3 animaux qui vivent leur pénis autrement

On a tendance à penser qu’il n’y a qu’un type de pénis : un porte-bonheur plus ou moins gros, et paf, emballé c’est pesé. Mais le règne animal n’a pas fini de nous surprendre...

3 animaux qui vivent leur pénis autrement

Les animaux, et plus particulièrement les insectes, ont parfois une vie sexuelle que nous sommes tenté-e-s de qualifier de « traumatisante ». J’avoue, les habitudes du monde animal ne sentent pas toujours le rose, la guimauve et les dîners aux chandelles — c’est plutôt une lutte acharnée pour la survie et la reproduction.

Cela dit, parfois, l’acte sexuel est d’un ennui mortel qui prend des airs de formalité administrative, un peu comme devoir apporter un énième papier à la CAF : on a mieux à faire, mais le résultat (des sous) nous intéresse, alors on le fait quand même. Remarquez, je dis ça, mais je ne connais pas la motivation personnelle de l’animal blasé pour fricoter. Un instinct de reproduction un peu salaud qui le pousse à faire des choses, sûrement.

Ce qu’il faut pas faire, hein.

Heureusement, pour pimenter un peu l’acte tout en se facilitant la tâche, voire pour rentabiliser l’engin le reste du temps, certains animaux misent tout sur leur pénis. Voici donc pour votre plus grand bonheur une sélection de trois animaux qui chantent la vie avec leur ziguigui.

Attention, un concours de synonymes nuls s’est glissé dans cet article, sauras-tu le retrouver ?

La cinquième patte de l’éléphant

« Ah, oui, tout ça pour dire que les éléphants en ont une grosse, ahlàlà, c’est fin ! » : ah mais non, mais pas du tout, lectorat, je t’assure que mon propos s’étend au-delà des mesquines questions de proportions. Le phallus de l’éléphant est… vraiment très gros. Un peu comme une poutre.

Non mais ne partez pas, rooh ! C’est une poutre. Regardez cette photo :

Vous voyez la cinquième jambe ? Eh bien ce n’est pas une cinquième jambe. Oui, voilà, c’est littéralement la poutre de reproduction de l’éléphant de sexe masculin.

Alors, si certain-e-s d’entre vous avaient l’idée saugrenue de développer un petit complexe, attendez la suite avant de regarder dans votre pantalon en soupirant, merci. En effet, si l’éléphant peut se servir de son chibre pour rétablir son équilibre, ou juste pour se reposer une patte (bon, là, oui, j’en rajoute), celui-ci est également préhensile, c’est-à-dire « qui peut saisir ».

Voilà, maintenant, vous pouvez pester contre le manque d’options de votre sarbacane. Le vôtre il, euh… il devient tout dur ? Aha, la belle affaire : l’éléphant, lui, il a un pénis téléguidé, okay ? Tu vas faire quoi ? L’hélicoptère ? L’ÉLÉPHANT IL FAIT L’HÉLICO TÉLÉGUIDÉ.

Hum. Pardon. Génération gadgets oblige, je me suis emportée.

Du coup, l’éléphant pourrait faire plein de choses avec son pénis : se gratter le ventre, faire tapette à mouches, battre la mesure… Et bien sûr, le plus important, le téléguider jusqu’au boudoir de madame pour le laisser faire tout le boulot. Tout à fait, c’est le membre télescopique de l’extrême qui fait tout le glorieux travail pendant que papa se repose. Bon, après, ça demande une certaine maîtrise dans le téléguidage…

N’est-ce pas.

Le pénis-fusée de l’argonaute

En moins massif, mais néanmoins impressionnant, il y a le kiki de l’argonaute. Il faut dire que les mollusques nous surprennent souvent, en matière de teub. Mais l’argonaute n’est pas un mollusque comme les autres, et il ne s’abaisse pas à des considérations aussi triviales que les problèmes de taille.

Déjà, avec ses airs de poulpe en coquillage, l’argonaute n’est pas un animal qu’on voit tous les jours. Ensuite, les plaisirs de la chair, fut-elle caoutchouteuse, très peu pour lui… Puisqu’il faut absolument se reproduire, il veut bien envoyer son pénis régler les formalités avec madame, mais en ce qui le concerne, il sera à côté en train de regarder passer les bulles.

Laisse-moi tranquille.

Oui, vous avez bien lu : l’argonaute se défait de son zob pour l’accouplement. Il y produirait du sperme au préalable, puis l’enverrait loin, tel un petit missile vengeur. Ce robinet reproducteur des plus surprenants ayant sa propre petite queue pour l’aider à nager gaiement vers la chaude intimité de la femelle, les scientifiques auraient longtemps cru que c’était un parasite. Mais ça, c’était avant de découvrir l’incroyable vérité : l’argonaute peut envoyer des missiles chargés de sperme.

Bon, il faut dire que la femelle est beaucoup plus grande que le mâle, chez les argonautes. On pourrait dire que, face au danger, l’argonaute part sans la queue entre les jambes tentacules. Uhuhu. Non ? Bon.

Notez qu’il ne le récupère pas après utilisation. Ah ben non, on t’envoie une bistouquette téléguidée, tu la gardes, hein. Alors l’argonaute doit attendre qu’un nouveau gros ver parasite lui pousse. Une merveille pareille, vous imaginez bien qu’on ne peut pas la reproduire trop souvent…

Un point qui, je l’espère, saura calmer les ardeurs des scientifiques ayant pu être séduits par l’idée. Parce que, pour l’instant, pour draguer on s’envoie des wizz et des likes. Si on se met à s’envoyer des bites, bonjour l’ambiance.

Le pénis de madame Neotrogla

Voici enfin venir la star actuelle des Internets en matière de zboub (un sujet, vous vous en doutez, très exploité sur la vaste Toile), j’ai nommé : le Neotrogla. Ou, en l’occurrence, la Neotrogla. Eh oui, chez ces petits insectes qui ressemblent un peu à des abeilles, et dont on vient de découvrir l’existence au Brésil, c’est madame qui peut secouer le poireau. C’est Sophie qui va être contente.

NSFW, via

On nous bassine tellement avec des histoires comme quoi le frifri, c’est la fille, et le zizi c’est le garçon, qu’on en oublie la réalité biologique de la reproduction. Car en terme de reproduction, comme nous le rappelle IFLS, ce sont les gamètes qui détermine le « rôle » de l’individu : le mâle produit du sperme, la femelle produit des ovocytes (des « oeufs », si vous voulez).

Or chez les Neotrogla, c’est la femelle qui pénètre le mâle, et va récupérer le sperme dans le vagin du mâle avec son pénis. Est-ce que ça ne sonne pas totalement bizarre, comme phrase ? C’est tellement la classe. Ah, oui, et j’oubliais : l’acte pré-fécondation en question prendrait entre 40 et 70 heures.

C’est que ça prend du temps, de gratter du sperme de la bistouquette. C’est un métier, ma bonne dame.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Une rousse lambda
    Une rousse lambda, Le 7 mai 2014 à 23h22

    "Il faut dire que les mollusques nous surprennent souvent, en matière de teub" : Meilleure-phrase-du-monde.

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