Pourquoi Alaina, 22 ans, se reconnaît en Belle, une princesse Disney « qui cherche sa place »

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Sur madmoiZelle, Juliette te présente des lectrices inspirantes ayant un lien fort avec leurs princesses préférées. La première à entrer dans la ronde est Alaina, qui porte Belle de La Belle et Bête dans son cœur !

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En partenariat avec Disney (notre manifeste).

Alaina a 23 ans et m’appelle depuis Genève, en Suisse. Elle lit madmoiZelle depuis trois ans et a été très surprise d’avoir été choisie pour me parler de sa princesse Disney préférée.

« J’étais trop contente de lire ton mail ! », me confie-t-elle.

Nous nous appelons à des kilomètres d’écart mais la conversation qui se déroule via Skype est très naturelle. Elle est dans sa chambre, chez elle, dans la ville Suisse.

Alaina, 22 ans, princesse Disney préférée : Belle

« J’ai toujours vécu ici. J’ai grandi à Genève et aujourd’hui j’y étudie. »

À 22 ans (bientôt 23 précise-t-elle), Alaina est en première année d’études en Histoire des Religions à l’université de Genève.

L’intitulé exact est un peu plus long me dit-elle : Sciences de l’antiquité, histoire anciennes et des religions.

« J’ai fait deux ans de psycho avant, mais ça ne me plaisait plus », ajoute-elle le plus calmement du monde — quand, à sa place, j’aurais été terrorisée à l’idée de me réorienter !

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Si elle a toujours apprécié observer et analyser le monde avec un peu de recul, la psychologie a fini par ne plus l’intéresser.

Quitte à faire quelque chose qu’elle aime, autant le faire vraiment : direction Histoire des religions à la faculté des Lettres de Genève. Mais pourquoi choisir ce secteur relativement de niche et aux débouchées méconnues ?

« J’ai toujours été passionnée de mythologie antique, surtout grecque et romaine. Si j’y réfléchis un peu, je pense que c’est grâce au film Disney Hercule. J’ai adoré l’univers ! »

Belle, une princesse Disney avide de connaissances

Encore en première année, elle explore quelques pistes qui la mèneront vers un métier futur dont elle n’arrive pas encore à dessiner les contours :

« C’est la grande question !

Je me vois bien travailler sur des sites antiques, me balader dans les ruines des temples, et découvrir ce qui s’y passait d’un point de vue religieux, social. Pourquoi pas donner des conférences sur certains sujets… »

Lesquels ? Elle précise :

« On a eu un cours sur les vestales, qui étaient des prêtresses vierges à Rome. J’ai trouvé ça passionnant.

À part des chercheuses et des historiennes, pas grand-monde fait des recherches sur la place des femmes et de la Femme dans le monde antique. Ça, ça peut m’intéresser je pense. »

Alaina adore les histoires. C’est son premier point commun avec Belle, sa princesse Disney préférée, qu’elle a découverte entre 6 et 7 ans.

« Je me suis toujours identifiée à elle, sans savoir pourquoi au début. Je pense que c’est la première fois que je voyais une héroïne dans un dessin animé Disney qui n’était pas une princesse de naissance.

C’était plus facile pour moi de me projeter sur elle. »

C’est vrai qu’au début de La Belle et la Bête, Belle est une femme qui se sent décalée avec le monde qui l’entoure et se réfugie dans les lires pour vivre des aventures imaginaires.

Pour Alaina, c’est pareil. Elle déclare posséder une centaine de livres — que j’arrive à percevoir en partie, derrière elle, à l’écran.

« Je lis beaucoup de fantastique, j’apprends à aimer la science fiction. Mes sagas préférées sont Eragon, Harry Potter, ou Percy Jackson dont l’histoire se base la mythologie grecque.

J’aime les mondes magiques parce qu’ils réussissent à transposer une réalité allégorique. Ils transmettent un message d’une autre manière sur notre monde à nos, à travers un univers fantastique.

En ce moment, je lis des Contes Philosophiques, qui fonctionnent sur le même modèle. »

Alaina parle longuement de ses lectures, je comprends très bien que ça la passionne. Je saisis aussi pourquoi l’univers de La Belle et la Bête l’a séduite !

Comme Belle, lire lui a permis de s’évader et de se projeter dans une autre aventure.

« Je me sentais pas forcément à ma place où j’étais et avec la lecture je pouvais vivre la vie que je voulais. »

Belle et Alaina, deux femmes qui cherchent leur place

Très vite, Alaina me confie que son amour pour les livres n’est pas le seul point commun qu’elle partage avec Belle :

« Quand t’es petite et que tu vois une princesse, tu te dis : wow, je veux trop être elle…

Alors que Belle, c’est un personnage que je sentais proche de moi.

