Sélection de films pour le défi #52FilmsByWomen, qui met les réalisatrices sur le devant de la scène ! (1/3)

Voici la première partie d'une sélection de films tous réalisés par des femmes dont vous connaissez sûrement le nom.

Sélection de films pour le défi #52FilmsByWomen, qui met les réalisatrices sur le devant de la scène ! (1/3)

La controverse des Oscars, jugés discriminants à cause de l’absence des personnes racisées dans les catégories principales, c’est une chose ; le manque de films réalisés par une femme en est une autre. Les disparités de revenus dans l’industrie cinématographique ne sont un secret pour personne : plusieurs membres du biz s’étaient exprimés à ce sujet dans un article de Madame Figaro.

big-baya-kasmi-realisatrice-interview

Depuis 1973, l‘association Women in Film milite pour l’égalité des chances pour les femmes dans tous les types de média. Le défi qu’elle vous propose cette année : visionner un film par semaine qui a été réalisé par une femme !

52 semaines, 52 films, à votre convenance. À la rédac’, on est toujours opé pour relever un défi et on vous propose donc des films qui valent, selon nous, le coup d’œil. Effectivement, en faisant cette liste, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que les mêmes noms revenaient…

Pour ne pas tout balancer d’un coup, je vais séparer la liste en trois. Pour aujourd’hui, ce sera les réalisatrices qui ont déjà une sacrée carrière et plusieurs films à leur actif, ce qui montre bien que leurs noms assurent déjà un fonds de commerce ou bankable comme on dit, et que leur notoriété ne descend pas. Je ne cite pas toutes leurs réalisations, mais disons les majeurs.

L’incontournable Sofia Coppola

Probablement l’un des premiers noms qui vient à l’esprit quand on pense à une réalisatrice, Sofia Coppola a déjà une longue carrière derrière elle.

  • Virgin Suicides : dans ce premier long-métrage de la réalisatrice, Kirsten Dunst apparaît dans toute son innocence pour l’un de ses rôles cultes. Les critiques s’intéressent à Sofia Coppola, qui détache son nom et sort de l’ombre de son père grâce à un style plus indépendant.
  • Lost in Translation : la réalisatrice mûrit dans son travail, mais surtout dans son écriture puisqu’en lieu d’une adaptation de roman, Sofia Coppola se charge également du script dans son deuxième film. Sans doute grâce au nom de Bill Murray au générique, mais surtout à l’alchimie étrangement fonctionnelle avec Scarlett Johansson.
  • Marie-Antoinette, le drame pseudo historique qui raconte une relation adultère sur fond de révolution française. Kirsten Dunst revient dans un rôle sur-mesure où elle dégage juste assez de naïveté et d’égoïsme sans méchanceté pour incarner notre reine des brioches !
  • The Bling Ring : la dernière réalisation en date de la fille de Francis Ford Coppola qui montre Beverly Hills sous un jour différent est à ce jour la déception de sa filmographie pour de nombreux fans.

À lire aussi : Le Festival de Cannes 2015 rend hommage aux femmes dans le cinéma

L’instoppable Kathryn Bigelow

Elle reste la SEULE femme à avoir remporté un Oscar de la meilleure réalisatrice. Une femme derrière la caméra pour des productions avec tout plein de testostérone mais qui réussit à tirer son épingle du jeu, c’est ça le talent !

  • Point Break : tellement culte que le remake vient de sortir. Mais surtout, une créativité étonnante pour un film d’action que les mauvaises langues critiquent en murmurant qu’en vérité, James Cameron (avec qui Bigelow était mariée) l’a véritablement réalisé et ce serait pour ça qu’il est aussi bien…
  • Démineurs : et l’Oscar revient à… Kathryn Bigelow ! La première (et unique) femme à avoir remporté cette catégorie, et c’était en 2010 pour un film de guerre. Il y a encore du chemin à faire.

À lire aussi : Le festival Lumière met Martin Scorsese à l’honneur… et les femmes, alors ?

  • Zero Dark Thirty : nommé pour un Oscar du meilleur film, mais pas dans la catégorie de la meilleure réalisatrice. Aux Golden Globes, Amy Poehler blaguait même à ce sujet :

« L’année était géniale pour les femmes dans le cinéma : Kathryn Bigelow est nommée ce soir. Je n’ai pas vraiment suivi la controverse autour de Zero Dark Thirty, mais quand il s’agit de torture, je crois la dame qui a passé trois ans mariée à James Cameron. »

challenge-52-films-femmes2

Notre Maïwenn nationale

Depuis presque 10 ans, une habituée de la Croisette et des récompenses, Maïwenn représente le cinéma d’auteur français avec des projets très personnels.

