7 astuces pour quand tu vas vivre seule pour la première fois

Si tu t'apprêtes à vivre seul·e pour la première fois à la rentrée, voici quelques astuces que Mathilde a tirées de son expérience. Et ne t'en fais pas, tu vas voir, ça va aller.

7 astuces pour quand tu vas vivre seule pour la première fois

Article initialement publié le 7 août 2018

C’est bientôt la rentrée, et peut-être que tu vas emménager seul·e pour la toute première fois. Peut-être que tu stresses ou que tu le prends sereinement, en tous cas ce sera certainement un grand pas dans un monde tout nouveau.

Je suis déjà passée par là puisque je vis seule depuis 4 ans maintenant. J’ai tiré de cette expérience plusieurs astuces que je m’en vais partager avec toi de ce pas.

Premiers pas pour vivre seul·e : le B.A-BA et les lifehacks à connaître

Je vais commencer par la base de la base des choses que j’ai retenues, je parle ici de ce à quoi il faut penser à mon sens dès le premier jour dans son nouveau chez-soi, quel qu’il soit. Des petites choses bêtes auxquelles je n’ai parfois pas pensé — et je m’en suis mordu les doigts.

ACHÈTE DU PQ

Je ne déconne pas. S’il a une seule chose à laquelle penser, c’est le PQ. Si tu n’as pas de gel douche tu peux te laver à l’eau en attendant, si tes draps ne font pas l’affaire tu peux toujours bricoler, à la place d’un oreiller tu peux fourrer une taie de t-shirts et pulls (véridique, c’est ce que je fais depuis juin).

Mais vivre sans PQ, c’est perdre des années de vie, j’exagère à peine.

Je ne pense pas avoir besoin de détailler pourquoi.

Lors de mon premier emménagement, j’ai piqué un rouleau de PQ à ma mère avant de m’installer. Et à présent que je dois être autosuffisante, je fais en sorte d’en avoir toujours, TOUJOURS en avance.

La sérénité expliquée en images

C’est valable aussi pour les ampoules, me souffle QueenCamille, à moins que tu ne sois un·e adepte de pisser dans le noir.

Si tu aimes être au top de la prévoyance, pense qu’une lampe de poche ou des bougies avec quelques allumettes ne coûtent pas très cher, et peuvent sauver des vies lorsqu’une coupure d’électricité inopinée se présente. Selon sa durée, ton téléphone n’aura pas forcément assez de batterie pour tenir la longueur, alors vaut mieux être un peu large.

Être aussi informé·e que possible (ou faire semblant)

Quand je suis arrivée dans mon tout premier appart’, j’ai eu un réflexe dont je me félicite encore : j’ai pris une feuille sur laquelle j’ai annoté des informations importantes, que j’ai placardée bien en vue.

Même si je connais les numéros d’urgence, j’ai pris soin de les écrire à nouveau, parce que je ne sais jamais lequel correspond à quel service. J’ai donc commencé par cela, puis j’ai ajouté au fur et à mesure : le numéro de mes parents, celui de l’université, de SOS Médecins et du centre antipoison.

Comme j’étais dans une résidence étudiante, j’ai aussi indiqué le numéro de la responsable de ladite résidence et du CROUS.

Tant qu’à faire, j’y ai aussi mis les heures creuses, pour savoir quand consommer de l’électricité me coûterait le moins cher.

Cette liste peut bien sûr être agrémentée au besoin, et selon la situation dans laquelle je me trouve. J’ai par exemple eu besoin, plus tard, d’y mettre le numéro du CMP le plus proche.

On ne sait jamais ce qui peut arriver.

J’ai aussi enregistré tout cela dans mon téléphone, mais au moins je savais qu’en cas de panne, casse ou vol, ou si pour X raison je ne pouvais accéder à mon répertoire, j’avais une solution de secours.

C’était rassurant pour moi, et pour ma mère !

Prévoir les petits désagréments de la vie

Je fais aussi en sorte, depuis le tout début, d’avoir chez moi quelques médicaments de base. De quoi endiguer un mal de tête, de gorge (car j’y suis assez sujette), ou des douleurs de règles.

Je prévois aussi quelques protections hygiéniques et ma cup, sait-on jamais, si mes règles arrivaient en plein déménagement ou un dimanche (au hasard).

