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Série télé

Notre top 5 des (nouvelles) séries de 2020

Avec la Covid, binge-watcher des séries n’était plus un plaisir coupable mais presque notre seule occupation possible. Alors, quelles ont été celles qu’a préféré la rédac cette année ?

Si les cinémas ont sacrément douillé cette année, les plateformes de SVoD ont pour le coup fait leurs choux gras de la crise actuelle.

Certaines séries nous ont particulièrement marquées, parmi lesquelles il nous a fallu en choisir 5. Voici notre top des meilleurs programmes de 2020 !

Normal People, la meilleure série d’amour de 2020

Normal People Trailer (Official) • A Hulu Original

Marianne et Connell sont dans la même classe, au lycée. Marianne est agressive, solitaire et brillante, Connell est sportif, populaire, mais non moins brillant. Entre eux naît rapidement quelque chose d’inédit, une compréhension des enjeux de l’amour, un érotisme latent, de la pudeur aussi.

Marianne et Connell cèdent alors à l’amour, mais cachés, à l’abri des regards indiscrets des amis de Connell.  Ils se voient après les cours ou le week-end, et feignent de ne pas se connaître dans l’enceinte du lycée.

Une bévue de Connell les sépare alors qu’ils sont fous amoureux. Mais pour peu de temps, puisqu’ils se retrouvent au Trinity College, un campus prestigieux de Dublin dont ils partagent les bancs.

Sauf qu’à l’école supérieure, les rôles se sont inversés : c’est Marianne qui hypnotise les foules, tandis que Connell suscite l’indifférence voire le mépris.

Normal People suit l’initiation amoureuse, intellectuelle et sociale de deux jeunes adultes ordinaires dont rien ne peut faire ployer l’admiration ni l’amour réciproque. Cette fiction irlandaise en 12 épisodes a d’abord été diffusée au printemps dernier sur la BBC et sur Hulu aux États-Unis, avant de débarquer sur Starzplay en France cet été.

Adapté du roman de Sally Rooney (également derrière l’écriture très minutieuse des six premiers épisodes), ce drame adolescent brumeux est sans doute notre plus gros coup de cœur de l’année.

Si son pitch est plutôt basico-basique, c’est son écriture qui inscrit la série au sommaire des œuvres émotionnellement puissantes. Une histoire d’amour réaliste et intelligente, comme on aimerait en voir davantage !

Normal People est disponible sur Starzplay via Prime Video.

The Haunting of Bly Manor, la plus belle série d’horreur de 2020

The Haunting of Bly Manor | Official Trailer | Netflix

Si vous lisez nos colonnes régulièrement, vous savez que l’horreur est notre dada. On en soupe matin, midi et soir. Seul problème ? Elles sont rares, les œuvres du genre à sortir des sentiers battus…

Heureusement, Mike Flanagan a débarqué en 2019 pour donner un nouveau souffle aux séries horrifiques avec son désormais légendaire The Hauting of Hill House.

Et il continue de s’imposer cette année comme le nouveau magnat de l’horreur à la télé avec The Haunting of Bly Manor, une adaptation amoureuse du Tour d’écrou de l’auteur Henry James, figure emblématique du réalisme littéraire du XIXe siècle.

Dans cette version audiovisuelle aussi gothique que romantique, Dani Clayton, une jeune institutrice au passé trouble, est engagée pour veiller sur Flora et Miles, deux orphelins vivant dans un manoir isolé en pleine campagne britannique.

Les enfants, comme tous ceux qui vivent dans la demeure, cachent un terrible secret qui ne va pas tarder à bouleverser la vie de la nouvelle employée. Peu à peu, d’effrayantes apparitions viennent la hanter.

Derrière ses apparats horrifiques, The Haunting of Hill House est surtout la plus belle des histoires d’amour. Une romance qui vous plongera dans les rêves bleutés du poète qu’est, il l’a prouvé, Mike Flanagan.

The Haunting of Bly Manor est disponible sur Netflix.

I May Destroy You, une puissante série sur le viol

I May Destroy You | Official Trailer | HBO

I May Destroy You raconte l’histoire d’Arabella Essiuedu, une autrice dont le succès a éclaté grâce à Twitter.

Le moins qu’on puisse dire d’Arabella, c’est qu’elle a une petite tendance à la procrastination : alors qu’elle doit rendre son nouveau roman, elle sort avec ses potes, enchaîne les shots, danse dans un bar/boîte de nuit, puis revient totalement torchée à son bureau pour terminer son bouquin.

Elle se sent alors anormalement défractée. Décalée. Avec un trou dans la mémoire. La fin de son manuscrit déboussole ses éditeurs, elle doit le relire pour se rappeler de ce qu’elle y a écrit.

Au moment où Arabella rentre chez elle, le premier flash lui revient. Un homme, allongé sur elle, un inconnu en chemise, la viole. Elle a probablement été droguée entre son départ du bar et son arrivée au bureau.

Arabella a été violée et sa vie sera à jamais marquée par ce traumatisme.

I May Destroy You est une série brutale, frontale, qui n’épargne ni ses protagonistes (surtout pas Arabella) ni ses spectateurs. Sans détours superflus, le programme produit par HBO décortique les traumatismes de sa jeune héroïne et explore les différentes étapes de sa prise de conscience.

Primordiale, cette série signée Michaela Coel, qui en campe également le rôle principal, l’est tout à fait, et mérite en cela — et pour bien d’autres raisons, comme son esthétique — largement une place dans notre classement !

I May Destroy You est disponible sur OCS, OCS via Amazon Prime ou OCS via Canal+.

