De Sydney aux Blue Mountains — Carte postale d’Australie

Ah, l’Australie... Sarah revient d’un petit périple sur la côte Est du pays ! Première étape : la célèbre Sydney, qui n’est pas celle que vous croyez, et les Blue Mountains.

De Sydney aux Blue Mountains — Carte postale d’Australie

L’Australie est peut-être une contrée dangereuse pleine de bestioles douteuses, mais c’est aussi et surtout un pays immense. Pour vous faire une idée, on peut y rentrer la France 14 fois. Aussi ai-je vite déchanté lorsque, dans ma grande candeur, je décidai de profiter de mes deux semaines de vacances pour partir à la découverte de cette terre sauvage et pleine d’araignées… De toute évidence, j’allais devoir faire des choix ou mourir.

australie-sydney-guide

Ainsi, la mort dans l’âme, je tirai une croix sur le Nord tropical du Queensland, ses touristes en slip autour de la grande barrière de corail, ses vertes forêts grouillant d’insectes géants… pour restreindre mon parcours à la côte Sud-Est de l’Australie. Ah bah de suite, vous dites-vous sans doute, ça pète un peu le groove.

Que nenni, mes amis ! Encore une fois, l’Australie, c’est GRAND. Et si mon petit périple en forme de triangle Sydney-Brisbane-Melbourne a bien rempli mes deux semaines (sans compter les quelques heures de répit pendant lesquelles moi et mes pieds fumants en profitions pour décéder sur un lit), je suis loin, bien loin, d’avoir tout vu.

À lire aussi : Carte postale de Perth, en Australie (1/3)

Première étape : Sydney, la capitale (ou presque)

Mercredi 4 février 2015. Je pose un pied incertain sur le tarmac de l’aéroport Kingsford Smith de Sydney, le cheveu fou et la fesse endolorie après vingt-quatre heures d’avion, mais conquérante. La vue depuis l’aéroport n’est pas exactement la huitième merveille du monde, et il reste à prouver à la douane australienne que je ne ramène ni la rage ni Ebola (juste un petit rhume, pitié pas la mise en quarantaine)… mais je viens de gagner 20°C depuis Paris, et ça suffit soudain à mon bonheur.

Sydney est l’une des villes les plus connues et les plus populaires d’Australie, et ce n’est pas pour rien. Prisée pour ses nombreuses plages de sable fin et la beauté de sa nature environnante, elle reste une cité moderne où il fait bon vivre, ce qui a tendance à rendre les gens sympas. Il y fait également moins chaud que dans la plupart des autres villes, comme Adelaide ou Darwin, où les étés peuvent être particulièrement étouffants.

australie-sydney-gardens

C’est clair qu’entre la superbe baie autour de laquelle elle s’étend, ses montagnes et ses monuments emblématiques, Sydney a un peu tout pour incarner le rêve australien. Ce qui fait que depuis la France reculée, quand on pense Australie, on pense Sydney.

Mais le saviez-vous ? Moi je ne le savais pas et ça m’a laissée un peu sur les fesses, alors je suis fière de vous le dire : Sydney n’est pas la capitale de l’Australie. Hé non. Un mythe s’effondre.

Sydney est la plus grande, et la plus ancienne ville d’Australie. C’est là qu’a été fondée la première colonie européenne par le capitaine Arthur Philip en 1788, quelques années après l’arrivée de l’explorateur James Cook à Botany Bay. Fatalement, ça a suffit à en faire la capitale dans un premier temps. Et puis Melbourne est arrivée, et ça a commencé à dégénérer…

australie-sydney-port

Ce n’est qu’après plusieurs années de dispute, pendant lesquelles le titre de capitale est passé plusieurs fois d’une ville à une autre, que le gouvernement australien, tel Salomon, s’est décidé à intervenir… et a fait construire une ville entre Melbourne et Sydney rien que pour lui refiler le titre de capitale d’Australie. Cette ville, c’est Canberra — ce qui signifierait « lieu de rencontre », mais qui à mon avis sonne un peu comme « on vous a bien niqué » aux oreilles de Sydney et Melbourne.

Promenade en ville

En n’y restant que deux jours au lieu de deux ans, je suis loin d’avoir fait le tour de tout ce que Sydney a à offrir. Par exemple, ses plages les plus célèbres sont Manly Beach et Bondi Beach (à prononcer « bondaille »), mais rien que depuis cette dernière, on peut se faire une charmante « petite » promenade le long de la côte, qui nous emmène à Tamarama Beach, Bronte et Coogee Beach.

australie-sydney-manly

Cependant, si vous avez peu de temps devant vous et que vous ne savez pas laquelle choisir, sachez que Manly Beach a ce petit avantage qu’on peut la rejoindre en ferry. En partance de Circular Quay sur la baie, et pour environ 7$ AUD (environ 5€), vous pourrez profiter d’un trajet d’une quinzaine de minutes qui longe Harbour Bridge et l’Opéra de Sydney, jusqu’à la charmante station balnéaire de Manly et sa plage où des surfeurs manquent de se noyer à chaque vague.

