Comment mieux dormir pendant ses études ?

Stress des examens, soirées arrosées, nouvelles séries télé... Dur de ménager tes nuits pendant tes études ! Voici quelques astuces pour garder un bon rythme de sommeil.

Comment mieux dormir pendant ses études ?

Article initialement publié le 4 février 2018

Ne t’emballe pas : ceci n’est pas un tuto pour dormir discrètement sur les bancs du fond de l’amphi dans lequel tu as cours de 8h à 12h30 !

Loin de moi également l’idée de te pousser à sécher les cours pour une petite grasse matinée.

Non, voici plutôt quelques conseils inspirés des expériences des rédactrices pour que tu n’aies même plus à envisager ces solutions, car chacune de tes nuits sera douce comme une combi en pilou-pilou.

Bien dormir pendant ses études : les écrans, la fausse bonne idée

Nous avons interrogé les membres de la rédaction sur les raisons de leurs mauvaises nuits durant leurs études.

Leurs réponses ont été éclectiques, et je me suis reconnue dans pas mal d’entre elles.

Mymy a immédiatement cité le binge watching (elle avait commencé à regarder Breaking Bad avec trois saisons de retard, autant te dire) (je ne regarde pas Breaking Bad, c’est pour préserver mon sommeil) (une de ces informations est fausse).

Le problème de la télé, une autre rédactrice l’a aussi évoqué :

« J’ai développé une addiction à la télé, allumée en permanence et programmée pour s’éteindre pendant la nuit. Avec le recul, je dirais c’est ce qui se fait de pire pour trouver le sommeil… »

En effet, les écrans ne sont pas les meilleurs inducteurs de sommeil.

Mais ils ont aussi pu être une « aide », par exemple pour Esther. Quand parfois l’anxiété l’empêchait de s’endormir, « le seul moyen de trouver le sommeil était de mater des séries pour garder mon esprit occupé ».

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Bien dormir pendant ses études : se poser pour se reposer ?

L’anxiété et le fait d’avoir l’esprit préoccupé sont d’ailleurs beaucoup ressortis. Ce qui empêche de dormir ?

« Les partiels, les histoires d’amour dont je me refaisais le film toute la nuit, mes mauvaises notes, l’arrivée de mauvais bulletins chez mes parents »

« Être dans une relation toxique »

« Les devoirs en retard »

« Les oraux stressants »

« Mon cerveau qui turbine très méchamment sans que j’arrive à l’arrêter »

« Penser trop »

La rédac a semblé unanime sur l’impact négatif du stress sur le sommeil.

Or, Esther qui avait été très sujette aux problèmes d’anxiété a vite compris que c’était peu productif :

« J’avais teeeeellement de choses à faire que j’ai fini par rationaliser en me disant que le manque de sommeil me rendait moins efficace, et que donc pour avancer, il me fallait… dormir, tout simplement ! »

Chaque soir, Esther dit « au revoir » à son cerveau

Je suis d’accord avec Esther, mais n’est pas pour autant que j’arrive à mettre mon cerveau sur off. Du coup, j’essaie de ruser un peu : je m’installe une routine avant d’aller dormir, pour préparer mon corps au mode « sommeil ».

Je baisse les éclairages un peu avant l’heure de me coucher, j’évite autant que possible les écrans, je privilégie des activités calmes (au hasard : lire un bouquin en sirotant une tisane).

Il m’arrive parfois aussi d’essayer de méditer, pour m’extraire de toutes ces pensées parasites qui m’empêchent de dormir, et peut-être trouver un peu d’apaisement.

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Pour bien dormir, comment survivre à des voisins trop bruyants ?

Cependant, les rédactrices ont rapidement cité des aspects plus « pratiques », des problèmes qui reviennent souvent mais auxquels on peut remédier.

Lucie a parlé du bruit. Elle nous a expliqué que « la voisine fait un karaoké de Grosse Teuf avec ses copines à trois heures du matin ».

Alors oui, la Grosse Teuf c’est cool, les karaokés c’est cool… Mais ne pas pouvoir dormir à cause des voisins, c’est tout de suite moins sympa.

C’est vrai que je vis dans une résidence étudiante, dans laquelle des jeunes révisent et d’autres font la fête, pas forcément au même rythme que le mien.

J’essaie parfois de simplement leur en parler, mais je respecte aussi leur droit à la festivité, et j’ai une ouïe très sensible : si je voulais que vraiment ils ne me dérangent pas, je devrais leur imposer un silence total.

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J’ai donc tout simplement investi dans des bouchons d’oreille, qui me permettent de m’isoler complètement des bruits extérieurs. Ça fonctionne aussi quand il y a des travaux dans ma rue ou que quelqu’un qui ronfle dort chez moi.

Que ce soit bien clair : je n'invite plus les personnes qui ronflent à dormir chez moi. J'ai déjà donné.

Si tu n’es pas à l’aise avec les bouchons d’oreilles, tu peux opter pour le casque antibruit, également très efficace (mais trop encombrant à mon goût).

Comment bien dormir sur un mauvais matelas ?

J’ai aussi vu passer plusieurs fois la problématique du mal de dos et du mauvais matelas. C’est vrai que je ne me préoccupe jamais du type de matelas que j’utilise.

