L’allergie au pollen est là, voici comment lutter efficacement !

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Ras-le-bol de se laisser emmerder par le pollen et les allergies à l'heure où les oiseaux chantent et les bourgeons fleurissent ! Il est temps de répliquer...

L’allergie au pollen est là, voici comment lutter efficacement !

T’as niqué l’intégralité de la boîte de mouchoirs et tu ressembles à une personne qui vient de se mater d’affilée Titanic, Là-Haut et Nos Étoiles Contraires ?

Bienvenue au printemps, l’ami•e, et son fucking pollen qui s’accroche autant qu’une mycose vaginale !

Être allergique au pollen, ça veut dire quoi exactement ?

Ça veut souvent dire se transformer en saxophone ou en tromblon sur pattes.

Être allergique se traduit généralement par des symptômes comme les éternuements, le nez qui coule ou qui est bouché, les yeux qui grattent, voire de l’asthme (oui de l’asthme au pollen).

Dans les cas les plus sévères, les allergies au pollen peuvent aussi se traduire par un mauvais sommeil (et donc de la fatigue), et/ou avoir un impact sur la concentration.

C’est pour cette raison, comme le détaille la Dr. Isabelle Bossé, allergologue et présidente du SYFAL (Syndicat Français des Allergologues), que les diagnostics et traitements des professionnel•les de santé tiennent maintenant compte de l’impact des allergies au pollen sur la qualité de vie.

D’où viennent ces allergies au pollen ?

Mais oui, c’est vrai ça #$@!% de merde ! En fait, les allergies sont des maladies liées à notre environnement et elles sont également soumises aux polluants. Comme l’explique la Dr. Bossé :

« Des études ont permis de prouver que la structure des grains de pollen était modifiée par les polluants extérieurs, comme ceux des gaz d’échappement, ce qui les rend plus agressifs. »

Et puisque la pollution est à la fois un facteur déclencheur et aggravant, se trouver dans un environnement pollué signifie en gros subir la double peine.

Le combo pollution + pollen, c’est un peu la Vodka Redbull (selon une première source chez madmoiZelle), ou un Long Island (selon une seconde source, toujours chez madmoiZelle) : ça combine un truc pas top pour ton corps avec un autre truc pas top pour ton corps !

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Pourquoi les allergies au pollen débarquent-elles au printemps ?

Au printemps, il y a une période dite de « pollinisation », pendant laquelle de grandes quantités de pollen se trouvent dans l’air. Elle varie dans le temps et la durée, et dépend des espèces qui la produisent.

Parmi les arbres qui dispensent le plus cet allergène dans l’environnement, certains sont très présents dans les milieux urbains. Voici donc le nom des coupables principaux ! J’accuse ! Honte à vous les bouleaux, cyprès et frênes !

ALERTE ÉCARLATE

Contrairement à ces trois types d’arbres particulièrement propices aux allergies, on trouve aussi des espèces qui ne donnent pas d’allergies, comme les pommiers, les mimosas ou les châtaigniers.

Tout est affaire de choix. L’ennui c’est que les villes ont en quelque sorte planté pêle-mêle des espèces comme les bouleaux ou les platanes, en grande quantité depuis 15-20 ans, en se focalisant sur des plantations mono-espèces.

Or, pour la Dr. Bossé, il aurait fallu réfléchir à créer une biodiversité pour limiter les allergies, afin d’éviter cette « pollution verte ».

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D’autant que des études sont actuellement en cours pour déterminer si l’allongement de la durée de pollinisation observée chez certaines espèces d’arbres ne serait pas due au réchauffement climatique. Autrement dit, on n’est pas sorti•es de la salle de bac !

Quels traitements contre les allergies au pollen ?

Il existe deux façons de s’attaquer au problème. La première consiste à traiter les symptômes, avec des décongestionnants, des antihistaminiques (médicaments spécifiques aux allergies), des gouttes pour les yeux ou des médicaments contre l’asthme.

Mais comme le rappelle la Dr. Bossé, dans ces cas-là on ne traite pas la cause de la maladie mais uniquement ses manifestations.

Pour régler le problème plus durablement, il faut faire une immunothérapie allergénique, aussi appelée désensibilisation.

Pour traiter l’allergie durablement, il faut faire une désensibilisation, en amont du printemps.

Mais cette désensibilisation doit être entamée en amont de la saison, idéalement entre septembre et janvier. Une fois faite, elle protège la personne jusqu’à la saison prochaine.

Pour une efficacité à long terme, il faudra toutefois compter 3 à 5 ans ou saisons consécutives.

Les bons gestes pour limiter les symptômes

Il est possible de limiter son exposition et, pour ce faire, la Dr. Isabelle Bossé a plusieurs conseils, listés ci-dessous :

  • En voiture, mieux vaut éviter de rouler fenêtres ouvertes. De la même façon, ne laisse pas ta fenêtre ouverte entre 11h et 17h, car c’est à ce moment de la journée que survient le pic de pollinisation.
  • Autant que faire se peut, ne pas faire d’exercice près des axes routiers (par exemple à moins de 600 mètres du périphérique pour les Parisien•nes, ou des grands boulevards et axes principaux des agglomérations). Mais ça vaut aussi pour le running en forêt ou le vélo près d’un champ, qui sont aussi des lieux où le pollen est très présent.
  • Porter des lunettes de soleil pour limiter les yeux qui grattent.

  • Te laver les cheveux quand tu rentres chez toi, car ce sont de très bons capteurs de pollen, en particulier s’ils sont longs et/ou bouclés.
  • Ne pas mettre le linge à sécher dehors, surtout à la campagne, et ne pas aller dans la chambre avec les vêtements portés à l’extérieur.
  • Se renseigner sur les taux de pollen via les applications, comme celle mise à disposition par le RNSA (Réseau National de Surveillance Aérobiologique) sur l’App Store et Google Play.
  • Ne pas faire de sport les jours d’alerte. Si vraiment il n’y a pas le choix, essaie de faire ces activités tôt le matin ou tard le soir afin d’éviter le gros du pic de pollen.

Dans tous les cas, si tu souffres d’allergies au pollen, n’hésite pas à prendre rendez-vous auprès de ton/ta médecin. Te voilà paré•e pour affronter le printemps ce bâtard et donner un peu de répit à ton nez !

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Chloé P.


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Commentaires
  • PoussiM
    PoussiM, Le 4 mai 2017 à 12h01

    Le printemps c'est toujours une sale période à passer pour moi niveau allergies. Je travaille dans la nature et le printemps/été je suis dehors tous les jours de 9h à 18h, donc ça peut vite devenir l'enfer. Il y a 5 ans j'ai fait ma première grosse crise allergique : les yeux tellement gonflés que je ne pouvais plus les ouvrir et du mal à respirer. Je venais de passer la journée dans un champ d'herbes hautes juste avant qu'elles ne soient fauchees.
    J'ai pris rdv chez l'allergologue et après avoir fait les tests elle m'a dit que je faisais parti du 1% de la population la plus allergique aux pollens. Outch ! Du coup je suis passée à la désensibilisation. Ça fait 5 ans que je suis traitée et ça va un peu mieux

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