3 jeux Switch hyper addictifs dans lesquels vous plonger jusqu’au déconfinement


Le « monde d'après » se fait attendre et vous en avez marre de faire défiler le catalogue Netflix ? Ça tombe bien : voici quelques jeux bien longs disponibles sur Nintendo Switch, histoire de vous absorber dans un univers virtuel sans masque ni confinement !

Animal Crossing sur une Nintendo SwitchMister Mister / Pexels

Rien ne sert de se voiler la face. Un an après avoir tenté de sauver notre premier confinement en nous improvisant décoratrice d’île déserte dans Animal Crossing: New Horizons, nous voilà toujours enfermées chez nous avec un pauvre bout de ciel bleu comme seul rappel que le printemps est revenu — tandis que le Covid, lui, n’est jamais parti.

Mais qu’à cela ne tienne ! Haut les cœurs, peuple entravé ! Puisque le destin a décidé d’encore une fois nous empêcher d’aller écluser beaucoup trop de gin tonic en terrasse, rabattons-nous sur ceux qui ne nous ont jamais abandonnées, eux : les jeux vidéo.

Voici trois titres disponibles sur Nintendo Switch dans lesquels vous pourrez passer des dizaines voire centaines d’heures sans vous ennuyer, histoire de ne pas subir la longue attente nous séparant du « monde d’après » — lequel semble aussi ponctuel qu’un train britannique, puisqu’on l’attend toujours.

La Rolls Royce des jeux longs sur Nintendo Switch : Stardew Valley

Ah, Stardew Valley ! Depuis sa sortie en 2016, ce titre à la genèse étonnante (il a été conçu par un seul homme, Eric « ConcernedApe » Barone, qui a travaillé sans relâche dessus pendant cinq ans), à la durée de vie incroyable et aux graphismes adorables fait le bonheur des fans de jeux de gestion, de pixel art et d’easter eggs.

Stardew Valley fera de vous un jeune homme ou une jeune femme proche du burn-out dans une grande ville sans âme, qui reçoit en héritage la ferme décrépite de son grand-père à la mort de celui-ci. Il est temps d’échapper au métro-boulot-dodo pour emménager dans le charmant hameau de Pelican Town, et de devenir la meilleure agricultrice, éleveuse, pêcheuse, bûcheronne, mineuse, cuisinière, amie, épouse, aventurière, combattante, j’en passe et des meilleures !

Gouffre à temps libre comme on en fait trop peu, Stardew Valley est de ces jeux qu’on ouvre « pour passer le temps » et qu’on ne ferme que neuf heures plus tard, les cheveux en vrac, l’œil hagard, l’estomac vide, la vessie pleine, sans comprendre comment « je fais juste une journée supplémentaire pour récolter mes citrouilles » a aussi mal tourné.

Enrichi par de nombreuses mises à jour depuis sa sortie, Stardew Valley propose maintenant un mode co-op locale très sympa si vous vivez à plusieurs, un multijoueurs en ligne ainsi que de très, très, très, très nombreux secrets, easter eggs et autres zones invisibles qu’il ne tient qu’à vous de découvrir… Avec un peu d’aide du Wiki, qu’on ne saurait trop vous conseiller de garder dans un coin !

Ne vous laissez pas impressionner par le nombre de choses à faire : Stardew Valley est infini et ne vous pénalisera pas si vous avancez à votre rythme. Il ne vous reste plus qu’à vous lancer, désolée d’avance pour votre vie sociale !

Stardew Valley sur Nintendo Switch

Stardew Valley sur Nintendo Switch, disponible sur Amazon, en boutiques (mais souvent en rupture de stock) ou en dématérialisé sur le Nintendo Store

Le plus mignon des jeux longs sur Switch : Littlewood

Quand on a goûté à Stardew Valley, et même s’il est difficile de s’en lasser, on en vient à vouloir retrouver l’excitation des débuts, la découverte du jeu, de ses mécanismes et nos premiers dimanches entiers engloutis à ranger notre ferme. Sauf qu’il s’avère difficile de trouver la perle rare…

Bonne nouvelle, Littlewood existe ! Et on ose le dire, il accomplit l’exploit d’être encore plus mims que Stardew. Chapeau.

Financé via une campagne de crowdfunding ayant levé plus de 80.000$, Littlewood a été créé par Sean Young, game designer indépendant américain qui cite parmi ses influences Animal Crossing (pour l’aspect décoration), Runescape (pour le système de compétences) et Dark Cloud (pour les quêtes et la gestion de la ville).

