Comment ma coloc est devenue ma meilleure amie

Quand la colocation se passe bien, il vite possible que ta coloc devienne ta meilleure amie, comme ça a été le cas pour Juliette et Albane.

Comment ma coloc est devenue ma meilleure amie
Aujourd’hui, le 30 juillet 2016, c’est la Journée internationale de l’amitié, et on a pensé que cet article pourrait t’intéresser !

– Article publié initialement le 9 décembre 2015

Si dans ma vie j’en ai pas mal bavé (sortez les violons), j’ai tout de même la chance d’avoir beaucoup d’ami•e•s. Des vrai•e•s, des qui comptent et qui réconfortent, qui sont autant là quand il s’agit de manger des frites, de rigoler et de péter un coup que quand la vie te rappelle avec un high-kick en pleine gueule qu’elle est là et qu’elle est pas toute rose.

Et si je les aime tou•te•s énormément (autant pour leur défauts que pour leurs qualités), non pas en divisant mon amour mais en le multipliant (comme une maman en fait), je dois avouer qu’il y en a quand même une qui se détache du lot, parce que non seulement nous sommes amies, mais nous avons aussi vécu 3 ans ensemble !

Alors pour cette semaine de l’amour sur madmoiZelle, je vous livre un petit peu de ma vie, et je vous raconte comment une colocation s’est transformée en amitié pour la vie.

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Le début d’une grande histoire avec ma meilleure amie

Avec Al (de son vrai prénom Albane, de son surnom Alban), nous étions déjà amies avant de nous installer ensemble. Nous nous sommes rencontrées sur les bancs de l’école supérieure parisienne, alors que je venais de quitter Rouen, ma ville natale, et que je voulais tenter des études de stylisme.

C’est dans cette prépa que l’on a commencé à se côtoyer, à peu près vers la moitié de l’année scolaire, quand on s’est rendues compte chacune de son côté qu’on était plutôt faites pour s’entendre : on aimait les même choses, on se faisait rire mutuellement, et la personnalité de l’une donnait à l’autre envie de la découvrir un peu plus !

Je n’ai jamais vraiment su ce qui a fait qu’Albane a voulu de moi comme amie, mais en ce qui me concerne, ce qui m’a plu en premier chez elle, c’est ce côté « petite blonde un peu légère » qu’elle cultivait, alors que ça n’est pas vraiment ce qu’elle est (légère, hein : elle est vraiment blonde et pas très grande).

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Si elle devait être une princesse Disney, ce serait sans aucun doute Raiponce

Je ne le savais évidemment pas au moment où je l’ai rencontrée, mais mon amitié avec elle était faite pour être exceptionnelle. Si nous sommes devenues plus que des copines, c’est parce qu’elle a été là pour moi, déjà à l’époque, alors qu’on n’était pas encore très proches et que rien ne « l’obligeait » à être aussi présente.

La veille de la reprise, après les vacances de février (que j’avais passées à Rouen), mon copain de l’époque m’a larguée alors que j’étais encore extrêmement amoureuse de lui et que je ne m’y attendais pas. Évidemment, le lundi matin, je n’étais pas dans une forme herculéenne ; pour éviter qu’on me demande tout le temps ce qui m’arrivait, j’ai pris les devant et annoncé aux gens de ma classe (nous étions plutôt soudés) que je vivais un chagrin d’amour.

Entendant cela, Albane s’est non seulement donné la mission de me faire rire tout au long de la semaine, mais a aussi embrassé celle de faire en sorte que j’aille mieux ! Elle ne m’a pas lâchée d’une semelle, me raccompagnant jusqu’à mon palace de 13m², prenant un thé avec moi pour le goûter, travaillant avec moi, me changeant les idées à chaque minute et me conseillant quand j’en avais besoin.

En réalité, elle a totalement su me comprendre, sentir ce dont j’avais besoin. Elle savait quand il fallait rester alors que je lui disais qu’elle pouvait rentrer chez elle, et quand il fallait effectivement qu’elle me laisse un peu seule.

Bref, avec Al c’était déjà du solide à cette époque.

La vie en colocation avec sa meilleure amie

Chemin faisant, et désirant toutes les deux quitter nos mini-logements, nous avons décidé de nous mettre en colocation. Nous en discutions avec entrain en classe, et une autre amie, elle aussi en recherche de logement, nous a demandé si nous étions d’accord pour agrandir cette communauté. Ça s’est fait un peu sur un coup de tête ; l’été qui suivait, nous nous sommes mises à rechercher un appartement pour 3 personnes. Albane et moi menions la plupart des visites, tout à fait motivées à l’idée de vivre ensemble.

La colocation, on dit souvent que « ça passe ou ça casse ». Avec Al, c’est plus que passé… mais avec la troisième coloc’, ça ne s’est pas forcément bien déroulé, et terminé dans une ambiance plutôt froide.