En même temps, depuis mon entrée à l’université je vis dans des appartements « pour étudiants ». Généralement, le matelas n’est pas le premier poste de dépense des propriétaires

J’ai donc souvent dormi sur des clic-clacs, ou dans des lits ridiculement petits.

Comme un matelas coûte cher, et que je sais que je ne resterai pas dans le studio où je vis actuellement, je n’ai pas spécialement l’envie ni les moyens d’en changer.

Par contre, j’envisagerai peut-être de m’acheter un vrai bon oreiller, que je pourrai emmener avec moi après, et qui influera quand même sur la qualité de mon sommeil !

Sujet identitaire clivant : je ne comprends vraiment pas les personnes qui dorment avec un traversin.

Alcool & co. : est-ce qu’on dort mieux quand le corps lâche ?

Ne nous voilons pas la face : de nombreux·ses étudiant·es ont recours à la consommation d’alcool et autres substances pour trouver le sommeil.

C’est vrai qu’on peut penser qu’un petit verre ou un petit joint aideront à s’endormir plus facilement, ou encore à esquiver toutes les tergiversations que j’ai citées plus haut.

Mais ce n’est qu’une impression, et ces produits altèrent en plus la qualité du sommeil, comme l’expliquent le Huffington Post et le Réseau Morphée.

On déconseille la drogue, donc. Car c’est illégal, déjà, et inefficace, on vient de le démontrer.

De plus, il ne faut pas oublier qu’une soirée n’est pas forcément synonyme d’alcool ! Les bars sont de plus en plus nombreux à proposer des cocktails non alcoolisés, et les jus de fruits font aussi bien (voire mieux) l’affaire. »

Faire des insomnies pendant ses études

Alison se prend beaucoup moins la tête que nous :

C’est certain que ça aide !

Plus sérieusement, Alison est « une vraie insomniaque des familles », mais elle a changé de regard sur ces moments d’éveil nocturne.

« Maintenant, la nuit, je vois ça comme le moment de calme dans ma vie où je lis, où je regarde un milliard de choses ! Depuis 4 ans, la journée je taffe, le soir et le weekend c’est prio aux sorties, potes, tout ce qui bouge.

Du coup, la nuit (enfin une partie), c’est souvent le moment où je kiffe être toute seule et lire. Regarder des films quand tout le monde fait dodo a un petit côté hors du temps que j’aime bien ! »

Je partage aussi un peu cet avis. Pendant mes périodes d’insomnies j’ai par exemple fini entièrement un des jeux Assassin’s Creed. J’aime aussi énormément la nuit, dans tout ce qu’elle implique.

Le calme, l’obscurité, la fraîcheur du soir et l’impression que le monde m’appartient… Je trouve ça grisant. Voir une insomnie comme une possibilité de regarder la lune et le ciel étoilé, ça m’aide à mieux la vivre.

D’ailleurs, pour moi, dormir peu n’est pas nécessairement un problème. C’est plus compliqué lorsque la qualité de mon sommeil est mauvaise !

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Parfois, j’ai beau faire des nuits de 9 heures, je me réveille aussi voire plus fatiguée qu’à mon coucher. Dans ces moments-là, je sais qu’il faut que je veille à avoir un mode de vie sain.

Je fais attention à mon alimentation, j’essaie d’être fatiguée d’une « bonne fatigue » celle qui vient du sport (et oui, danser comme une dingue toute la nuit à la Grosse Teuf, ça compte).

Si c’est mon esprit qui est préoccupé, j’essaye de comprendre pourquoi, et de ne pas juste m’énerver, même si c’est souvent difficile.

Voilà pour cette réflexion sur le sommeil et les études ! Et toi, quelles sont tes techniques pour mieux dormir ? Est-ce que tu passes des nuits différentes depuis que tu es étudiant·e ?

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Mathilde Trg

Mathilde Trg

Relectrice « zéro faute » hors-pair, Mathilde est aujourd’hui l’interlocutrice des maisons d’édition désireuses de faire connaitre leurs œuvres sur madmoiZelle. Elle est aussi obsédée par les e dans l’o (œ) que par Orelsan (à toi de juger ce qui est le plus grave), et prononce les noms espagnols avec l’accent.

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Commentaires

aesa

faire de la méditation, couper les écrans une bonne demie heure avant d'aller au lit et s'y glisser avec un bouquin, isoler son lit avec des rideaux (style lit à baldaquin) pour en faire vraiment un lieu de repos, utiliser un diffuseur à huiles essentielles avec de la lavande ou tout simplement un pschitt de lavande dans la pièce / sur la literie, ou même avoir de la lavande séchée en sachet à proximité de son lit. Je conseille aussi de bien activer le filtre de lumière bleue à partir d'une certaine heure (chez moi c'est 19h, ça me prépare en avance) sur tous les écrans et si vraiment rien n'y fait, la mélatonine peut aider à reprendre un rythme de sommeil (mais essayez quand même d'en parler avec un généraliste, l'automédicamentation c'est pas forcément génial).
Un truc qui joue aussi c'est l'alimentation, il vaut mieux manger tôt le soir (ici on dîne à 19h MAX) et léger, une raclette avant de se coucher ça rend le sommeil très compliqué ^^
 

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