7 questions insolites à se poser pour trouver son but dans la vie

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Vous n'avez pas de but, de grand projet, d'objectif précis à atteindre ? Vous ne savez pas quoi faire de votre vie ? Ces 7 questions surprenantes pourraient vous aider à y voir plus clair !

7 questions insolites à se poser pour trouver son but dans la vie

Certaines personnes ont un but précis dans la vie. Gagner tant de sous, acquérir telle chose (une maison, une voiture), prendre leur retraite à tel âge, accomplir tel objectif, visiter tel pays, embaucher tant de personnes…

Et puis il y a les autres. Les gens qui, comme moi, voient le futur comme un élément flou, malléable à souhait, mais parfois intimidant.

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Je ne sais pas de quoi seront faites mes 5 prochaines années, alors ne parlons même pas du reste de ma vie !

Le plus souvent, je suis à l’aise avec cette incertitude, mais parfois elle m’angoisse. Et je suis sûre que beaucoup d’entre vous sont dans ce cas.

Comment savoir ce qu’on veut faire de sa vie ?

C’est sur UpWorthy que j’ai trouvé des questions insolites aidant à trouver son but dans la vie.

L’auteur, Mark Manson, explique que contrairement à son frère, qui a toujours voulu être sénateur, il a pendant des années « changé de plan de carrière plus souvent que de sous-vêtements ». Même après avoir monté sa propre boîte !

Il a fini par préciser ce qu’il considérait comme son but dans la vie, en reformulant la question ainsi :

« Qu’est-ce que je peux faire d’important avec le temps qui m’est alloué ? »

Pour trouver la réponse, il s’est posé diverses questions, et elles sont plutôt surprenantes. Les voici !

Quel est votre sandwich au caca préféré et est-ce qu’il contient une olive ?

Attendez, ne partez pas !

En anglais, l’expression « a shit sandwich », un sandwich au caca, désigne une mauvaise passe. Traverser un moment compliqué, c’est en gros comme manger un sandwich au caca : personne ne veut ça, mais parfois on a pas le choix.

En réalité, cette question veut dire : quels sacrifices êtes-vous prêt•e à faire ? Quel degré d’adversité, d’inconfort êtes-vous prêt•e à affronter ?

« Ce qui détermine notre capacité à ne pas abandonner quelque chose qui nous tient à coeur, c’est notre capacité à gérer les moments compliqués et les jours pourris qui viennent avec.

Quels aspects désagréables êtes-vous prêt•es à endurer ?

Êtes-vous capable de rester debout toute la nuit à coder ? De voir des gens rire de vous sur scène encore et encore jusqu’à ce que vous soyez assez bon•ne ? De retarder de 10 ans votre projet de fonder une famille ?

Quel sandwich au caca voulez-vous manger ? On va forcément vous en servir un. Autant en choisir un avec une olive. »

Mark Manson n’a pas tort, même si sa métaphore est surprenante !

Aucune activité vient sans aucun aspect négatif. Le dicton « Fais ce que tu aimes chaque jour et tu n’auras jamais l’impression de travailler » est à mon sens faux. J’adore ce que je fais mais je sais quand même que je me lève pour aller bosser.

Parfois j’ai des jours sans. Je n’arrive pas à écrire, je n’ai pas le mojo, je dois répondre à des commentaires haineux ou mettre de côté un sujet qui me tient à coeur.

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Mais c’est parce que j’aime ce que je fais que je traverse ces journées sans encombres et que je me lève de bonne humeur le lendemain !

Quel aspect de vous ferait pleurer le « vous » de 8 ans ?

Dit comme ça, c’est pas très jojo. Mais là encore, la question est pertinente.

À 8 ans, vous aviez probablement beaucoup de rêves et encore plus de certitudes. Certains aspects de vous-mêmes devaient sembler immuables.

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Mark Manson écrivait énormément quand il était enfant. Et puis un jour, il a arrêté, pour ne s’y remettre qu’autour de ses 25 ans.

S’il avait dû expliquer à son « lui » de 8 ans que « tu comprends, ça paie pas bien, et puis je suis nul de toute façon », l’enfant qu’il était aurait probablement fondu en larmes.

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Bien sûr, tous nos rêves d’enfants ne sont pas transposables à notre vie d’adulte. Mais ce qui compte, c’est les raisons pour lesquelles on les abandonne… et la capacité qu’on a à les reprendre si on en a envie !

Qu’est-ce qui vous fait oublier de manger et d’aller aux WC ?

Quand j’ai commencé Stardew Valley, un adorable jeu vidéo de gestion d’une ferme, j’y ai joué 6h d’affilée. Et pendant ce temps-là, j’ai à peine bu une gorgée d’eau.

À la fin, je me suis rendue compte que j’étais affamée et que j’avais sérieusement envie d’uriner.

Comme moi, Mark Manson s’est immergé pendant des heures, voire des jours, voire des semaines dans des jeux vidéo. Et il a fini par comprendre pourquoi.

Ce qui lui plaisait, ce n’était pas tant le jeu. L’aspect ludique ne servait que de façade à sa vraie passion : s’améliorer, devenir meilleur, se lancer des défis à lui-même.