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C’est pendant cette première année de vie ensemble qu’Albane et moi-même avons commencé à sérieusement nous rapprocher, de façon hyper naturelle. Nous partagions tout, nous travaillions parfois ensemble quand les devoirs nous le permettaient, passions des soirées sur son lit à parler et rire… au point que les voisins du dessous tapaient le plafond avec un balai pour nous faire taire !

Al est devenu un pilier pour moi : elle me soutenait dans tout ce que je faisais, même si c’était (et ça l’était bien plus souvent que je ne le pensais) moche, raté ou les deux. Elle était ma mannequin pour les shootings de mes collections de vêtements, je l’aidais à transporter ses maquettes d’architecture dans le métro bondé et les protégeait comme un animal défend ses petits… bref, nous étions déjà inséparables, cul et chemise, copines comme cochon.

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L’année se finissant, nous avons décidé de continuer l’aventure colocation ensemble, mais seulement toutes les deux. C’est pendant deux ans que l’on a poursuivi notre amitié, notre « vie d’épouses » comme on aime à l’appeler, entre fous rires, discussions interminables, danses endiablées et poursuites du chat à travers l’appartement.

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Plus que jamais, c’est un soir de janvier 2014 qu’Albane a prouvé à nouveau l’importance qu’elle avait dans ma vie. Me voyant horrifiée, au téléphone avec mon père, elle a compris que quelque chose n’allait pas.

J’ai appris un décès difficile ce soir-là, et Al était là quand je l’ai appris. Elle est restée avec moi toute la soirée, abasourdie, essayant de me réconforter autant qu’elle le pouvait. On a regardé un film débile avec les potes que je devais voir ce soir-là, et sont venus jusque chez nous en apprenant ce qu’il se passait.

Elle m’a accompagné dans ma reconstruction, elle ne m’a jamais envoyée chier alors j’étais exécrable pendant plusieurs mois, avec son copain et même parfois avec elle, parce que je n’arrivais pas à exprimer autre chose que de la colère. Elle a essayé de me comprendre le plus possible, et a pris sur elle.

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On en a parlé, on a parlé d’autre chose, on a rigolé, on a pleuré, on s’est engueulées (pour la première et seule fois de notre histoire)… j’avais déjà ce sentiment avant tout ça, mais à ce moment plus que jamais elle était devenue ma meilleure amie, ma deuxième soeur.

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Albane et moi, courant main dans la main vers un plat de sushis 

Notre amitié a suivi son cours, plus forte que jamais, tout comme la colocation. Les gens nous voyaient et nous voient toujours comme « Juliette et Albane » (ou « Julian et Alban »), les deux acolytes inséparables, que l’on verra toujours arriver ensemble, parlant, gigotant et rigolant très fort, mais surtout s’aimant très fort !

Et maintenant ?

Avec Al, on a dû arrêter de vivre ensemble cette année, parce qu’elle n’était pas sûre de pouvoir rester à Paris à cause de ses études. On en a discuté six mois avant, comme un couple, et elle m’a même demandé si « on sera toujours meilleures amies, hein ? ». Ce à quoi j’ai répondu un tonitruant « bien sûr t’es toc-toc ou quoi ? ».

Pour mon plus grand bonheur, celui de son copain et le sien, elle a finalement pu rester dans la ville lumière, notre fief, notre QG. Et si nous avons décidé de ne pas continuer la colocation (de toute manière on ne pouvait pas), notre amitié est toujours aussi forte. 

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Elle c’est Lilo, moi c’est Stitch, et parfois c’est l’inverse

On a pas besoin de se voir tous les jours pour rester très proches ; c’est évidemment à elle que j’envoie un texto en premier quand il m’arrive quelque chose, et on essaye de se voir régulièrement, quand son rythme universitaire le lui permet.

De toute manière, colocation ou non, il y a une chose dont je suis absolument sûre depuis plusieurs années : Albane et moi serons toujours amies, nous avons traversé trop de bonheurs et de malheurs ensemble pour permettre de se perdre de vue !

Si l’idée saugrenue de faire des enfants et/ou de me marier me prend, je sais qu’elle sera marraine de ces petits monstres, et témoin de mes noces (très arrosées). Elle fera toujours partie de ma vie et sera toujours dans les moments importants de celle-ci. Et putain, qu’est-ce que je l’aime ! (Coucou Alban, je pense que tu me lis, arrête de pleurer, eh, mauviette.)

Parce que les ami•e•s, au final, c’est la famille qu’on s’est choisie, pas vrai ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Clarinette1998
    Clarinette1998, Le 31 juillet 2016 à 21h51

    Un témoignage magnifique, qui met les larmes aux yeux, une amitié vraiment très belle !!:loveeyes:

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