Quatre films d’horreur pour les dégonflées du genre

Ne pas regarder de films d'horreur, c'est parfois marginalisant. Alors Sophie-Pierre Pernaut t'en présente quatre qui ne font pas vraiment flipper...

Quatre films d’horreur pour les dégonflées du genre

Publié initialement le 31 octobre 2013

Youpi youpi, ce soir, c’est Halloween. Personnellement, je ne suis absolument pas dingue de cette fête : je suis nulle pour les déguisements et j’angoisse des semaines à l’avance à l’idée de recevoir quelques appels anonymes venant de potes qui s’amusent à faire peur à la nouille que je suis. Je veux dire, j’oserais même pas être désagréable parce que merde quoi, j’ai bien vu où ça avait mené Drew Barrymore dans Scream.

Mais ce qui me donne le plus d’appréhension, à l’approche d’Halloween, c’est que le seul type de soirée qu’on me propose soit le visionnage de films d’horreur. J’ai l’impression que, proportionnellement, nous sommes bien peu à ne pas supporter ça : quand ils sont d’une violence réaliste, ça m’écoeure. Quand ils traitent de sujets paranormaux, mon cerveau génère des peurs absolument ridicules pendant des semaines. Je suis, en matière cinématographique, la pire des pleutres.

Alors pour toutes celles qui, comme moi, ont une tolérance en-dessous de zéro en terme de films d’horreur, voici une liste d’oeuvres cinématographiques classées dans la catégorie épouvante pour de sombres raisons que tu pourras proposer à tes potes en disant « ouais mais tu vois, faut le regarder d’un oeil ironique ».

Souviens-toi l’été dernier, de Jim Gillepsie (1997)

Le soir du 4 juillet, quatre lycéens fraîchement diplômés fêtent leur entrée à l’université en se racontant des histoires qui font peur sur la plage, en pleine nuit (spoiler alert : l’intrigue ne se passe donc pas à Calais). Évidemment, ils sont même réunis autour d’un feu de camp — dans les films, ça a l’air super simple à faire. Moi j’ai déjà du mal à faire craquer une allumette mais soit.

Sur le chemin du retour, ils renversent quelqu’un en voiture. Comme il n’y en a pas un pour rattraper l’autre niveau morale, ils décident de cacher le corps. Un an plus tard, alors qu’ils pensent s’en être sortis sans que personne n’apprenne ce qu’ils ont fait, Julie (Jennifer Love-Hewitt) reçoit une carte anonyme : « Je sais ce que tu as fait l’été dernier ». Et alors là, en avant Dinan, les meurtres commencent à s’enchaîner et Julie a chaud aux fesses.

Pourquoi en fait, ça fait pas peur

Quand Souviens-toi l’été dernier est sorti, j’avais 8 ans. À l’époque, je passais beaucoup de temps devant la télévision, pour le plus grand malheur de mes parents. Je suis tombée dessus en zappant pendant la pub entre mes séries préférées sur Canal J, et j’ai tout de suite adoré. Si MOI, à HUIT ans, j’ai aimé ce film, c’est que vraiment, niveau chtouille, il se place sous terre.

D’autant plus que les personnages principaux sont tellement insupportables, façon teenagers bien nés bien propres sur eux bien casse-couilles, que ça fait presque plaisir quand ils meurent (ou de les imaginer mourir quand ce n’est pas le cas).

Comment le proposer à tes potes ?

Joue la carte de la madeleine de Proust (« ça nous rappellera notre enfance »). Insiste sur le fait que c’est suffisamment nul pour être génial (« nan mais en fait ce qui fait le plus flipper dans ce film, c’est la frange de Jennifer Love-Hewitt, quoi »). Le comparer à un classique du genre (« C’est le scénariste de Scream qui l’a écrit »). Mentir un peu (« On voit Sarah Michelle Gellar et Ryan Phillippe nus. Avec des gros plans sur leurs tétons »).