C’est pour ça que des projets comme Habitica, qui font du quotidien un RPG avec des quêtes et des récompenses, ont le vent en poupe !

Moi ce qui me plaît dans Stardew Valley, c’est la gestion de plein de petites tâches en même temps et l’organisation efficace du temps qui m’est alloué. Bingo… c’est tout pile ce que je fais dans mon boulot !

Comment vous foutre la honte de la meilleure façon ?

Je sais. Je sais.

Moi aussi, je suis timide. Je déteste avoir honte, c’est probablement pour moi la pire sensation.

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Mais voilà : dans la vie, parfois, on se fout la honte à soi-même. Ça arrive. On n’en meurt pas. On s’en souvient la nuit des années après et on geint dans son oreiller, mais on y survit.

Alors quitte à vivre des moments aussi désagréables, autant qu’ils servent à quelque chose !

Quand on se lance dans quelque chose, on est pas doué•e. C’est normal : on débute ! Et ça peut mener à des moments d’embarras.

Ou alors, on va à contre-courant et on se consacre à une activité mal vue par nos proches, nos ami•es, par le « qu’en-dira-t-on ». Ce qui peut aussi être embarrassant.

Voici ce qu’en dit Mark Manson :

« Ouvrez les bras à l’embarras. Se sentir stupide fait partie du chemin vers l’accomplissement d’une chose importante, qui a du sens. Plus une décision vous fait peur, plus il y a de chances qu’elle soit bonne pour vous. »

Comment allez-vous sauver le monde ?

Rien que ça, ouais.

Bon, il y a des chances que vous ne sauviez pas TOUT LE MONDE ENTIER à vous tout•e seul•e. Mais vous pouvez aider ! On peut tou•tes aider.

Niveau moyens d’action pour un monde meilleur, vous avez l’embarras du choix. Et Mark Manson cite une étude selon laquelle agir pour quelque chose de plus grand que soi-même aide à trouver le bonheur.

Voulez-vous agir pour les droits des femmes ? Aider des chats abandonnés ou des animaux handicapés ? Vous engager en politique sans forcément briguer la présidence ?

Rendre la vie des personnes sans-abri un peu moins difficile ? Filer un coup de main aux réfugié•es ?

Tout cela est possible, accessible. Et si vous faites de cet engagement un but, votre carrière pourra s’orienter en ce sens ! Excellente transition vers…

Si vous deviez ABSOLUMENT partir de chez vous chaque jour, où iriez-vous et pour faire quoi ?

Allez, on triche pas : vous ne pouvez pas répondre « J’irais à la bibliothèque pour être au chaud et zoner sur Internet en attendant le soir », hein. Trop facile !

Mark Manson explique que contrairement à ce que beaucoup pensent, la passion ne motive pas une action, elle naît d’une action. Autrement dit, pour se sentir passionné•e et être sûr•e de son intérêt, il faut se sortir les doigts.

Si vous deviez passer toute la journée dehors tous les jours de la semaine, vous aimeriez faire quoi ? Choisir une tâche et la perfectionner, vous lancer des défis, accomplir plein de petits objectifs ? Étudier pour un diplôme ou apprendre à danser ?

Pourquoi ne pas essayer, une fois de temps en temps, pour voir si ce test devient une passion ?

Si vous deviez mourir dans un an, que feriez-vous et comment voudriez-vous qu’on se souvienne de vous ?

Penser à la mort, c’est pas ce qu’il y a de plus fun. Mais elle fait pourtant partie de la vie, et malgré toutes les précautions qu’on peut prendre, la Faucheuse est parfois imprévisible.

Si j’apprenais que j’étais condamnée à mourir dans un an, je regretterais une partie de ces journées passées à procrastiner. Je me maudirais probablement d’avoir passé tant de temps à me morfondre au sujet d’un problème au lieu de l’envoyer valser.

Je ne regretterais pas mes siestes en amoureux ni mes grasses matinées avec mon chat. Je ne veux pas que toute ma vie soit « productive » !

Mais je me dirais peut-être que j’aurais pu être moins froussarde. Moins feignante. Agir plus activement pour accomplir ce qui me tient à coeur.

Après avoir répondu à ces sept questions, vous ne foncerez sûrement pas vous inscrire dans une formation pour atteindre LE métier de vos rêves. Ce n’est pas aussi précis !

Mais vous aurez une idée de ce qui vous motive, des directions que vous devriez prendre. Vous aurez passé du temps à réfléchir aux forces qui vous font avancer. C’est un beau début, non ?

Allez, dites-moi tout : c’est quoi votre sandwich au caca préféré ?

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Mymy

Mymy, entre deux bouquins qu'elle chronique parfois en vidéos, est la rédac-chef adjointe/correctrice/community manager de madmoiZelle. Elle aime rester chez elle, les chatons mignons, la raclette du dimanche et les séries télé avec des retournements de situation dedans.

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Commentaires
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  • Lafillelabas
    Lafillelabas, Le 9 juin 2017 à 10h42

    @Nastja c'est clair, en plus les exemples passent de "rester une nuit a coder / se taper la honte sur scene" a "repousser de 10 ans l'arrivee des enfants" la violence :rire:

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