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Cinéma

Joaquin Phœnix sera bien au casting du nouveau film du réalisateur d’« Hérédité » !

Déjà derrière les passionnants Hérédité et Midsommar, Ari Aster compte bien prolonger nos cauchemars encore quelques temps. Il planche actuellement sur une nouvelle atrocité avec Joaquin Phœnix dans le rôle titre.

Mise à jour du 22 février 2021

La rumeur courait les sites spécialisés en novembre dernier. Aujourd’hui, elle est belle et bien confirmée !

Joaquin Phœnix sera au casting du prochain Ari Aster

Il y a plusieurs mois, on vous annonçait notre hype quant au nouveau projet de Ari Aster (le génie derrière Hérédité et Midsommar) qui devait s’intituler Beau is Afraid. Ce titre n’est plus à l’ordre du jour puisqu’il a désormais été remplacé par Disappointment Blvd, une nouvelle appellation bien mystérieuse…

Ce qui l’est moins, en revanche, c’est le casting. En effet, le site Deadline a confirmé les bruits qui couraient bon train : c‘est bien Joaquin Phœnix qui sera la star du prochain Ari Aster ! Un choix confirmant confirme la cote du réalisateur — qui, avec Disappointment Blvd, n’en sera pourtant qu’à son troisième long-métrage.

Le projet devrait par ailleurs être financé par le studio indépendant A24, qui avait déjà donné vie aux deux premiers films du cinéaste.

Pour l’heure, on a pas beaucoup d’informations sur le film, si ce n’est qu’il racontera l’histoire du plus grand entrepreneur du monde, sur plusieurs dizaines d’années.

Y retrouvera-t-on la noirceur qui faisait l’identité du réalisateur jusqu’à présent ? Réponse dans quelques mois, on l’espère.

Beau is Afraid, le nouveau film d’Ari Aster

Le 24 novembre 2020 

Dans l’imaginaire collectif, le genre de l’horreur est composé d’une gosse partie de « daubes ».

Ambitions énormes pour tout petits budgets, acteurs qui sortent de l’école, scénario à l’emporte-pièce… oui, les mauvais films d’horreur existent, et on leur fait souvent une énorme publicité pour stigmatiser le genre, lui attribuer les pires tares de notre société.

En réalité, l’horreur est également cousue de quelques sequins précieux, dont les films du désormais célèbre Ari Aster, qui n’est pas prêt de s’arrêter de fabriquer les plus élégantes atrocités…

Ari Aster serait actuellement, d’après Discussing Films, en pourparlers avec Joaquin Phœnix pour le rôle titre de sa nouvelle création : Beau is Afraid.

Le film conte l’histoire d’un homme anxieux et dépressif qui a toujours eu des rapports compliqués avec sa mère, une femme très autoritaire. Quand celle-ci décède, Beau entreprend de rentrer dans la demeure qui l’a vu grandir et fait une découverte macabre sur son passé. Des événements surnaturels alors vont se mêler à sa quête de la vérité pour livrer un récit troublant contenant « les idées les plus folles qu’Ari Aster a imaginées à ce jour ».

Force est de constater, au vu de ce pitch, que les obsessions d’Ari Aster (les liens familiaux, les troubles psychologies, le deuil) sont de retour ! Rien d’étonnant à cela car la notion de famille constitue un terreau infini d’éventuelles névroses, de secrets et d’infamies — un thème qu’il disséquait déjà dans Hérédité, le film qui l’a fait connaître.

Ari Aster, parmi les nouveaux prodiges de l’horreur

Ari Aster n’est pas l’artisan d’une horreur classique. Au contraire, il écrase les codes du genre, les détournes pour dérouter encore ses spectateurs.

Que ce soit dans Hérédité ou dans le non moins original Midsommar (qui avait le mérite trop rare de se dérouler en plein jour, sous un soleil toujours vif), il participe à créer un nouveau genre dans le genre.

Il forme avec plusieurs autres réalisateurs, dont Robert Eggers, l’un de nos chouchous (The With, The Lighthouse), un mouvement qu’on appelle l’Elevated Horrorun courant qui revisite l’horreur, tend à la rendre plus « auteur ». 

Pour certains, c’est un terme snobinard qui ne fait qu’accroître le mépris envers les films d’horreur mainstream. Pour d’autres, il s’agit d’une simple appellation tendant à rendre à César ce qui appartient à César.

À savoir d’attribuer à Ari Aster, David Robert Mitchell, Jordan Peele, Luca Guadagnino ou Robert Eggers les louanges qu’on leur doit.

Cette « Nouvelle Vague » de l’horreur, quoi qu’on en dise, propose une autre vision d’un genre qu’elle affectionne au point de s’en inspirer, de le transcender et d’en livrer une nouvelle matière.

Reste à voir si ces réalisateurs, dont Ari Aster (actuellement en train de réaliser une comédie horrifique de 4h), sauront rester bons sur la longueur ou si, à l’instar de Xavier Dolan, un autre génie précoce de son domaine, ils s’essouffleront à mesure que le temps passera.

En tout cas, Beau is Afraid nous fait du pied. Nous n’avons toutefois pas de date de sortie à vous délivrer, car le film n’est pas encore entré en production.

Mais on vous tient au courant, promis !

À lire aussi : Comment « Supernatural » a déçu ses fans LGBTQ en abusant du queerbaiting

Les Commentaires
3

Avatar de Mijou
22 février 2021 à 11h50
Mijou
Hâte !

Très étonnée de voir cette "nouvelle vague" qualifiée de prétentieuse par certain.e.s... Le film de genre a normalement toujours eu pour ambition de porter une réflexion sociétale, alors quand c'est réussi... c'est le pied !
Effectivement, rien à voir avec les enchainements de jump scares, des scénarios faciles et des personnages insipides des films d'horreurs de ces dernières années... Mais ça, ce n'est pas du bon cinéma d'horreur, ni du bon cinéma tout court d'ailleurs...
0
Voir les 3 commentaires

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