Pisteuse secouriste, je passe tous mes hivers à la montagne à aider les skieurs !

Océane kiffe la montagne, et ça tombe bien puisqu'elle y passe tous ses hivers en tant que pisteuse secouriste ! Du sport, des paysages, et des relations humaines... Elle te raconte !

Pisteuse secouriste, je passe tous mes hivers à la montagne à aider les skieurs !

Le métier d’Océane est aussi sa passion, et c’est un travail saisonnier loin d’être classique !

Être pisteuse secouriste

T’es-tu déjà retrouvée en danger sur une piste de ski ? Je ne te le souhaite pas, mais si c’est le cas un jour, tu pourrais avoir pour sauveuse Océane dont c’est le métier de sécuriser les stations de ski !

Quel est le quotidien d’une pisteuse secouriste ? Elle te raconte !

Qui es-tu et d’où viens-tu ?

Je m’appelle Océane, j’ai 22 ans. Je viens de Crest-Voland en Savoie et j’habite maintenant à Châtel en Haute-Savoie.

Avant d’attaquer sur ton travail, est-ce que tu as une passion ou un kif dans la vie ?

J’adore le ski (indispensable pour mon métier) mais aussi la rando ! Bref, mon kif c’est la montagne !

Moi avec un traîneau que je remonte sur le télésiège après un secours.

Et ton job alors, c’est quoi ?

Je suis pisteuse secouriste l’hiver et opérateur fantasticable l’été. Ici je vais me concentrer sur le métier de pisteuse car c’est celui que j’ai le plus exercé et que je connais le mieux.

Comment tu l’expliquerais à ta petite sœur hypothétique en quelques mots ?

Le but d’une pisteuse secouriste est de sécuriser les pistes et de secourir les personnes blessées ou qui ont besoin d’aide sur les pistes (voire en hors piste parfois.)

Pourquoi tu aimes ce que tu fais ?

J’adore ce métier car il réunit d’une part ma passion pour le ski et d’autre part mon envie d’aider les autres et de me sentir utile.

Mon père est lui même pisteur secouriste et c’est lui qui m’a fait découvrir ce métier.

C’est un travail physique mais l’entraide est très présente et j’aime la cohésion qui peut se créer entre collègues.

J’aime la relation avec les clients, en dehors des secours on les voit plus souvent pour les aider à se repérer sur les pistes, leur donner la météo et plein d’autres choses encore.

J’aime aussi le secourisme, aider les gens et voir la reconnaissance dans leurs yeux à la fin de l’intervention.

Un hélicoptère pour évacuer les blessés les moins graves (avec vue sur le Mont Blanc) !

C’est un métier exercé beaucoup plus par les hommes que par les femmes et je crois que j’aime montrer que j’ai autant de capacité qu’eux.

Quel parcours pour devenir pisteuse secouriste ?

Est-ce que c’est le domaine que tu avais choisi dès le départ ou tu t’es retrouvée ici après une ou des réorientations ?

Ce métier m’a toujours attirée et je me suis même réorientée pour pouvoir l’exercer.

J’ai fait deux années en licence de psychologie avant de me réorienter en licence tourisme pour coller au mieux avec le projet de pisteuse.

Qu’est-ce que tu as eu comme formation ?

Pour être pisteuse secouriste il y a plusieurs étapes. D’abord il faut passer un test technique de ski. C’est une descente en hors piste sur 300 mètres minimum.

Il faut montrer tout ce dont on est capable en un laps de temps très court et sur un terrain souvent accidenté.

Ensuite il faut passer les modules de secourisme PSE1 et PSE2 (Premiers Secours en Équipe 1 et 2). Chaque module dure 1 semaine et se valide par des cas pratique et un QCM.

Une fois le test technique et le secourisme en poche, reste la formation pisteur à proprement parler.