The Eddy, la série la plus originale de 2020

The Eddy | Official Trailer | Netflix

Elliot Udo (Andre Holland) a connu la gloire. Jazzman new-yorkais de renom, il touche à tous les instruments, mais n’est jamais meilleur que derrière un piano.

Désormais loin des États-Unis et du succès d’antan, Elliott tient un club de jazz parisien, où la clientèle vient à manquer. Ça n’est pourtant pas faute de redoubler d’efforts, de courir après ses musiciens et de les pousser (à l’instar de Terence Fletcher dans Whiplash) dans leurs retranchements.

Entre Elliot et sa fille, par ailleurs, c’est le froid polaire. Il faut dire que l’homme est davantage préoccupé par son club que par ses fonctions paternelles et que l’adolescente est bien décidée à vivre comme elle l’entend, en faisant fi des ordres de son père.

Entre eux deux, quelque chose est latent. Un drame. Un deuil. Les fantômes du passé hantent cette relation, le club de jazz et les talents d’Elliot.

D’autant que Farid, le gestionnaire du club, est sans doute impliqué dans des affaires douteuses, compromettant la sécurité des membres du clan The Eddy…

Entre passé familial trouble, talent en berne, dépression et magouilles, The Eddy joue du côté obscur de la scène. Dans le paysage parfois un brin aseptisé des séries Netflix, cette création fait figure d’OVNI.

Chaque épisode dure plus d’une heure, et fait un focus sur un personnage précis ; l’image est très grainée, la caméra essuie des secousses, vole librement d’une action à l’autre dans l’agitation ; le temps est ralenti, la musique omni-présente, tout comme les bruits d’un Paris en ébullition… pas de doute, The Eddy est bourrée de charmes. 

Si elle est un peu difficile d’accès pour une néophyte absolue en jazz (nous, donc), elle mérite qu’on lui laisse une chance. Car ses aspirations très « Nouvelle Vague » sont bien trop rares pour être abandonnées au bout de seulement quelques épisodes !

Pour en savoir plus sur cette série, on vous encourage à écouter notre podcast Sors le Popcorn, dont un épisode est entièrement consacré à sa critique.

The Eddy est disponible sur Netflix.

Unorthodox, la série coup de cœur

https://www.youtube.com/watch?v=A9I-ioAx0O0

Dans l’école de musique qu’elle convoite, Esther entend l’une de ses probables futures camarades raconter aux autres que les Juifs ultra-orthodoxes sont des fous. Que les hommes ne font qu’apprendre la Torah, tandis que les femmes ne vont pas à l’école et ne sont réduites qu’à être des « machines à faire des bébés ».

Esther s’insurge et rétorque que non, elle n’est pas « une machine à bébés ».

Cette mini-discussion résume bien le fossé qui sépare Esther de ses camarades, et le manque de compréhension (au départ) de ceux-ci vis-à-vis du mode de vie de notre héroïne.

Mais tout doucement, les étudiants et « Esty », comme l’appellent ses proches, apprennent à se comprendre, grâce notamment à l’ouverture d’esprit des musiciens et à la volonté de notre héroïne à s’intégrer.

Unorthodox comporte plusieurs scènes puissantes et lourdes de sens.

L’une, par exemple, capture un instant de vie fort pour Esther : elle fait les boutiques pour la première fois afin d’acheter des vêtements plus modernes que ceux qu’elles porte d’ordinaire. Alors qu’elle essaie un jean, son mari enfile ses vêtements de prière dans une chambre d’hôtel.

Vous comprendrez alors que la jeune femme se délivre des « carcans » de sa religion tandis que son époux s’y plie justement à l’exact même moment.

L’instant est riche en symbolique, comme beaucoup d’autres scènes du programme qui, en plus d’être passionnant, est très soigné en terme d’esthétique !

Inspirée des mémoires de Deborah Feldman, l’une des amies de la créatrice de la série, Unorthodox dépeint une communauté très difficile d’accès, et donc méconnue. Ainsi, au-delà d’un portrait superbe d’une jeune femme en pèlerinage vers la liberté, cette création Netflix en quatre parties introduit les spectateurs dans ce milieu orthodoxe très clos, et lui apprend quelques-unes de ses coutumes, avec pédagogie.

Une série si passionnante qu’elle a immédiatement su s’attirer le succès des abonnés et des retours critiques dithyrambiques.

Evidemment, ce classement ne peut contenir que 5 séries, mais on accorde quand même une petite pensée à The Queen’s Gambit, Emily in Paris (non on déconne) et autres The Undoing, qui ont participé largement à cette belle année scotchée sur le canapé !

Unorthodox est disponible sur Netflix.

À lire aussi : Pourquoi Léna Situations a t-elle eu si peur du prank signé McFly et Carlito ?

Les Commentaires
4

Avatar de lafillelabas
21 décembre 2020 à 18h06
lafillelabas
Personnellement, pas trop accroché à "Unorthodox". La série ne se base que très peu sur la vie de Feldman, on dirait plutôt un prétexte à faire une série "choc" sur une communauté mal connue du public non-juif. On montre des coutumes et un mode de vie uniquement sous l'aspect le plus superficiel, vidés de leur substance, avec des comportements franchement extrêmes et sans une explication pour le spectateur. Sur Internet, j'ai vu plein de gens partir du principe que c'était une bonne représentation des hassidim, voire des juifs orthodoxes en général. Comment dire...

Dommage, ça aurait été bien de voir un média sur des Juifs religieux, ou Juifs tout court, qui ne tombe pas dans la caricature ou dans la diabolisation. Je ne sais pas si Shtisel est disponible sur Netflix France, mais je pense que c'est cent fois mieux. C'est une série sur des haredim qui ne peint pas tout en rose, mais sans non plus être un gros cliché.
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