Je suis consciente que cette petite trousse à pharmacie dépend de chacun·e, mais il y a des choses à prévoir qui sont valables pour presque tous·tes : quelques pansements, un petit flacon de désinfectant, une pince à épiler, un thermomètre… Bref, de quoi régler les petites blessures.

D’ailleurs, je prévois aussi souvent de quoi m’aider à passer un coup de mou, ce qui m’arrive parfois quand je change d’appartement. Une plaquette de chocolat ou un doudou, peu importe ce qui te fait du bien, je ne regrette en tout cas jamais d’avoir prévu de quoi me requinquer si je n’ai pas la pêche.

Tromper la solitude

J’ai l’impression que la peur d’être seul·e alors que nous avons toujours vécu avec des parents, une fratrie, ou un entourage quelconque est une des inquiétudes qui touche le plus ceux et celles qui s’apprêtent à « quitter le nid ».

Honnêtement ça n’a jamais été quelque chose qui m’a beaucoup préoccupée, puisque j’ai un tempérament plutôt solitaire. Cependant, il a bien fallu à un moment que je rencontre du monde, et moi aussi j’ai eu envie de sortir avec des ami·es.

Créer du lien sur les bancs de l’école ou les chaises de bureau

Le plus simple, pour moi, a généralement été de rencontrer du monde au détour d’un amphi ou d’une pause clope. Lorsque je croisais les mêmes personnes tous les jours, et que je partageais leur quotidien, j’ai pu trouver quelques sujets de conversation basiques pour commencer à créer du lien.

Moi essayant d’avoir l’air avenant

Lorsque j’arrivais dans un nouvel environnement, je faisais aussi en sorte de ne pas refuser les invitations. Je n’allais pas jusqu’à me forcer lorsque je n’avais vraiment pas envie, bien sûr, mais j’essayais toutefois de me motiver autant que possible, quitte à ne rester qu’une demi-heure. Cela m’a permis de me créer un petit cercle, que j’ai pu par la suite élargir au gré de mes envies.

L’engagement, moteur de rencontres de qualité

Quand j’étais à la fac, j’avais quelques potes de promotion mais pas beaucoup de véritables ami·es. Ça ne collait pas forcément. Alors, je me suis tournée vers l’engagement associatif : c’est de là qu’aujourd’hui je tire mes plus belles rencontres. J’ai même décroché mon job grâce à ça !

De mon côté, ça a été les associations étudiantes principalement, d’abord au niveau de ma fac puis au niveau national. Mais il existe pléthore de structures qui ont besoin de volontaires, et pour tous les goûts ! Lorsque j’étudiais à Avignon, je fréquentais par exemple assidûment les événements d’une association qui promeut le cinéma hispanique.

L’avantage de ce type de rencontre est que ces groupes partagent des projets, des intérêts et des valeurs communes. Pour l’asso de cinéma dont je te parle, par exemple, je savais déjà que j’allais certainement rencontrer des personnes qui aiment la culture, que les pays hispaniques font rêver, qui ont un petit bagage cinématographique… Bref, qui partagent certaines de mes passions.

Discussion endiablée avec une personne rencontrée par l’associatif, allégorie.

Les quelques fois où je me suis inscrite à une activité, sportive ou culturelle, m’ont aussi permis de me faire des ami·es tout en sortant de mon train-train quotidien, alors ça peut tout autant être une astuce, si tu en as les moyens.

Sublimer la solitude

Bon, même si j’ai eu beaucoup de potes sans trop de difficultés, je ne te cache pas que j’ai souvent été seule, chez moi. Oui, j’aime la solitude, mais il a quand même fallu que j’apprenne à bien vivre avec moi-même.

Passer du bon temps avec moi-même

Mymy t’avait proposé il y a quelques temps un article dans lequel elle te suggérait une liste d’activités à faire en solitaire. Entre le resto et le ciné, la plupart des activités pratiquées à plusieurs peuvent se faire seul·e, et cet isolement leur donne souvent une saveur nouvelle.

LE FUN EST PRÉSENT

J’adore aller voir un film seule, ou me poser dans un parc pour bouquiner, sans avoir à faire la conversation à qui que ce soit. Vivre seule, ça signifie pour moi passer des moments rien qu’avec mes pensées, et prendre le temps de les écouter défiler.

Ça m’a permis de me réconcilier doucement avec leur flot incessant que je n’arrivais pas à contrôler. Et j’ai appris à me faire plaisir au quotidien !