C’est une formation qui se déroule sur 5 semaines. La première est complètement théorique, sur le métier, la montagne, la météorologie et la nivologie (étude de la neige), et plein d’autres choses relatives au métier.

À la fin de cette première semaine, on passe un QCM qui valide nos connaissances et permet de passer à la suite de la formation. Si on ne valide pas ce QCM on ne peut pas continuer.

Les 4 semaines suivantes sont entièrement dédiées à la pratique. On fait du secourisme adapté aux conditions montagnardes et du maniement des moyens d’évacuation des blessés (traîneau et barquette).

À la fin des 4 semaines, on passe un examen pratique sur ces 3 modules (secourisme, barquette, traîneau) et 2 oraux, un sur la météorologie et l’autre sur la nivologie.

Mon quotidien de pisteuse secouriste

Est-ce que tu as dû arbitrer entre deux visions du travail, « liberté, je fais ce qu’il me plaît et tant pis pour la précarité » VS « sécurité, je préfère m’assurer un salaire stable même si ce n’est pas le job de mes rêves » ?

Non, mes parents m’ont toujours soutenue dans les choses que je voulais faire et qui me plaisaient. Donc mes critères ont toujours été de faire ce que j’aime et on verra ensuite pour la stabilité.

C’est un travail saisonnier donc certes plus précaire qu’un autre, mais je me suis réorientée en licence tourisme pour avoir une autre activité l’été.

Est-ce que tu as une journée type ?

Une journée type commence par l’ouverture des pistes de ski.

On passe sur les pistes avant l’ouverture à la clientèle afin de mettre en place la signalisation pour prévenir des dangers, vérifier qu’elles sont toutes praticables.

Ensuite on va mettre en place le poste de secours, on sort traîneau et/ou barquette pour être plus rapides à partir en cas de blessé, on vérifie que notre matériel de secours est en bon état et qu’on en a assez pour la journée.

Ensuite on part patrouiller sur les pistes pour s’assurer qu’elles sont sécurisées tout au long de la journée.

Si on est en permanence secours, on reste au poste et on reste prêt à partir en cas d’appel pour un blessé.

Un poste de secours

À la fin de la journée, on ferme les piste en s’assurant qu’il n’y a plus personne sur le domaine skiable et on enlève la signalisation pour permettre aux dameurs de damer les pistes la nuit.

Certains jour, après une chute de neige importante, on est amenés à faire des déclenchements préventif d’avalanche.

Dans ces cas là on vient une heure plus tôt et on part dans la montagne pour déclancher des avalanches et ainsi sécuriser les pistes exposées.

Ton petit bonheur qui fait que tu kiffes ton boulot ?

Les paysages sont magnifiques en montagne et en étant les premiers sur place et les derniers partis on assiste à des levers ou couchers de soleil à couper le souffle.

La qualité indispensable pour s’épanouir dans ce job ?

Je vois trois qualités indispensables : avoir l’esprit d’équipe, aimer se dépasser physiquement, et avoir un bon relationnel.

Et pour finir, en commençant, tu gagnais combien ? (parce que c’est important de savoir à quoi s’attendre !)

Ma première saison je l’ai faite dans une des stations qui paye le mieux, je gagnais un peu plus de 2000€ net par mois.

La saison prochaine, j’espère être prise dans une autre station et le salaire sera un peu moindre, de l’ordre de 1500/1600€ net !

À lire aussi : Ecrire était ma passion… Et c’est devenu mon métier !

Commentaires

AstridGourdon

Bonjour,
Merci pour cet article. Il est très intéressant. J'adore skier, c'est l'activité qui me dépayse, me détends, me rassérène le plus alors j'étais déjà contente de voir un article qui parle de la montagne. C'est un métier primordial en montagne et ça m'impressionne toujours les métiers comme ça. Je n'ai personnellement pas encore eu besoin d'assistance particulière à ce niveau-là mais j'en vois passer assez régulièrement sur les pistes.
 

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