Mais dans la vie, il n’y a pas que la plage et le sable dans la raie. Sydney étant une ville très vaste, autant commencer par explorer son frénétique et si atypique CBD (Central Business District), entre gratte-ciels, grands parcs, beaux bâtiments d’époque et petites maisons colorées. Une architecture un peu folle dans l’ensemble, qui fait beaucoup lever le nez… au risque de marcher sur le pigeon local.

australie-sydney-ibisL’ibis, le pigeon australien, que vous trouverez dans tout le pays.

On peut arpenter avec insouciance Pitt Street et Georges Street, si on n’a aucun respect pour son portefeuille, puis flâner dans les immenses Royal Botanic Gardens avant de s’écraser sous un arbre de Hyde Park avec une meat pie ou quelques rouleaux de makis (oui : rouleaux) achetés 2 ou 3$ pièce du côté de Chinatown… Bref, reprendre quelques forces avant de partir à la découverte de quartiers plus résidentiels aux noms cool, comme Woolloomooloo, ou le charmant Paddington avec son mélange de styles victoriens et géorgiens.

Si, à la nuit tombée, il vous reste quelque énergie, sachez que la teuf se passe du côté de Kings Cross, réputé pour sa frénésie nocturne. C’est aussi là que se trouvent la plupart des auberges de jeunesse, parce que, c’est bien connu, les voyageurs ça ne dort jamais.

australie-sydney-immeubles

Direction les Blue Mountains

Depuis Sydney, on est à environ 1h30 de route et 2h de train des Blue Mountains, une superbe région appartenant au patrimoine de l’Unesco, soit une très bonne manière de sortir un peu de la ville. On ne se retrouve pas non plus tout à fait jeté dans la nature australienne sauvage et sans pitié, dans le sens où les routes et chemins sont aménagés, et les petits villages de montagne ne manquent pas.

Ah, et puis on est bien d’accord que quand je parle des Blue Mountains, ça n’a aucun rapport avec le Hobbit de Tolkien ? (Désolée.) Si on appelle les montagnes ainsi, c’est en raison des arbres d’eucalyptus qui les recouvre en grosse majorité : ils produisent une huile qui s’évapore, et c’est celle-ci qui forme comme une brume bleutée au-dessus des montagnes. C’est joli, et c’est très bon pour vos petits poumons.

australie-blue-mountains-cascade

Oui, bon, pour moi c’était jour de brouillard. Ça a son charme aussi.

Pour s’y rendre et y passer un ou plusieurs jours, rien de plus simple ! Vous pouvez choisir de louer une voiture et suivre les panneaux, pour vous poser par exemple au petit village de Leura. Les Blue Mountains, c’est à peu près 240 000 hectares d’exploration, plus ou moins à la portée du premier randonneur venu, alors vous devriez trouver de quoi vous occuper.

Si vous ne conduisez pas ou si vous êtes seul-e et préférez éviter de partir en randonnée avec votre boussole comme compagne de route, sachez que des bus desservent une bonne partie de la région. Il y a même le système train + hop in/hop off bus, qui, pour environ 50$ AUD (30€), vous garantit le train de Sydney à Katoomba aller/retour, et la possibilité d’aller de site en site en prenant le bus quand ça vous arrange.

australie-blue-mountains-foret

C’est pour ma part l’alternative que j’ai choisie. C’est ainsi que j’ai pu me perdre gaiement dans la forêt profonde qui entoure les cascades de Katoomba, parce que même si tout est expliqué au poil de fesse dans le guide qu’on nous fournit sur place, je suis une personne très douée. (Et pourtant, j’ai survécu en Australie, c’est bien la preuve que vous aussi, vous pouvez !)

Ne commettez donc pas l’erreur de, comme moi, suivre les oiseaux bizarres qui peuplent la région. Vu qu’il y rôde aussi des kangourous et des wombats en dehors des cacatoès aux couleurs vives, vous n’auriez pas fini de vous enfoncer dans les fougères géantes avant de vous dire que, tiens, vous l’avez déjà vu ce petit pont de bois surplombant modestement les majestueuses montagnes qui s’étirent à perte de vue…

Mais bon, au fond, c’est probablement le meilleur moyen de découvrir les Blue Mountains.

australie-blue-mountains-cacatoes

Prochain épisode : Brisbane et les koalas.

À lire aussi : Carte postale de Perth, en Australie (1/3)

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 19 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

Lire l'intégralité des 19 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)