À lire aussi : Maïwenn, mes « hormones féminines » ne m’empêcheront pas de réaliser un film

  • Pardonnez-moi, son premier long-métrage qui reçoit la palme du meilleur premier film en 2007. Très intimiste, il annonce déjà la couleur du style de la réalisatrice.
  • Polisse, co-écrit avec un autre grand nom féminin du cinéma français, Emmanuelle Bercot. Message politique sur la protection de la brigade des mineurs et la mince frontière entre l’exécution de son devoir et l’abus de pouvoir, Polisse décrit avec brutalité la réalité.
  • Mon roi : dernier film controversé de la réalisatrice. Ce qui est certain, c’est que Maïwenn n’a pas froid aux yeux.

big-maiwenn-bercot-mon-roi-interview

La plus classique Jane Campion

Le poids de Jane Campion sur la scène cinématographique n’est plus à remettre en question. Des plans fixes larges où le regard se perd parfois car le paysage est juste à couper le souffle, des silences qui valent mille mots…

  • La leçon de piano : Palme du festival de Cannes en 1993, pour la première fois remise à une réalisatrice. Une véritable consécration pour la cinéaste néo-zélandaise.
  • Bright Star résume en un mot l’influence notable du cinéma sur ma vie… Alors que je n’ai jamais lu Lamartine par exemple, je me suis mise à lire John Keats en l’imaginant avec la voix de Ben Whishaw.

challenge-52-films-femmes3

À lire aussi : Top of the Lake, la mini-série de Jane Campion, ce soir sur Arte

La réalisatrice française qui monte, Mélanie Laurent

L’actrice devenue réalisatrice hérite du classicisme français tout en y insufflant un air de modernité… parfois un peu trop mélancolique à mon goût, je l’admets.

  • Les adoptés : une première expérience aux résultats mitigés où la réalisatrice se cherche encore un peu trop. Trop doucereux disent les un•E•s, manque de cohérence disent les autres, mais un joli film assez doux en somme toute.
  • Respire : une relation toxique et une assurance plus maîtrisée dans la réalisation. On comprend ce que le film veut dire !

big-respire-melanie-laurent-interview

 

Et bien sûr Demain, le docu pour changer le monde, toujours en salles dans certains cinémas !

À bientôt pour la deuxième sélection de films faits par des femmes !

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 2 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • RadioLu
    RadioLu, Le 2 mars 2016 à 12h47

    Je suis complètement biaisée car Jane Campion est ma réalisatrice favorite de tous les temps et de tout l'univers, alors je ne peux que dire que J'ADORE ce qu'elle fait. Elle est loin du film d'action guerrier à la Bigelow, mais elle fait des films profonds. Oui, Bright Star est lent, mais n'est-ce pas pour mieux apprécier la langueur d'une époque où le smartphone n'était même pas encore au stade d'idée ? De nos jours, on veut de l'immédiat, on ne peut plus attendre. Même les 2 minutes à patienter devant le micro-ondes que notre plat soit chaud sont chiantes à mourir. Alors dans ce contexte, je trouve qu'un Bright Star ou qu'une Leçon de Piano sont une véritable bouffée d'air frais, où le non-dit et les actes sont plus importants que des dialogues creux.

    Pour celles et ceux que ça intéresse, il existe des WIF (Women in Film) dans le monde entier. J'ai travaillé pour New York Women in Film & Television et je fais maintenant partie de l'association Women in Film France, dont je vous invite à visiter le site internet et la page Facebook. Où que vous soyez, vous avez la possibilité de vous engager dans de chouettes associations et/ou organisations qui promeuvent les femmes dans l'industrie du cinéma, c'est-y-pas merveilleux ! :puppyeyes:

    De mon côté, j'ai commencé le défi des #52FilmsByWomen et je suis tombée sur une pépite rare : The Road Within de Gren Wells (2014), un film indépendant extraordinaire qui compte tout de même les talentueux Robert Michael Sheehan, Zoë Kravitz et Dev Patel à son affiche. J'ai découvert aussi les films de Marjane Satrapi, qui me faisaient de l’œil depuis longtemps mais que je n'avais jamais encore eu la chance de visionner.

    Strawberry Fields Forever
    J'attends de voir les autres sélections du coup :)
    Alors du coup, moi aussi j'attends de voir les prochains films proposés ! Merci @Akiha pour cette belle liste choisie ! :happy:

Lire l'intégralité des 2 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)