De façon assez originale, on commence le jeu là où, traditionnellement, on l’arrêterait : juste après qu’on a sauvé le monde tout entier. Seul petit souci, on ne s’en souvient pas ! Tout le monde dit que nous sommes « l’héroïne de Solemn » (le continent où se déroule le jeu), alors on imagine qu’il faut bien le croire, malgré notre amnésie.

Pas question cependant de se tourner les pouces après avoir secouru les petites gens, puisque comme dans tous les jeux de ce genre, on se retrouve propulsée dans les rôles de maire, de décoratrice, de bûcheronne, de cuisinière, de… bon, je ne vous refais pas la liste, vous la connaissez ! Même si, notez bien, Littlewood propose des compétences absentes de Stardew Valley, comme la chasse aux insectes ou un mini-jeu de tarot.

Le plus intéressant avec Littlewood, c’est son système de jeu : il envoie tout simplement valser le concept même du temps qui passe. La journée ne se déroule pas, en tout cas pas tant qu’on ne fait rien, ou uniquement des actions qui ne consomment pas d’énergie (parler au voisinage, acheter des objets, déplacer des bâtiments…) ; ce n’est que lorsqu’on consomme de l’énergie (en coupant un arbre par exemple) que notre barre de fatigue se remplit. Et lorsqu’elle est presque pleine, paf ! La nuit tombe, il est temps de regagner notre lit et d’aller nous coucher avant d’entamer une nouvelle journée.

Cette mécanique annule l’aspect un peu stressant de jeux comme Stardew Valley, où on va avoir tendance à mettre « pause » régulièrement pour stopper l’horloge, le temps de réfléchir un peu, et où on avance contre la montre en permanence. Passez huit heures (des vraies, hein) à réaménager votre ville dans Littlewood si ça vous chante, vous n’aurez pas perdu la moindre seconde dans le jeu !

Ajoutez à ça de nombreux personnages avec lesquels sympathiser, des zones à débloquer, un grand nombre d’items à découvrir puis fabriquer et une histoire intrigante en sous-marin, vous avez là un bien beau jeu à tester d’urgence.

Le plus riche des jeux longs sur Switch : Divinity: Original Sin II

Alors là, on se doit de vous prévenir : le temps nécessaire pour finir la quête principale et les quêtes secondaires de Divinity: Original Sin II est estimé à 204h pour quelqu’un qui joue de façon détendue. Voilà. Vous ne direz pas que vous ne saviez pas.

Mais osez regarder cette bande-annonce et prétendre qu’elle ne donne pas foutrement envie de sacrifier 204h de sa vie !

Divinity: Original Sin II fait partie, comme son nom l’indique, de la saga Divinity, des RPG savoureux où l’on retrouve tout ce qui fait le succès du genre : différentes races ayant leurs points forts et faibles, une myriade de quêtes annexes, une histoire vaste et complexes, un arbre de compétences fourmillant de branches… ajoutez à ça des dialogues aussi piquants que bien écrits, et voilà un jeu qui mérite bien qu’on lui dédie quelques centaines d’heures !

Dans un monde médiéval-fantastique d’une richesse inouïe, vous avancerez en solo ou en équipe (formée d’autres personnages ou de vos proches si vous préférez la co-op), explorer les pouvoirs qui se révèlent en vous, aider ou attaquer celles et ceux qui croiseront votre chemin… le tout en devant faire des choix cruciaux pour la suite de votre aventure et le destin de votre personnage.

Dans « role playing game » (RPG), il y a « jeu de rôles » et c’est bien cet aspect qui est délicieux avec Divinity: Original Sin II sur Switch : vous pouvez être la plus gentille des elfes ou le plus connard des nains, c’est vous qui choisissez ! Attention cependant à ne pas vous faire trop d’ennemis avant d’avoir un peu level up, vous risqueriez de ne pas faire le poids en combat…

Notons enfin que d’après jeuxvideo.com, le portage est très réussi, alors que les Divinity sont des jeux PC conçus pour le clavier-souris qui ne se transposent pas toujours bien sur un fonctionnement aux manettes. Plus de raison pour ne pas noyer votre confinement dans Divinity: Original Sin II, du coup !

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Mymy Haegel

Mymy Haegel

Mymy est la rédactrice en chef de madmoiZelle. Elle est aussi dans la Brigade du Kif du super podcast Laisse-Moi Kiffer. Elle aime : avoir des opinions, les gens respectueux, et les spätzle.

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Commentaires

Froppy

@Amata101 J'ai pas trouvé la campagne facile, spécialement dure. Je joue aussi en facile pour éviter les prises de tête.
Par contre, sans te spoiler et si tu le prends : tu devras vraiment réfléchir à certains moments il y a des trucs qui peuvent te tuer d'un seul coup. :halp:
 

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