La fin des lions et des éléphants dans les cirques, c’est fait !


Une proposition de loi contre la maltraitance animale a été adoptée par l'Assemblée nationale ce vendredi 29 janvier, elle prévoit notamment d'interdire enfin les animaux sauvages dans les cirques itinérants. Une victoire historique pour la cause animale.

Mise à jour du lundi 01 février 2020

Une avancée majeure. L’Assemblée nationale a adopté ce vendredi 29 janvier à la quasi-unanimité une proposition de loi pour lutter contre la maltraitance animale : 79 députés ont voté et deux contre. Désormais, le texte doit passer au Sénat en première lecture.

Cette proposition de loi met fin aux spectacles avec des animaux sauvages dans les cirques itinérants et des cétacés dans les delphinariums. Par ailleurs, elle permet également de lutter contre les achats impulsifs d’animaux de compagnie qui conduisent à trop d’abandons. La vente en ligne d’animaux de compagnie sera désormais réservée aux refuges et éleveurs.

Des avancées timides pour L214

Ce vote est une première victoire mais qui est loin d’être satisfaisante pour certains associations dont L214.

Dans un communiqué publié sur leur site, l’association a noté des « avancées notables concernant les animaux de compagnie et les animaux sauvages détenus en captivité » mais « regrette que les sujets concernant le plus grand nombre d’animaux, comme la chasse et l’élevage intensif, ont été écartés ».

Selon L214, ce texte n’est pas assez audacieux en matière de lutte contre la maltraitance animale. Afin d’aller plus loin,  l’association demande aux sénateurs « de se montrer plus ambitieux que les députés, en votant notamment l’interdiction immédiate des élevages de visons. »

En attendant le vote du Sénat et peut-être l’adoption de propositions plus ambitieuses, le vote de l’Assemblée nationale demeure historique dans la lutte contre la maltraitance animale.

Article initialement publié le 29 janvier 2021

Aller au cirque pour voir des lions ou des éléphants faire un numéro, devrait bientôt être de l’histoire ancienne.

Depuis le 26 janvier, les députés étudient en effet une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale. Le texte prévoit d’interdire les spectacles avec des animaux sauvages, comme les lions dans les cirques ou les orques dans les delphinariums.

La fin des spectacles avec des animaux sauvages : une avancée pour la cause animale

Réclamée depuis plusieurs années par les associations et les militants, cette proposition de loi a cette fois de bonnes chances d’aboutir car elle est portée par des députés de la majorité.

Le troisième chapitre du texte propose spécifiquement de mettre fin à la maltraitance d’espèces sauvages utilisées à des fins commerciales. Plus précisément, les articles 12 et 13 disposent que la détention d’animaux sauvages par les cirques itinérants et les delphinariums est interdite ainsi que leur exhibition dans les discothèques et à la télévision.

Concrètement, si cette loi est adoptée, le public des cirques n’assistera plus à des sauts de lions dans des cerceaux, ou à des défilés d’éléphants en musique. Or les numéros avec des animaux sauvages représente souvent une part importante des spectacles des cirques itinérants.

Trois responsables de cirques prestigieux avaient d’ailleurs signé une tribune, le 29 décembre dans le Monde en s’alarmant du « coup mortel au métier des forains » que pourrait représenter cette loi.

Les signataires précisaient alors :

« Il est faux de penser que les animaux issus de la faune sauvage sont en situation de maltraitance au sein de nos cirques (…) Nous ne pouvons pas être séparés de nos animaux car cela reviendrait à les abandonner. Sans leur famille, sans leur vie animée de saltimbanques, ils crèveront. La dépression chez les animaux est pire que chez les humains. »

La fin des shows avec des orques et des dauphins dans les delphinariums

La loi devrait également forcer les parc aquatiques avec des animaux sauvages à se réinventer. D’ailleurs, avant même l’adoption de la loi, le Parc Astérix a annoncé la fermeture de son delphinarium.

Dans une interview accordée au Parisien, Nicolas Kremer, directeur général du parc, explique pourquoi :

« En fait, nous y réfléchissons depuis plusieurs années. Je dirais même que la décision est prise depuis trois ans (…) Le Parc Astérix est avant tout un parc d’attractions, pas un parc animalier (…) En ce qui concerne les décisions politiques, dire il faut arrêter les delphinariums sans apporter aucune solution alternative, c’est facile et cela ne peut rester
qu’un vœu pieux…».

Les angles morts de la loi sur la maltraitance animale

Si la loi prévoit d’interdire les spectacles avec des animaux sauvages, elle ne se prononce pas sur les parcs zoologiques. Régulièrement accusés d’exploiter les animaux à des fins commerciales, les propriétaires de zoos se défendent en affirmant que leur rôle est de protéger les espèces menacées et de sensibiliser le public à la nécessité de les préserver.

Enfin, la loi n’aborde pas du tout le sujet épineux de la chasse. À un an de l’élection présidentielle, cette omission semble être avant tout un choix politique.

Hassiba Hadj

Hassiba Hadj


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