Facs : la grève des enseignants-chercheurs

Le Snesup-FSU, syndicat majoritaire dans les facs, affirme que la grève des enseignants-chercheurs affecte ce lundi «au moins 45% des activités d’enseignement» dans les universités françaises. Les profs sont vent debout contre le projet de réforme de leur statut que Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, cherche à leur imposer. Au programme : de nouvelles […]

Facs : la grève des enseignants-chercheurs

Le Snesup-FSU, syndicat majoritaire dans les facs, affirme que la grève des enseignants-chercheurs affecte ce lundi «au moins 45% des activités d’enseignement» dans les universités françaises.

Les profs sont vent debout contre le projet de réforme de leur statut que Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, cherche à leur imposer.

Au programme : de nouvelles modalités de recrutement, une gestion des ressources humaines confiée à chaque établissement, de nouvelles conditions de travail et une évaluation des personnels tous les quatre ans (le détail ici).

Cette grève, qui touche aussi les instituts de formation des maîtres, les instituts de sciences politiques et de nombreux IUT, pourrait bien durer.

Le Snesup-FSU refuse  » la toute puissance des présidents d’université dans une gestion locale des carrières, la dévalorisation du rôle du Conseil national des universités et le mépris des enjeux, des cohérences disciplinaires et des libertés scientifiques». Il appelle « à l’intensification de la grève à partir de ce lundi ».

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Senko
    Senko, Le 22 mai 2009 à 13h25

    AG réunissant moins de 1000 personnes, Mercredi. Ah oui, la reprise des cours permet le maintien de la mobilisation, on voit ça...
    Proposition de blocage total et immédiat rejetée, mais Lundi, réunion UFR par UFR pour vérifier que la motion A est bien appliquée partout (on va rire : entre le contrôle continu dans l'UFR d'histoire de l'art, la reprise de cours pure et simple en LE-LEA et les journées de 8h30 à 20h30 en géographie, je vois pas qui l'applique réellement, c'te motion...). Si ce n'est pas le cas, printemps des chaises afin de bloquer jusqu'à ce qu'on arrête de se faire b***** par la présidence.
    Certains profs jouent la résistance, refusent de participer aux "activités pédagogiques" maintenant qu'on assiste à une simple reprise des cours, continuent la rétention des notes, etc.
    L'intention de faire tenir des examens en Juin malgré le vote des étudiants, profs et personnels de la fac commence à être de plus en plus clairement affichée.

    Ma prof de littérature japonaise nous a expliqué son point de vue de manière plus calme, mercredi : si le blocage reprend maintenant, il continuera en Septembre, et la fac sera... enfin, rien, quoi. Et selon elle, ça arrange bien le gouvernement, qui n'a strictement rien à foutre des facs de sciences humaines et sociales.
    Je comprends et partage son point de vue, dans le sens où, si la mobilisation doit continuer, il va falloir trouver d'autres moyens pour la rentrée ; mais je maintiens mes positions en ce qui concerne la situation actuelle : recommencer de dispenser le savoir, oui ; chercher à tout prix à le sanctionner par des exams juste pour la forme, non. Reprendre les cours comme si rien ne s'était passé revient à s'amender des événements récents ; et organiser des exams sur quelques cours par-ci par-là est simplement stupide.

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