Trois trucs qui me manquent depuis que je vis en ville

Lise a quitté la campagne il y a cinq ans et cet environnement lui manque... Beaucoup. Voici une liste des petites choses qu'elle aimerait retrouver dans son quotidien.

Trois trucs qui me manquent depuis que je vis en ville

Je le répète souvent, j’ai grandi à la campagne. Et si j’en parle tout le temps, ben c’est parce que… Au fond, ça me manque.

J’ai grandi dans les monts du lyonnais, dans une commune minuscule perchée au sommet d’une colline. Quand j’ai quitté le lycée pour aller à la fac, j’ai déménagé à Lyon et j’ai eu mon propre appartement.

Alors certes, j’ai adoré cette ville et j’ai enfin pu avoir une vie sociale digne de ce nom. Il n’empêche que j’aime la campagne. Voici trois trucs en particulier qui me manquent vraiment beaucoup.

La tranquillité de la campagne

C’est LE truc qui me fatigue énormément : en ville, on n’a jamais un moment de tranquillité. Certes, on peut se réfugier dans sa chambre avec un pot de glace et un bon jeu vidéo, mais rien n’empêchera une sirène d’ambulance ou le moteur pétaradant d’un scooter de résonner au loin.

L’air est saturé de pollution et m’empêche de respirer à fond, et quand je rentre chez moi il m’arrive d’avoir une drôle d’odeur de fumée sur la peau ou dans les cheveux.

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En plus du silence et de l’air pur, je me languis des grandes étendues d’herbe, des champs dans lesquels je pouvais courir de toutes mes forces sans jamais m’arrêter et sans passer pour une folle parce qu’il n’y avait presque personne pour me voir.

Wouhouuuu je suis seule au monde !

À Paris et même à Lyon, j’ai l’impression d’étouffer au milieu des immeubles, je déteste le fait d’avoir constamment à faire attention parce qu’il y a des voitures partout. J’ai failli me faire percuter par un véhicule trois ou quatre fois, et ça me SOÛLE.

Les bruits et les odeurs de la campagne

En plus des endroits, ce sont aussi les sensations qui me manquent. L’odeur de l’herbe coupée quand mon papa tondait la pelouse, celle de la pluie… Et même l’odeur de la bouse de vache.

OUI, l’odeur de la bouse de vache me manque, je sais, c’est chelou mais j’assume pleinement.

Quand j’allais chercher du lait pendant la traite des vaches, ça sentait le lait chaud dans la ferme. Et j’aimais humer la paille lorsque je jouais dedans avec mes potes.

Tout ça a l’air cliché et semble tout droit sorti d’un vieux bouquin. Mais il faut savoir que pour moi, et pour un paquet d’autres personnes, ce sont des petits détails tout simples de la vie quotidienne !

Selon l’Insee, 18% des Français•es habitaient en zone rurale en 2009. Ça fait potentiellement 82% de personnes qui me prennent pour une quiche quand je dis que j’aime bien l’odeur des vaches.

Les étoiles qu’on ne peut pas voir en ville

C’est une chose à laquelle je n’aurais jamais pensé avant d’emménager en ville : là-bas, on ne voit presque pas les étoiles !

Ce phénomène est dû à la pollution lumineuse : si elle permet que les villes soient plus sûres la nuit — et éviter les rues sombres — elle pose surtout de nombreux problèmes au niveau environnemental.

Mais du coup, ça masque les lumières des étoiles ! On en voit quand même, c’est vrai. Mais moins il y a de pollution lumineuse, et plus on voit un ciel dégagé. Alors imaginez au beau milieu du désert…

Ah ça change de la lumière de lampadaires !

J’ai réalisé cette semaine que ça faisait plusieurs mois que je n’avais pas vu d’étoiles. Et honnêtement, ça fait plutôt bizarre…

La prochaine fois que j’irai squatter chez mes parents, je guetterai la tombée de la nuit et je sortirai dans le jardin juste pour admirer le plafond du monde !

Alors oui, c’est vrai, en ville c’est plus pratique pour se déplacer, on peut se commander à manger presque à n’importe quelle heure et c’est bien plus simple pour se trouver du boulot. D’accord. Mais à la campagne au moins, on est zen !

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Commentaires

Aska

Je profite de cet article pour demander aux Madz' qui vivent à la campagne quel métier elles font (je cherche des idées d'emploi pour partir loin de Paris sans être une charge pour mon copain).

Il y a des choses qui me manquent quand je vis en ville, étant une ancienne campagnarde:
- cueillir les groseilles l'été avec mes soeurs, puis en faire des confitures après avec notre mère, il y en a une qui faisait les étiquettes et une autre qui les scotchait sur le comptoir
- prendre un bon bol d'air frais, des fois avec un relent de bouse, en ouvrant ma fenêtre le matin
- ne rien entendre la nuit, entendre le doux ronronnement des tracteurs au loin ou la tondeuse de mon père
- l'odeur de la cheminée
- me fringuer comme un sac tout le temps, j'étais confortable
- étendre le linge à l'air libre (ça sèche plus vite que sur un étendoir de merde, avec interdiction d'étendre sur le balcon, donc forcément en intérieur)
- cueillir des fleurs

Ce qui ne me manque pas:
- le paon de la ferme qui chie sur la terrasse
- le nez à nez avec un troupeau de moutons qui te poursuivent sur un bout de chemin, ou les serpents
- les guêpes qui rentraient dans ma chambre
- les taons et les mouches qui niquaient tout le silence d'une pièce l'été
- les gens qui laissent leur chien de garde attaquer n'importe qui alors qu'on reste sur la route

Les avantages de la ville qui me manqueraient en campagne:
- les grandes enseignes: Fnac, Darty, Sephora, Bricorama ...
Et c'est à peu près tout!
 

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