Depuis la mi-septembre, le monde vit une crise financière majeure (cf. notre « je veux comprendre« ).
Face à la chute des cours de bourse et au rationnement du crédit (le sang de notre économie de marché), les gouvernants de tous les grands pays industrialisés mobilisent des centaines de milliards pour sauver les établissements bancaires en difficulté.
Objectif : éviter la contagion des faillites qui conduirait à l’effondrement du système financier mondialisé.
Qu’ils soient de gauche ou de droite, les experts nous disent quasi- unanimement que cette façon de faire est la bonne pour limiter les dégâts.
Mais des dégâts, il y en aura. Dès le 25 septembre, dans son discours de Toulon, Nicolas Sarkozy a prévenu les Français que cette crise aura des conséquences « sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d’achat ».
A la rédac, on se demande comment tu vis tout ça. Es-tu inquiète ? As-tu changé quelque chose dans ton mode de vie ? Vois-tu déjà des répercussions de cette crise autour de toi ?








Le 22/12/2008 à 17h43
Je commence à en ressentir les effets dans mon boulot. Les entreprises sont de plus en plus réticentes à dépenser des sous et ce sont les budgets marketings qui sautent le plus facilement. D'ailleurs chez nous, il n'y en a plus. Et puis on est financés par des fonds d'investissements qui sont de plus en plus frileux à nous filer des sous.Je remarque aussi que mon entourage, notamment ceux qui bossent à leur compte, voit ses revenus baisser ou en tout cas ils ont du mal à se faire payés par leurs clients. Mais les petits ne sont pas les seuls à souffrir. A la Fnac des champs, par exemple, les ventes ont baissés de 30% par rapport au dernier trimestre 2007. C'est énorme...
En même temps, baisse du pouvoir d'achat + grosse trouille pour l'avenir, ça donne des gens qui ne dépensent plus ou qui font très attention à ce qu'il dépense.
Le 22/12/2008 à 19h33
J'ai vraiment du mal à réaliser ce qui se passe.C'est peut-être à cause de mon age mais je me sens pas vraiment touchée.
Je sais que c'est pas bien mais j'ai l'impression que c'est super loin même si ça ne l'ait pas et que des gens crèvent dans la rue.
Le 22/12/2008 à 20h50
C'est peut-être à cause de mon age mais je me sens pas vraiment touchée.
Je sais que c'est pas bien mais j'ai l'impression que c'est super loin même si ça ne l'ait pas et que des gens crèvent dans la rue.
La crise, j'en ai un peu rien à foutre. Ca ne fait que remettre en cause un système auquel je n'adhère pas du tout, alors..
Et ce n'est pas quand la crise sera passée qu'on arrêtera de voir des gens dormir dans la rue. La crise n'est qu'une conséquence, j'pense qu'il serait temps de s'en prendre concrètement aux causes.
Le 31/12/2008 à 00h18
Ah oui, et c'est quoi les causes?Le 31/12/2008 à 13h35
J'suis pas sure de pouvoir débattre avec vous au sujet de la crise, puisque dans mon idéal, il n'y a rien à améliorer, juste à changer radicalement.
Ton analyse quelques postes avant est intèressante, mais finalement ça reste bien superficiel, je crois. Tant qu'on aura pour objectif la croissance du PIB, je ne pense pas qu'on résoudra les problèmes fondamentaux.. à l'échelle mondiale bien sur, puisque l'dée de frontières même me semble absurde.
Le 31/12/2008 à 16h38
Admettons.Alors, qu'est ce que tu proposes en échange? Un nouveau modèle économique? Ou un modèle déjà théorisé par quelqu'un (ou quelques un)? On revient au troc? Ou chacun vit en autarcie? (je sais que ça peut paraître moqueur dit comme ça mais je suis tout à fait sérieuse).
Tu parles de problèmes fondamentaux, de frontières.. mais excuse moi, je dois être un peu teubée car je ne vois pas à quoi tu fais référence.. ne parlons même pas du mot "système" que tu utilisais plus haut, qui pour moi veut dire tout et son contraire. Je ne suis pas contre les lieux communs, mais quitte à intervenir, développe!! A part si tu as la flemme, ce que je peux comprendre.
Le 16/02/2009 à 23h42
J'avoue ne pas vraiment remarquer de différence, avant ou pendant la crise. A la maison on a toujours eu du mal à finir le mois, enfin depuis plusieurs années. Alors les comparaisons de prix à l'extrême d'un magasin à l'autre, les hard-discounts, les vente rapides, etc, c'est pas nouveau.Le 29/04/2009 à 08h58
Je me demande comment ça va finir tout ça ! La crise on l'a subit ... et malheureusement on ne peut rien y changer comme ça d'un coup. Niveau boulot après des mois de galère mon copain et moi avons trouvé enfin quelque chose, c'est temporaire mais c'est toujours ça de gagné.Le 30/04/2009 à 11h00
J'ai de la famille en Espagne (près de Tarragone) et quand je suis allée les voir ce qui m'a le plus choqué c'est le nombre de chantiers en arrêt. Vers la fontière, à la Joncquerra il y avait un gros projet de supermarchés et aujourd'hui, il y a juste le squelette et les grues à l'arrêt... C'est vraiment impressionant car l'Espagne devait être un nouveau eldorado économique.
Au niveau du boulot (famille de routiers lol), il y a beaucoup de liscenciements, les sous-traitants ferment car il y a beaucoup moins de contrats... C'est assez tendu!
Des amis polonais sont aussi en galère. Chez eux, pas moyen de trouver du boulot même dans les secteurs comme les services que la crise ne touche pas encore vraiment. Du coup, ils cherchent à revenir bosser en france mais là aussi les domaines du bâtiment, surtout le gros oeuvre est à l'arrêt total...
Personnelement, j'habite vers Nice et on ressent un certain ralentissement. Beuacoup de maisons sont à vendre (impots locaux sont très élevés et les gens n'y arrivent plus, du coup ils vendent), les villages de l'arrière-pays sont désertés car peu de boulot et il te faut une voiture pour bouger, sinon tu ne fais rien. Dans l'hôtellerie, la saison tarde à commencer...
C'est un tout petit ralentissement mais ça n'annonce pas de bonnes choses du tout, surtout avec les dettes que les politiques ont créées, ils vont forcément augmenter les impôts. Enfin bon, au niveua de l'intérim il y a moins de misson...
Enfin j'espère que ça n'empirera pas..