Shaun of the Dead, d’Edgar Wright (2004)

Shaun (joué par Simon Pegg) a une vie un peu nulle : il passe son temps à faire toujours le même boulot, avant d’aller faire ses courses dans son magasin habituel et d’aller boire des coups dans son pub de prédilection avec son vrai grand pote (Nick Frost). Sa copine se lasse tellement de lui qu’elle finit par décider de le quitter. Pour Shaun, l’existence, c’est vraiment la merde, mais ça reste quelque chose de viable.

C’était sans compter sur le fait qu’il allait devoir s’apprêter à lutter contre une invasion de zombies certes lents, mais plutôt efficaces en ce qui concerne le fait d’aller contaminer les autres.

Pourquoi en fait, ça fait pas peur ?

Parce que c’est la meilleure parodie de films de séries B ever (en même temps, j’en n’ai pas vu des masses, rapport que j’ai peur d’avoir peur et qu’il faut trouver les bons arguments pour m’en faire regarder).

Comment le proposer à tes potes ?

« C’est drôle, y a Simon Pegg, Nick Frost et puis Bill Nighy. »

L’attaque des tomates tueuses, de John DeBello (1978)

On continue dans le lolilol avec la comédie d’horreur L’attaque des tomates tueuses. L’histoire de tomates, donc, qui se dotent de conscience et décident de se venger de l’humanité en tuant tout le monde. Comme ça, sans raison.

Je te laisse imaginer le bien joli bordel que ça mettrait au rayon primeur de ton Carrefour si un tel désastre venait à se produire dans notre monde. Je compte néanmoins sur les concombres pour nous sauver : je suis à peu près sûre qu’eux choisiraient de se battre de notre côté, parce qu’ils ont une bonne tête.

Pourquoi en fait, ça fait pas peur ?

Parce que ça s’appelle L’attaque des tomates tueuses et que ça parle effectivement de tomates tueuses qui attaquent les humains. Au pire, peut-être qu’éventuellement, tu développeras une légère angoisse en te servant ton gaspacho, mais c’est suffisamment grotesque pour empêcher de flipper.

Comment le présenter à tes potes ?

En rajouter un peu : « C’est un véritable classique du genre. Sérieusement, ce film, il est à la base de tout. »

Teeth, de Mitchell Lichtenstein (2007)

Dawn a 17 ans et prône l’abstinence sexuelle, comme Britney en son temps. Ses convictions sont en revanche sévèrement mise à mal lorsqu’elle fait la connaissance de Tobey, qui fait partie de la même association chrétienne qu’elle. Mutuellement, les deux se plaisent bien. Ils se feraient bien deux trois trucs comme se faire des bisous et se mettre des doigts da – pardon, je m’égare.

En même temps, voilà : si je décidais d’arrêter toute activité sexuelle, je trouverais ça plus facile à vivre si j’étais entourée de sosies de Philippe Bouvard. Tu me mets un être à mon goût en travers de mon chemin, je suis pas trop sûre de continuer à faire ma maligne.

Bref, un jour, Dawn et Tobey se chauffent d’un peu trop près et sont sur le point d’avoir un rapport sexuel. Mais l’adolescente change d’avis, ce qui embête un peu son compagnon, qui est en réalité un gros naze et commence à la violer. Mais ce que les deux personnages ignorent, c’est que Dawn a des dents acérées dans le vagin…

Pourquoi ça fait pas peur ?

Parce qu’on passe plus de temps à se demander où s’arrête la qualité et où commence le grotesque, et vice et versa. En revanche, c’est un peu gore. Rapport que c’est une fille qui a des dents acérées dans le vagin.

Comment le présenter à ses potes ?

La jouer franco (va t’en, toi) : « C’est une fille, elle a des dents acérées dans le vagin. » Généralement, ça fait son petit effet.

Et toi, quels sont les films d’horreur que tu conseillerais aux flippettes dans mon genre ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Sassegra
    Sassegra, Le 31 octobre 2015 à 19h52

    La maison de cire
    Pourquoi en fait ca fait pas peur : parce que Paris Hilton :yawn:

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