Choyer mon intérieur pour mieux apprécier mon chez-moi

Allez, voici mon dernier conseil et pas des moindres, puisqu’à mon avis c’est la leçon la plus importante que j’ai apprise en vivant seule.

Comme beaucoup d’ados, j’étais bordélique, mais cette époque est — presque — révolue.

Je me suis vite aperçue, en vivant dans 14 mètres carrés, que je ne pouvais décemment pas laisser le bazar et la crasse s’entasser, sous peine de ne plus pouvoir poser un pied devant l’autre.

J’ai donc mis en place une petite routine de ménage, le temps de prendre de bonnes habitudes. C’était déjà ça de gagné : un peu d’espace, de la propreté et un espace certes réduit, mais serein.

Je suis partie de l’idée que je ne pouvais pas mettre d’ordre dans mon esprit sans ranger chez moi — vrai ou faux, ça me permet au moins d’avoir la satisfaction d’un intérieur propre et dégagé.

Point trop de zèle, cependant.

Avec le temps, j’ai aussi acquis un peu de déco, pour que mon appart’ me ressemble vraiment. Des illustrations au format carte postale, des petits cadres, quelques photos et affiches donnent déjà pas mal de caractère à un petit espace aux murs nus.

Le fait de déménager souvent m’a permis de tester plusieurs décos, et d’en changer à loisir. Et la chaleur d’une bougie kisentbon suffit à donner un peu d’âme à mon modeste foyer !

Au passage, même si je loue des meublés, je n’hésite pas à les réaménager. Déplacer les meubles peut changer toute la configuration d’un logement, et s’il le faut, je peux tout remettre à sa place avant de le rendre.

Vivre seul·e c’est plein d’avantages !

Ce sont là les bases et seulement quelques astuces que j’ai retenues depuis que je vis seule. Mon starter pack, en somme. Certaines peuvent te correspondre alors que d’autres pas du tout, et c’est normal ! Chacun·e vit avec soi-même comme il ou elle le souhaite, fort heureusement.

L’important selon moi, c’est de kiffer. J’adore vivre seule, et je ne troquerai cette vie pour pas grand-chose au monde.

Mais je comprends que certain·es pourraient ne pas aimer un tel quotidien, tout comme j’aurais du mal à vivre en colocation. S’il y a un maître mot, à mon avis c’est de se respecter et de s’écouter.

J’ai aussi eu quelques moments de mou, et parfois ma solitude m’a pesé. Dans ces moments-là, je n’ai pas hésité à demander de l’aide à ma famille ou à mes ami·es, à passer un coup de fil, proposer une soirée ou que sais-je.

Depuis que j’ai des plantes vertes, j’ai aussi plus l’impression d’être entourée. Rapport que mes plantes ont chacune un prénom et que je leur raconte ma vie — mais c’est une toute autre histoire.

Bref, la vie seul·e offre pléthore de possibilités : tu peux te balader nu·e comme un ver à toute heure, manger ce que tu veux comme tu veux, faire livrer des sextoys chez toi et il n’y a personne avec qui te disputer pour choisir quoi regarder à la télé.

Et je peux danser ainsi sans personne pour le voir !

Alors je te conseille de profiter un max de cette nouvelle expérience et de tenter tout ce qui te fait envie et que tu peux réaliser maintenant que tu es seul·e !

Et toi, quels sont tes life hacks pour vivre seul·e pour la première fois ? Est-ce que tu as déjà rencontré des grosses looses dans ton appart’ ? Quelles sont tes inquiétudes, si tu t’apprêtes à emménager ? Raconte-moi tout ça dans les commentaires de cet article !

Pour plus d'astuces

Depuis la publication de cet article, pléthores d’astuces et conseils ont été publié par les super lectrices dans les commentaires de cet article. Alors si ceux-ci ne te suffisent pas, je t’invite à y faire un tour !

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Mathilde Trg


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Commentaires
  • Irene Adler
    Irene Adler, Le 30 septembre 2018 à 16h13

    Si vous cherchez des idée de truc à manger les recettes de cuisine sur youtube ca sauve la vie :yawn:. Et pour ceux qui ont peur de la solitude la nuit les vidéos asmr si ca ne vous énerve pas ca peut être réconfortant. Genre la youtubeuse Serena ASMR qui fait des vidéos où elle lit harry potter à l'école des sorciers en chuchotant.

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