L’accord a minima du PS et d’EELV

Hier, le PS et EE-LV (Europe Ecologie-Les verts) ont conclu un accord "a minima". Qui, quand, quoi, comment, pour quoi faire ?

Après de longs pourparlers et six mois de négociations, le texte de l’accord entre le Parti Socialiste et Europe Ecologie-Les Verts a été validé par le bureau national du parti à la rose. Ce consensus qui devrait servir à faciliter le rapprochement entre les deux partis lors des prochaines élections présidentielles a été annoncé alors qu’ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur leurs principales divergences d’opinion.

Les principaux points de désaccord

La question de la sortie du nucléaire a été mise de côté par le Parti Socialiste. Ainsi, la question du chantier de l’EPR (réacteur nucléaire de 3e génération) de Flamanville n’est que plus ou moins réglée. La semaine dernière encore, Cécile Duflot affirmait qu’il n’y aurait pas « d’alliance avec François Hollande s’il n’y a pas d’accord sur l’EPR de Flamanville ». Si, idéalement, les écologistes souhaitaient l’arrêt du chantier, le PS a consenti à organiser un audit après la présidentielle tout en continuant les travaux.

L’autre principal point de divergence fait référence au projet d’un aéroport près de Nantes (Notre-Dame-des-Landes) : contrairement aux écologistes, le PS ne s’y oppose pas.

Les principaux points d’accord

Toutefois, les deux partis ont réussi à s’accorder sur les points suivants :

  • « Imaginer un nouveau modèle de développement économique, social et écologique »
  • « Bâtir une République nouvelle »
  • « Reprendre la main sur le système bancaire »
  • Un accord sur le nucléaire a également été trouvé : d’ici 2025, la part du nucléaire dans la production électrique devra être réduite entre 50 et 75%. En outre, 24 réacteurs sur 58 seront fermés.

Ce que prévoit l’accord pour EE-LV

Le premier texte de l’accord concerne les prochaines élections législatives qui auront lieu en juin 2012 : en cas de victoire de la gauche, EE-LV a obtenu de former un groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale sur 60 circonscriptions, ce qui leur octroierait entre 25 et 30 places de députés (15 en cas de défaite du PS). Cependant, l’euro-député Daniel Kohn-Bendit a expliqué à BFMTV que cet accord permet de prouver que les deux partis sont capables de « faire un accord de mandature qui permettrait un accord pour les législatives », mais pas de « gouverner ensemble » ; en effet, la question d’une entrée d’EE-LV au gouvernement en cas de victoire des socialistes à la présidentielle se pose toujours, selon Libération.

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre au seul commentaire !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Hackergirl
    Hackergirl, Le 17 novembre 2011 à 9h57

    Je comprends ta réaction. C'est clair que les termes sont très politiciens, et donc assez vagues. En même temps, ce n'est pas en 1 article que tu pourrais résumer les mesures concrètes que l'on voudrais prendre.

    Je t'assure qu'ils y a beaucoup d'idées très concrètes, en tout cas du côté d'EELV, que je connais bien puisque j'y suis militante.

    Cet accord, c'est avant tout une façon de se mettre d'accord sur le fait que l'on partage une certaine vision de la société (jusqu'à un certain point), pour avoir une base pour travailler ensemble. Ca a peut être l'air de servir à rien, mais s'il est voté par les deux partis, il permettra de travailler ensemble, sans avoir à se justifier à chaque fois que l'on travaille ensemble parce que l'on partage les mêmes idées.

    Bref. Pour nous, c'est un moyen d'avoir un groupe parlementaire à l'assemblée, ce qui n'est pas rien (un groupe, c'est des bureaux et des moyens pour travailler ensemble..).

Aller sur le forum pour lire le seul commentaire

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)