Dans le film, elle vit des choses que je ressentais. C’était comme si ma vie était transposée dans un dessin animé. »

Dans sa vie, Alaina a eu du mal à trouver sa place, surtout à l’école. Elle y a croisé des amies toxiques mais aujourd’hui elle sait prendre le recul nécessaire face à des personnes qui ne lui font pas du bien.

Elle explique :

« J’essaie toujours de voir le positif dans les gens que je rencontre. Même avec les personnes que je connais, si je les sens irritées ou en colère, je me dis qu’il y a forcément une raison. »

L’empathie d’Alaina, qu’on retrouve chez Belle, lui offre une philosophie de vie très positive jusque dans ses relations personnelles :

« Je ne dirais pas que j’aime tout le monde mais en tout cas, je ne déteste personne. On n’a pas le temps de se détester, la vie est trop courte pour ça. »

S’épanouir dans un tout autre monde

Si dans les salles de classe, Alaina ne parvenait pas à trouver une place qui lui corresponde, elle s’est pleinement épanouie grâce au scoutisme, un mouvement majoritairement laïque en Suisse, contrairement en France.

« C’est le premier endroit où j’ai été acceptée telle que j’étais. Je m’y suis fait mes meilleur·es ami·es pour la vie. Ça a l’air d’une secte comme ça mais en fait c’est comme un club de sport. J’y ai créé des liens très forts ! »

Entre la primaire et le collège, Alaina m’explique avoir croisé des enfants assez méchants avec elle, et s’est toujours sentie un peu éloignée de ce que vivaient les gens autour d’elle.

Le scoutisme est une ouverture sur un milieu totalement différent.

« À l’école, on a essayé de me faire rentrer dans un moule, je devais suivre le mouvement instauré par les profs, les élèves, les cours…

Au scoutisme, tout le monde collabore ensemble, on a de l’autonomie de groupe, et personne n’a besoin d’être conforme à une norme pour être accepté·e. »

Aujourd’hui, Alaina sait sur qui elle peut compter, s’est forgé un entourage sûr et dans lequel elle se sent pleinement heureuse. Pleinement elle-même.

Belle en 2018, ça le fait ?

Bienveillante, indépendante, rêveuse et optimiste… Belle, comme Alaina, a plein de qualités. Mais a-t-elle la carrure d’une femme de notre époque ? Alaina n’a aucun doute là-dessus :

« Belle totalement un modèle de femme d’aujourd’hui. Pour moi, c’est la première princesse qui était indépendante et qui savait s’affirmer.

Quand la Bête veut l’inviter à dîner et qu’elle l’envoie bouler royalement, quand elle prend la place de son père captif du château, quand elle tient tête à Gaston…

Elle dit clairement : je sais ce que je veux, et si t’es pas content c’est pareil. »

Pour Alaina, Belle connaît ses limites. La jeune femme essaie de prendre exemple sur la princesse Disney :

« Je déteste me mettre en avant constamment, ou faire le show devant tout le monde. Je pense que c’est important de savoir ce que tu es prête à accepter de faire ou non, et surtout le verbaliser.

C’est une preuve que je me connais moi-même. C’est même une force.

Par exemple, avant, je craignais de froisser des copines quand je ne voulais pas sortir le soir ou le week-end, que je préférais rester chez moi…

Maintenant, je me fiche de l’avis des gens, tant que je suis conforme à ce que je veux faire et à ce que je suis. »

Évidemment, en arriver là a demandé un long travail d’introspection :

« Je n’ai pas eu facilement confiance en moi. C’est venu gentiment, parce que ce n’est pas facile de bien se connaître et de communiquer clairement avec les autres.

C’était difficile au début. À chaque fois que j’essayais de m’assumer, j’avais l’impression de monter sur le ring de boxe ! Et petit à petit, c’est devenu naturel.

Aujourd’hui, j’arrive à me dire plus souvent que les caprices des gens n’ont pas à devenir des contraintes pour moi. »

Alaina se dit qu’elle aimerait beaucoup questionner Belle sur sa vision de la vie, partager un moment simple et sincère avec elle.

« J’ai l’intuition qu’on aurait le même genre de réponses : voir la vie de manière positive, se rappeler qu’il faut s’aimer soi-même, autour d’une tasse de thé. »

Zip aurait été certainement de la partie !

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À lire aussi : Viens nous parler de ta princesse Disney préférée, et de ce qu’elle représente pour toi !

JulietteGee


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Commentaires
  • Lune0103
    Lune0103, Le 7 juin 2018 à 10h36

    Super témoignage! J'aime beaucoup Belle pour ces même raisons, en plus du fait que physiquement, c'est la princesse Disney dont je suis la plus proche. C'est vraiment génial de voir, quand on est petite, que lire, c'est pas seulement un truc d'intelligence à lunettes et que même les princesses Disney le font!

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