’a un peu prise dans ses bras et lui parlait doucement, son père la promenait sur ses épaules…

Nous avons discuté un peu avec l’infirmière. Elle m’a rappelé que je devais mettre des serviettes hygiéniques et m’en a donné une, un gros truc en coton tissé bien épais.

La gynéco de service est finalement passée m’examiner avant que je puisse sortir. Elle a confirmé que tout allait bien, et m’a indiqué combien de temps j’allais saigner, quand je pourrais réessayer de tomber enceinte, quand je pourrais reprendre le sport. Elle a fait son travail efficacement et poliment, et m’a serré la main à la fin de la consultation.

Au moment de partir, mon mari et ma fille sont descendus appeler un taxi. L’infirmière, me voyant seule, m’a tendu une feuille de papier :

« Il y a un groupe de parole pour les gens dont les enfants ne sont pas venus au monde. Le prochain rendez-vous est fin février. Vous venez si vous voulez, c’est ici, le soir. »

Je l’ai remerciée et ai pris la feuille. Le jour indiqué était cependant l’anniversaire de la mort de mon grand-père, et je voulais que cette date reste la sienne. Et puis c’était le soir, et je tenais au rituel du coucher de notre fille. Nous en aurions autant besoin qu’elle. Ça nous ancrerait, ça nous aiderait à ne pas nous laisser submerger par la tristesse de cet enfant qui n’aura pas vécu.

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En conclusion

Une fois rentrés à la maison, il ne restait qu’à prendre rendez-vous pour voir ma gynéco habituelle qui devait m’examiner quinze jours après l’intervention pour vérifier que tout allait bien. J’ai demandé si mon mari pouvait m’accompagner : on m’a répondu qu’il était le bienvenu.

Lors de ce dernier rendez-vous, elle était souriante. Elle nous a redit que l’anomalie génétique était la cause la plus probable de fausse couche, qu’environ 15% des grossesses se terminaient ainsi, que c’était triste mais que ça arrivait. J’ai dit qu’après tout c’était pour le mieux, car l’enfant, s’il était né, aurait été souffrant et malheureux. Elle a hoché la tête avec conviction.

« Ce qui vous est arrivé est triste, mais vous n’avez probablement pas eu de chance. Le plus probable est que la prochaine grossesse se passera bien. Avant, on disait qu’il fallait attendre deux, trois mois avant de réessayer, mais maintenant on dit qu’il suffit de laisser passer un cycle. Tout va bien pour vous, maintenant il suffit d’attendre, et de réessayer dans pas trop longtemps. J’espère vous revoir très vite avec une bonne nouvelle. »

En sortant, mon mari et moi étions soulagés, réconfortés. Surtout, nous étions reconnaissants envers les soignants qui nous ont aidés dans ce moment difficile. Tous ceux à qui nous avons eu affaire ont été au minimum polis et professionnels. Au mieux, ils ont été un peu de lumière et de chaleur humaine dans ce moment de deuil.

J’ai toujours été informée, entourée, encadrée. Quand j’ai lu le témoignage de la madmoiZelle qui a fait une fausse couche en France, j’ai été peinée de voir à quel point elle a été livrée à elle-même, et choquée par le manque d’humanité et de professionnalisme du personnel soignant. Comment a-t-on pu ne pas lui dire qu’elle devait mettre des serviettes, et rien dans le vagin pendant quelques jours ? Heureusement, elle et son compagnon ont eu le courage de réessayer et sont désormais parents.

On dit souvent que les hôpitaux français sont surchargés. L’hôpital allemand où nous sommes allés était bien actif mais pas surchargé, et ne manquait certes pas de moyens. Mais au-delà de l’aspect matériel, c’est l’attitude des soignants qui a fait la différence. On ne peut bien sûr pas demander à chaque soignant de faire tout le temps preuve d’autant de compassion et de générosité que l’infirmière et le chirurgien qui se sont occupés de moi, parce que ce serait épuisant pour eux, mais on a le droit, en tant que personne, d’être au moins traitée avec respect.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Morgwen
    Morgwen, Le 5 avril 2016 à 19h00

    Je pense que c'est comme dans tous les métiers il y a des gens cons et d'autre gentils. Mais forcément ont attends beaucoup des gens qui vont s'occuper de nous, nous prendre en charge etc.

    J'ai remarqué que en général on attendait plus des gens qui s'occupent de notre corps et esprit et en prend soin (psychologue, medecin, dentiste, infirmier, gynéco etc...) et même de ceux qui par leur metier verront notre corps et nous toucheront (tatoueur, pierceuse etc) que de notre boulanger.
    Comme si le fait de "se livrer" nous faisait attendre plus de la personne en face. Qu'elle soit plus gentille, plus à l'écoute, on est plus apte à juger rapidement son comportement.
    Alors que Oui la politesse et la courtoisie médicale est quelque chose qui devrait être un due. Mais que Non l'amicalité, la gentillesse pure et simple etc.... sont des choses qu'on est pas en droit de demander et que tout le monde ne donne pas facilement et pour multiples raisons (recul par rapport à son métier, création d'une carapace, etc)
    Je pense que cette distinction est à faire. Après c'est pas toujours facile.

    J'ai la chance d'avoir une super gynéco/medecin de campagne qui connait ma famille, un véto blagueur, un chirurgien dentiste qui met à l'aise, une osthéopathe bavarde mais j'ai aussi une dentiste réservé et polit c'est tout, une psy qui fait sont boulot et restre courtoise professionnellement, et une podologue et une orthoptiste froide en apparence mais qui fait son boulot dans le respect de ses patients. Et bien sur j'accroche plus avec les premières personnes car je peux parler avec elles, mais du moment qu'elles font leur boulot, sont polit et me respecte tout vas bien.
    Bon j'avais aussi une orthodentiste qui elle était imbuvable, et hyper brute de décoffrage (ce qui fait flipper quand tu vois les instruments )

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